Vous est-il déjà arrivé de jeter un coup d’œil à la messagerie électronique de votre partenaire, de consulter l’historique de son navigateur, de lire ses textos ou même de vérifier ses poches ? Je l’avoue, j’ai la réputation de consulter la messagerie électronique de mon partenaire pour voir ce qu’il se passe et qu’il a peut-être oublié de me dire ou pour obtenir rapidement des informations sur ce qui se passe dans sa vie. Il est important de noter qu’il m’a donné son mot de passe et qu’il sait que je le fais. Souvent, cependant, les gens envahissent la vie privée d’un partenaire à son insu et pour des raisons moins innocentes. Par exemple, ils espionnent pour confirmer ou infirmer des soupçons de tromperie ou d’autres situations qui les font douter de leur relation. Ou peut-être veulent-ils simplement en savoir plus sur l’expérience privée de leur partenaire (qu’il ou elle choisit de ne pas partager). La grande question est donc de savoir pourquoi nous avons recours à l’espionnage plutôt qu’à la demande.
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Les chercheurs qui s’intéressent à ce sujet partent généralement du principe que nous sommes, en tant qu’individus, des chercheurs d’informations avides et que nous prenons continuellement des décisions sur la manière d’obtenir les informations dont nous pensons avoir besoin.1 L’une des options possibles est l’approche directe (demander à son partenaire), mais les gens ne sont souvent pas sûrs de l’issue de la conversation ou espionnent parce qu’ils se sentent éloignés de leur partenaire et que cette même distance rend plus difficile l’approche directe de leur partenaire. Une autre solution consiste à rechercher l’information de manière indirecte en parlant d’un sujet, en faisant des allusions, en provoquant la jalousie (dans certains cas) et, bien sûr, enespionnant1. Si vous pensez que parler à votre partenaire du sujet qui vous préoccupe risque de le contrarier ou de provoquer une dispute, il est plus probable que vous évitiez cette éventuelle confrontation et que vous vous tourniez vers l’historique de son navigateur pour obtenir vos réponses.
L’un de nos précédents articles a mis en évidence le fait que le niveau de confiance d’une personne et la quantité d’informations que son partenaire partage ont une incidence sur les comportements intrusifs (c.-à-d. le fait de fouiner). Plus précisément, si vous avez l’impression que votre partenaire est assez franc avec vous, vous êtes moins enclin à fouiner. En revanche, si vous avez l’impression que votre partenaire dissimule activement des informations, vous êtes plus enclin à fouiner.2 Il est intéressant de noter que le fouinage est un comportement d’égalité des chances en ce sens que les hommes et les femmes l’adoptent à la même fréquence, même si les femmes ont tendance à accorder plus d’importance à la divulgation de l’intimité. Il n’est pas surprenant que si vous ne pensez pas que votre partenaire vous donnera une réponse honnête, vous serez plus enclin à essayer de trouver l’information que vous recherchez par des moyens indirects.1
Maintenant que nous comprenons mieux quand et pourquoi l’espionnage est susceptible de se produire, la prochaine question à se poser est la suivante : mon choix a-t-il des conséquences sur ma relation ? Pour savoir ce que dit la recherche, consultez la deuxième partie de Snoop or Not to Snoop, that is the Question !
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1Afifi, W. A., Dillow, M. R. et Morse, C. (2004). Examining predictors and consequences of information seeking in close relationships. Personal Relationships, 11, 429-449.
2Vinkers, C., Finkenauer, C. et Hawk, S. (2011). Why do close partners snoop ? Predictors of intrusive behavior in newlywed couples. Personal Relationships, 18, 110-124.
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Karlene Cunningham – Articles surla science des relations
Les recherches de Karlene portent sur de nouvelles méthodes d’évaluation du fonctionnement sexuel et relationnel, y compris les aspects liés au regret de la relation, aux tendances à la recherche d’alternatives et à la communication sexuelle. Ses intérêts cliniques portent sur les difficultés d’intimité sexuelle et les conflits de couple liés à l’infertilité.