
Les relations romantiques sont importantes pour tout le monde, et c’est particulièrement vrai pour les adolescentes. Comparées aux garçons, les adolescentes indiquent que leurs relations les affectent davantage et qu’elles se concentrent plus sur leurs relations.1 Comprendre ce qui contribue à des relations saines pour les adolescentes peut aider à réduire les expériences relationnelles négatives potentielles. Dans cette optique, une étude récente du Journal of Social and Personal Relationships, des chercheurs de l’université de Stony Brook ont exploré la sécurité relationnelle des adolescentes, c’est-à-dire leur degré d’aisance à être proches des autres et leur inquiétude à l’idée d’être quittées ou abandonnées.
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Comment ils l’ont fait
Les chercheurs ont étudié des adolescentes et leurs parents à deux moments différents, à un an d’intervalle. Soixante et onze jeunes filles (âgées en moyenne de 13,5 ans) et leurs parents (principalement des mères) ont répondu à une série de questions à chaque fois. Au début de l’étude, les filles ont fourni des informations sur leur attachement à leur parent (des scores plus élevés indiquent une plus grande sécurité), ainsi que sur leur propre sécurité relationnelle (les questions évaluaient le confort de la proximité et l’anxiété de l’abandon). Les parents ont indiqué le niveau de stress dans la relation avec leur fille, ainsi que leur satisfaction à l’égard de la relation parent-fille (par exemple, « Je suis ravi de la relation que j’ai avec mon enfant »).
Un an plus tard, les filles ont à nouveau répondu à des questions concernant leur propre sécurité relationnelle et toutes les activités romantiques (par exemple, « sortir avec quelqu’un », « embrasser quelqu’un ou un partenaire romantique ») auxquelles elles s’étaient livrées au cours de l’année précédente. Sur la base des réponses, les chercheurs ont créé trois sous-échelles d’événements relationnels : les événements romantiques typiques (par exemple, « avoir été romantiquement attiré par quelqu’un ») et le rejet réel ou craint (par exemple, « avoir eu un mauvais rendez-vous »).
Ce qu’ils ont trouvé
Les jeunes adolescentes qui ont rapporté plus de rejets réels ou redoutés ont connu une diminution de la sécurité relationnelle (moins de confort dans la proximité et plus d’anxiété par rapport à l’abandon) tout au long de l’année de l’étude.
Si, au temps 1, les parents ont signalé plus de stress dans la relation parent-fille, les filles ont signalé une diminution du confort de la proximité au cours de l’année où l’étude s’est déroulée. De même, le confort de la proximité s’est érodé au fil du temps lorsque l’attachement parent-adolescent était moins solide au moment 1.
Ce que signifient ces résultats

Dans l’ensemble, les résultats suggèrent que les relations des jeunes adolescentes avec leurs parents, ainsi que leurs propres expériences en matière de relations amoureuses, influencent la sécurité des relations au fil du temps.
Le fait que les expériences de rejet aient eu une influence sur les sentiments de sécurité n’est pas surprenant étant donné l’importance croissante des opinions des pairs à l’adolescence. Les filles ont également tendance à mettre davantage l’accent sur les relations à l’adolescence, de sorte que le fait d’être davantage rejeté peut déclencher un sentiment d’autoprotection qui décourage une plus grande proximité avec les autres.
Compte tenu de l’association entre la sécurité de l’attachement parent-fille et le confort de la proximité à la fin de l’étude, il est possible qu’une plus grande sécurité dans la relation parent-enfant puisse aider à contrer l’influence négative d’un rejet réel ou perçu. En tant que parent, cette étude souligne également l’importance de votre relation avec votre fille adolescente. Une relation solide qui crée un sentiment de sécurité devrait contribuer à renforcer la sécurité relationnelle de votre fille.
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1Rose, A. J. et Rudolph, K. D. (2006). A review of sex differences in peer relationship processes : Potential trade-offs for the emotional and behavioral development of girls and boys. Psychological Bulletin, 132, 98-131.

Gary Lewandowski – Articles surla science des relations – Site web
Les recherches du Dr Lewandowski portent sur le rôle du moi dans les relations amoureuses et plus particulièrement sur l’attirance, le début de la relation, l’amour, l’infidélité, le maintien de la relation et la rupture.
