Comme nous l’avons vu précédemment, il est difficile pour les parents de lutter contre les attentes naturelles des enfants concernant leur droit à la vie privée ; au fur et à mesure que les enfants grandissent et deviennent plus indépendants, ils aspirent naturellement à plus d’intimité, ce qui les pousse à divulguer de moins en moins d’informations à leurs parents. En conséquence, la connaissance qu’ont les parents de ce que font leurs enfants au quotidien (c’est-à-dire la connaissance parentale) diminue au cours de l’adolescence.
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Cependant, la plupart des travaux antérieurs sur le thème des connaissances parentales se concentrent sur les niveaux moyens de connaissances parentales plutôt que d’envisager la possibilité que différents types de familles puissent présenter différents modèles de changement, ou trajectoires, dans ces connaissances au fil du temps. Une telle hétérogénéité des connaissances parentales aurait des implications et des applications importantes, car elle aiderait les chercheurs à identifier les familles(et leurs caractéristiques potentiellement résilientes) qui sont capables d’éviter le déclin des connaissances parentales par rapport à celles qui présentent des schémas plus typiques (et, en tant que parent, je peux imaginer que cette information est très utile).
Dans une analyse portant sur plus de 700 adolescents allemands de classe moyenne (âgés de 10 à 14 ans), les chercheurs ont cherché à savoir s’il existait des familles pour lesquelles les connaissances parentales restaient stables, voire augmentaient, au cours de l’adolescence. Hélas, il ne semble pas que ce soit le cas. Bien que certains parents aient commencé par avoir une meilleure connaissance des activités de leurs enfants que d’autres, cette connaissance a diminué pour tous les parents (du moins selon les enfants). Les garçons, les enfants timides, les enfants ayant des amitiés de moindre qualité et ceux ayant des relations familiales de moindre qualité étaient plus susceptibles d’indiquer que leurs parents avaient le niveau de connaissance le plus bas. D’autres études, en particulier celles qui portent sur des échantillons plus diversifiés ou à risque, suggèrent que tout déclin naturel des connaissances parentales peut être compensé dans certains contextes. Par exemple, certaines recherches sur le thème des connaissances parentales suggèrent que les attentes des enfants en matière de respect de la vie privée (ou le respect de ces attentes par les parents) pourraient être moins fortes pour les familles vivant dans des environnements particulièrement peu sûrs. Pour les familles de la classe moyenne, cependant, et en particulier les familles caractérisées par des relations de moindre qualité, le déclin des connaissances parentales au fil du temps semble être la norme.
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Spaeth, M., Weichold, K. et Silbereisen, R. K. (sous presse). Developmental trajectories of parental knowledge during early adolescence and their psychosocial predictors. Journal of Family Issues. doi : 10.1177/0192513X15576965
Dr Tim Loving – Articles surla science des relations | Site web/CV
Les recherches du Dr Loving portent sur l’impact sur la santé mentale et physique des transitions relationnelles (par exemple, tomber amoureux, rompre) et sur le rôle des amis et de la famille dans l’adaptation à ces transitions. Il a été rédacteur en chef adjoint de la revue Personal Relationships et ses recherches ont été financées par le National Institute of Child Health and Human Development.