
J’ai assisté à un symposium de chercheurs qui ont utilisé la théorie de l’attachement pour expliquer les différences de comportement sexuel. En général, les personnes ayant un niveau élevé d’anxiété ou d’évitement de l’attachement (en d’autres termes, les personnes les plus insécurisées) ont des expériences sexuelles moins satisfaisantes.
🔥 Produits recommandés : Canon EOS R6 II • DJI Mini 4 Pro • MacBook Pro M4
Jennifer Pink a constaté que les personnes anxieuses étaient plus susceptibles d’être rejetées par les autres lorsqu’elles faisaient des avances sexuelles. Les personnes évitantes, comparées à d’autres styles d’attachement, étaient plus susceptibles de rejeter les avances d’un partenaire (« Pas maintenant s’il vous plaît ») et de céder à des rapports sexuels non désirés dans certaines circonstances (« Bon, d’accord, je suppose »). Pourquoi ces résultats contrastés ? Pink a constaté que les personnes évitantes refusent les rapports sexuels pour envoyer un message indiquant qu’elles ne sont pas heureuses dans la relation et qu’elles utilisent parfois le sexe pour obtenir quelque chose qu’elles veulent de leur partenaire.
Christina Stefanou a constaté que les hommes les plus anxieux n’arrivaient pas à bander – ils présentaient des taux plus élevés de dysfonctionnement érectile. En revanche, les femmes plus évitantes présentaient également des taux plus élevés de dysfonctionnement sexuel – elles s’autolubrifiaient moins et avaient des orgasmes moins fréquents. Stefanou en conclut que les stratégies de traitement des dysfonctionnements sexuels ne devraient pas se contenter de traiter les symptômes (par exemple à l’aide de médicaments), mais qu’elles devraient également se concentrer sur les causes profondes de l’insécurité dans les relations.
Kaleigh Sands a étudié de jeunes adultes ayant eu plusieurs relations sexuelles en même temps. Les personnes anxieuses étaient systématiquement plus anxieuses avec tous leurs partenaires sexuels, alors que les personnes évitantes n’étaient pas évitantes avec tous leurs partenaires – elles étaient évitantes avec certains mais pas avec d’autres. Sands a conclu que les recherches futures devraient examiner les associations entre l’attachement et le sexe séparément pour chaque relation individuelle.
Jennifer Shukusky a étudié les comportements sexuels des étudiants. Dans l’ensemble, les femmes étaient moins enclines que les hommes à vouloir se brancher, et elles souhaitaient également que leurs relations se transforment en relations sérieuses. En outre, les femmes qui étaient plus attachées à leur père étaient plus satisfaites de leurs relations sexuelles à l’âge adulte que les femmes qui étaient moins attachées à leur père. En d’autres termes, les femmes dont le père était « absent » avaient des relations moins satisfaisantes.
Enfin, John Sakaluk a constaté que les personnes évitantes avaient des attitudes plus négatives à l’égard de la non-utilisation de préservatifs (elles pensaient que la non-utilisation de préservatifs était « peu sexy » et « impure »), apparemment parce qu’elles percevaient leurs partenaires sexuels comme plus menaçants (moins dignes de confiance, plus susceptibles de coucher à droite et à gauche, plus susceptibles de les exposer à des infections sexuellement transmissibles). Sakaluk a également mentionné que l’amorçage expérimental de la sécurité (en d’autres termes, faire en sorte que les gens se sentent plus en sécurité sur le moment) a contribué à augmenter les attitudes positives à l’égard de l’utilisation des préservatifs.
Vous souhaitez en savoir plus sur les relations ? Cliquez ici pour d’autres sujets sur la science des relations. Likez-nous sur Facebook pour recevoir nos articles directement dans votre fil d’actualité.
Dr. Dylan Selterman – Articles surla science des relations – Site web/CV
Les recherches du Dr Selterman portent sur la personnalité sûre et la personnalité insécure dans les relations. Il étudie comment les gens rêvent de leur partenaire (et d’autres solutions) et comment les rêves influencent le comportement. En outre, le Dr Selterman étudie le soutien de base sécurisé dans les couples, la jalousie, la moralité et la mémoire autobiographique.