Comment les vagues de chaleur affectent votre capacité à penser et à raisonner

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THE BASICS

Points clés

  • De nombreuses régions du globe ont connu des vagues de chaleur extrême cette année.
  • La recherche montre que le fait de passer du temps dans des conditions de chaleur extrême affecte notre capacité à penser et à raisonner.
praewpailyn/Adobe Stock
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Des vagues de chaleur se sont abattues sur l’Amérique du Nord cet été, entraînant une augmentation des maladies et des décès liés à la chaleur.

Malheureusement, les données recueillies sur les maladies et les décès dus à la chaleur aux États-Unis sont incomplètes. Mais nous savons que l’année dernière, les fortes chaleurs ont tué plus de personnes aux États-Unis que les ouragans, les inondations, la foudre ou les tornades, selon le National Weather Service. Cette année, nous sommes en passe de dépasser le nombre de décès dus à la chaleur.

Même si vous ne tombez pas malade pendant une vague de chaleur, il est évident que les vagues de chaleur nous affectent tous. Outre les maladies et les décès, les recherches montrent que la chaleur extrême affecte notre capacité à penser et à raisonner.

Une étude systématique publiée dans la revue Human Factors examine en détail la manière dont les facteurs environnementaux – notamment la chaleur, le froid, la haute altitude et le fait d’être en dessous du niveau de la mer – affectent la cognition chez les membres de l’armée américaine. L’analyse a porté sur 31 études portant sur le stress thermique.

Les chercheurs ont constaté que le stress thermique avait un impact sur les performances cognitives, en particulier à des températures plus élevées, pendant des expositions plus longues et lors de tâches cognitives plus complexes. Cela était particulièrement vrai lorsque le stress thermique était associé à un autre facteur, tel que l’activité physique.

Les participants ont obtenu de moins bons résultats dans les tâches nécessitant de la précision et ont commis plus d’erreurs dans les tâches de communication dans des conditions plus chaudes. Par exemple, dans une étude, le stress thermique a conduit les pilotes d’hélicoptères à dévier plus souvent de leur trajectoire de vol, augmentant ainsi le risque d’accident ou d’incident dû à une erreur de pilotage.

Une deuxième étude systématique est parvenue à la même conclusion : le stress thermique a un impact significatif sur la capacité des personnes à accomplir des tâches cognitives complexes. Cette étude a montré que lorsque les participants se sentaient plus chauds, moins à l’aise et plus irritables en raison de l’exposition à la chaleur, ils obtenaient de moins bons résultats dans les tâches cognitives complexes. Cela suggère que la réaction individuelle de chaque personne à l’exposition à la chaleur est un facteur important à prendre en compte.

Cette étude a également montré que les interventions de refroidissement, telles que les packs de refroidissement placés sur la peau et les suppléments nutritionnels pour stimuler la cognition, ont contribué à atténuer certains des changements cognitifs observés pendant les périodes de chaleur.

D’autres chercheurs tentent de quantifier l’impact de l’exposition à la chaleur sur l’apprentissage des jeunes. Une vaste étude longitudinale combine des données normalisées sur les résultats scolaires de 58 pays et de 12 000 districts scolaires américains avec des informations détaillées sur les conditions météorologiques et le calendrier scolaire afin de déterminer l’impact de la chaleur sur les résultats scolaires. L’étude démontre clairement que les élèves apprennent moins lorsqu’ils vont à l’école pendant les périodes de chaleur.

Pour sa première analyse, l’étude a utilisé les données d’un test conçu pour mesurer l’apprentissage formel des mathématiques, des sciences et de la lecture chez les jeunes de 15 ans de 58 pays développés et en développement. Les élèves qui ont connu des températures plus chaudes au cours de l’année scolaire précédant l’examen ont obtenu de moins bons résultats que leurs camarades du même comté qui ont fréquenté l’école pendant des périodes plus fraîches.

Une deuxième analyse similaire a porté sur les résultats des tests standardisés de 12 000 élèves américains sur plusieurs années. Les chercheurs ont constaté que les élèves obtenaient de moins bons résultats pendant les années scolaires les plus chaudes que leurs camarades du même district scolaire pendant les années scolaires les plus fraîches. Cette analyse a également révélé que la chaleur avait un effet plus important sur les jeunes élèves et sur les minorités raciales ou ethniques dans les districts scolaires à faible revenu. Cela pourrait s’expliquer par le fait qu’ils disposent de moins de ressources pour s’adapter aux températures plus élevées.

Le message à retenir : Il est clairement établi que l’exposition à la chaleur a un impact sur les performances cognitives des adultes et des jeunes, un problème qui touchera un nombre croissant de personnes à mesure que le climat de la planète se réchauffe.