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La pandémie de COVID-19 a touché tout le monde, mais les gens ont réagi différemment. Certains ont pris les avis sanitaires au sérieux et ont respecté toutes les règles ; d’autres se sont laissés aller à la prudence, parfois avec des résultats tragiques. Les optimistes ont espéré le meilleur mais se sont préparés au pire ; les pessimistes se sont simplement préparés au pire. Les personnalités sombres, quant à elles, ont réagi de manière assez unique.

Personnalités sombres et plus sombres
Dans une étude intitulée « Is the COVID-19 Pandemic Evener Darker for Some ? » (La pandémie de COVID-19 est-elle encore plus sombre pour certains ?), Benjamin S. Hardin et al. Benjamin S. Hardin et al. ont examiné comment les personnalités sombres réagissaient aux protocoles pandémiques[i]. Ils décrivent la « triade sombre » comme se référant à trois traits de personnalité subcliniques qui se chevauchent : le narcissisme, caractérisé par un désir d’attention et d’autosatisfaction, le machiavélisme, qui se traduit par une volonté de manipuler les autres, et la psychopathie, caractérisée par l’insensibilité et l’impulsivité. Hardin et al. notent l’inclusion du sadisme, caractérisé par une tendance à la cruauté pour le plaisir ou la domination, comme quatrième trait formant la « tétrade sombre« .
Hardin et al. expliquent que ces quatre traits de personnalité, uniques mais unis par un manque commun d’empathie, ont réagi différemment à la pandémie, tant en termes de comportement que d’affect émotionnel.
Personnalité sombre et respect du protocole de pandémie
Dans leur échantillon de 412 Américains, Hardin et al. ont constaté que certaines personnalités sombres ne respectaient pas les règles en matière de bonnes pratiques en cas de pandémie. Cela n’est peut-être pas surprenant, car les auteurs notent que les personnes présentant des traits élevés de la triade sombre sont plus susceptibles d’adopter des comportements à risque dans le domaine de la santé. Ils expliquent que la psychopathie et le machiavélisme ont été associés à des comportements tels que les rapports sexuels non protégés et la consommation de drogues, ainsi qu’à des comportements moins protecteurs pour la santé, comme le port de la ceinture de sécurité ou la pratique d’une activité physique suffisante. Ils notent que le narcissisme prédit certains comportements liés à la santé, comme l’exercice physique, mais en prédit d’autres, comme les rapports sexuels non protégés.
Dans leur étude, Hardin et al. ont constaté que les personnes ayant un niveau élevé de psychopathie et de narcissisme avaient moins tendance à nettoyer leur maison, ce qui, selon eux, pourrait refléter leurs tendances impulsives et la dévaluation des conséquences futures, tandis que le sadisme prédisait positivement le comportement en matière de nettoyage. Décrivant ce résultat particulier comme difficile à interpréter en raison du manque de recherches antérieures sur l’association entre le sadisme et les comportements de santé, Hardin et al. suggèrent que le comportement de nettoyage des sadiques pourrait être une réponse à la pandémie, ou une indication de comportements plus protecteurs de la santé, en général.
Les personnalités sombres ont-elles une vision positive de la pandémie ?
En ce qui concerne l’adaptation émotionnelle, Hardin et al. ont constaté que le narcissisme et le machiavélisme prédisaient des réponses émotionnelles négatives à l’instabilité liée à COVID-19, seul le machiavélisme prédisait un degré plus élevé de peur de l’infection. Hardin et al. expliquent que les narcissiques peuvent être menacés par l’instabilité sociale parce qu’ils dépendent des réactions sociales pour maintenir leur image grandiose d’eux-mêmes, tandis que les machiavéliques craignent qu’elle ne menace leur capacité à exploiter socialement les autres pour atteindre leurs objectifs.
Hardin et al. ont constaté que la psychopathie et le sadisme n’étaient pas des prédicteurs significatifs de la peur ou de l’instabilité liées à la pandémie, mais qu’ils avaient un impact sur l’affect positif. La psychopathie prédit négativement l’affect positif, ce qui, selon eux, peut être dû au fait que les restrictions publiques réduisent les possibilités de se laisser aller à des tendances impulsives, diminuant ainsi l’humeur positive. Le sadisme, en revanche, était lié à un plus grand affect positif lié à la pandémie. Les auteurs suggèrent que, peut-être parce que les sadiques prennent plaisir à la souffrance des autres, les individus sadiques peuvent éprouver des émotions positives en réponse à des situations qui ont un impact négatif sur les autres.
Et puis il y a eu le cas curieux de l’altruisme narcissique, qui semble être un oxymore. Hardin et al. expliquent cependant que, bien qu’ils aient constaté que le narcissisme prédisait positivement l’aide aux personnes touchées par la pandémie, ce qui est conforme aux recherches antérieures liant le narcissisme aux comportements prosociaux, il pourrait en fait refléter l’exécution opportuniste d’actes désintéressés dans le but d’obtenir l’approbation d’autrui.
Une lumière au bout du tunnel
Il est évident que nous ne pouvons pas diagnostiquer les personnalités sombres uniquement à partir du comportement lié à la pandémie. Mais comprendre comment les différents types de personnes réagissent et se conforment au protocole de pandémie peut nous aider à travailler ensemble vers un avenir radieux.
Références
[i] Hardin, Benjamin S, Smith, C. Veronica, et Jordan, Lauren N. 2021. « La pandémie de COVID-19 est-elle encore plus sombre pour certains ? Examining Dark Personality and Affective, Cognitive, and Behavioral Responses to the COVID-19 Pandemic ». Personality and Individual Differences 171 : 110504-110504. https://doi.org/10.1016/j.paid.2020.110504.