Comment devenir plus fort après un partenaire difficile : 10 conseils

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THE BASICS

Points clés

  • Les relations difficiles peuvent être à l’origine d’un voyage de transformation personnelle et de prise de conscience de soi.
  • L’exploitation de la neuroplasticité permet au cerveau de se développer et de s’adapter après des épreuves relationnelles.
  • La compassion peut améliorer la régulation des émotions et favoriser les émotions positives.
Priscilla Du Preez / Unsplash
Source : Priscilla Du Preez / Unsplash

Retrouver ses forces après une relation difficile peut ressembler à l’ascension d’une montagne, mais cela peut aussi être un voyage d’exploration de soi et de transformation personnelle.

L’objectif est d’éclairer le chemin vers la reconquête d’un moi authentique et de favoriser l’épanouissement personnel.

S’épanouir grâce à la compassion, aux neurosciences et à la conscience de soi

Le fait d’avoir affaire à des partenaires qui ont des droits, qui sont égoïstes et antagonistes peut nous entraîner dans un cycle implacable de réactivité et d’auto-suppression, qui nous éloigne de notre véritable personnalité. Cependant, au milieu de ces difficultés se trouve une lueur d’espoir : la neuroplasticité positive. Lorsqu’elle est délibérément exploitée, elle devient un outil puissant pour favoriser la croissance après la douleur et nous guider vers une reconnexion réparatrice avec nous-mêmes.

La neuroplasticité fait référence à la capacité du cerveau d’évoluer, de croître, d’apprendre et de changer en réponse à des expériences, des pensées ou des substances chimiques (par exemple, des médicaments ou des substances). Bien que le fonctionnement du cerveau aille au-delà de la neuroplasticité, y compris les capacités de prédiction, notre discussion se concentrera principalement sur cet aspect des neurosciences.

Le concept de neuroplasticité peut se manifester sous des formes positives ou négatives. Par exemple, les symptômes du syndrome de stress post-traumatique témoignent d’une neuroplasticité négative, c’est-à-dire que le cerveau se modifie en réponse à des expériences pénibles. Cette altération est considérée comme « négative » parce qu’elle aboutit à des symptômes qui entravent le fonctionnement intellectuel, émotionnel et social.

10 domaines clés à prendre en compte

Il n’est pas rare de perdre le contact avec son moi authentique dans des relations avec des partenaires difficiles. Cependant, le bon côté des choses est que vous pouvez retrouver votre identité perdue et vous développer après le traumatisme grâce à une neuroplasticité positive et à l’auto-prise en charge. Voici dix domaines clés à prendre en compte :

1. Reconnaître le moment où il faut se retirer. Une personne peut parfois envisager de se réconcilier avec un partenaire qui lui a causé du tort. Cependant, il est essentiel de reconnaître que l’on ne peut s’engager véritablement que si l’on prend une décision définitive concernant la relation : entrée ou sortie. Les tactiques de manipulation souvent employées par les personnes violentes peuvent brouiller cette ligne. Par exemple, des déclarations culpabilisantes telles que : « Tu ne m’as jamais aimé ; tu ne te battras même pas pour cette relation ».

Il n’y a pas de valeur à supporter des abus ou des souffrances. Vous n’êtes pas une mauvaise personne si vous souhaitez qu’une relation douloureuse prenne fin. Les histoires partagées et les liens émotionnels, en particulier les liens traumatiques, peuvent être exploités pour vous contraindre à rester. Mais il est essentiel de faire la distinction entre les défis d’une relation saine et les préjudices persistants. Reconnaître qu’il est temps de quitter une situation destructrice n’est pas un échec.

2. Neuroplasticité et régulation des émotions. Les exercices d’autorégulation des émotions sont un moyen d’activer (et parfois de réduire) intentionnellement les systèmes cérébraux hyperactifs. Les personnes qui s’engagent dans des activités à domicile se concentrent généralement sur l’apaisement de l’esprit, l’amélioration de l’attention, la promotion de la conscience de soi et le renforcement des fonctions exécutives.

La pleine conscience, le yoga, la respiration profonde, la tenue d’un journal, l’art, l’aromathérapie(olfactive) et certains jeux cognitifs sont autant d’exemples d’exercices qui aident à réguler le cerveau. Un psychologue peut vous aider à choisir des approches à domicile qui vous sont propres. Sur mon site web, j’aborde également ce sujet pour les personnes qui ont des partenaires difficiles.

3. Neuroplasticité et traitement professionnel. Il existe plusieurs approches, telles que la réhabilitation cognitive/l’entraînement cérébral, la luminothérapie/la lumière infrarouge proche, l’audiologie/la thérapie sonore, l’orthophonie et le neurofeedback. Les traitements psychologiques et psychiatriques peuvent entraîner des changements dans divers systèmes cérébraux (par exemple, la thérapie cognitivo-comportementale, l’EMDR, les médicaments).

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4. Compassion de soi. Il s’agit de ne plus se focaliser sur l’autocritique, mais de se voir avec gentillesse et compréhension. Il n’est pas nécessaire de s’autocritiquer pour faciliter le changement ; cela pourrait entraver les progrès. Remplacez le discours négatif sur vous-même par un langage doux. Envisagez une formation à l’autocompassion si nécessaire.

5. Compassion. Réfléchissez à la manière d’intégrer la compassion dans votre vie quotidienne. La compassion stimule les systèmes cérébraux associés à la régulation des émotions, aux liens sociaux et aux émotions positives. Les actes de compassion et l’autocompassion peuvent avoir pour effet de renforcer les sentiments d’autonomie et de courage.

Voici deux approches qui peuvent aider à développer et à pratiquer la compassion :

  • s’engager dans une formation à la compassion
  • s’impliquer dans une cause (sûre/non déclenchante) qui vous tient à cœur

Par exemple, aidez les enfants ou les animaux qui ont été maltraités ou nourrissez les personnes qui ont besoin de nourriture par l’intermédiaire d’une association à but non lucratif. N’entreprenez de telles activités que si vous êtes à un stade de votre guérison où vous pouvez observer la souffrance d’autrui sans que cela ait un impact négatif sur vous.

6. Prendre soin de soi. Trouvez ce qui vous alimente, vous excite, vous calme et vous nourrit, et pratiquez ces activités régulièrement. Prendre soin de soi doit être une priorité, car cela peut vous aider à vous reconnecter avec votre personnalité authentique. Bien entendu, il est essentiel d’optimiser le sommeil, l’alimentation et l’exercice physique et d’éliminer les habitudes susceptibles de nuire au cerveau et au corps (par exemple, le tabagisme).

7. La nature et le plein air. Notre environnement naturel est une ressource souvent sous-estimée et pourtant puissante pour le rétablissement. M’adonner à des passe-temps apparemment simples, comme observer la vie des oiseaux depuis les mangeoires de mon jardin, est l’une de mes activités quotidiennes préférées. S’immerger dans la sérénité de la nature a des effets bénéfiques importants sur la récupération du cerveau. Trouver un endroit tranquille au milieu de la nature peut diminuer l’anxiété, améliorer notre humeur et favoriser la clarté d’esprit.

8. Environnement. Organisez votre environnement, faites le ménage en profondeur et créez une atmosphère de confort et de paix dans votre maison. Ces activités activent de nombreuses zones du cerveau en dehors des réseaux neuronaux associés à la menace, au stress et à la douleur. S’engager dans ces tâches peut conduire à ressentir des émotions positives, un sentiment d’accomplissement, du plaisir, une amélioration de la cognition et de l’autorégulation.

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Source : T Mdlungu / Adobe Stock

9. Affinez votre cercle de confiance et protégez-vous. Décidez qui vous autoriserez à entrer dans votre cercle le plus proche et créez votre approche pour vérifier la sécurité des personnes. Personne n’a le droit de connaître l’histoire de votre traumatisme ou la douleur de vos relations passées, en particulier lorsque vous venez de sortir avec quelqu‘un. Tout le monde n’a pas votre intérêt à cœur. Certains sont des manipulateurs. D’autres ont des troubles de la personnalité qui les poussent à exploiter les autres. Évitez de divulguer trop d’informations, surtout si cela provient d’un désir de plaire aux autres. Nous devrions toujours avoir différents degrés d’accès à notre vie personnelle ; c’est vous qui décidez des limites.

10. Reconnaître les signaux d’alarme. La vigilance dans les relations futures est un élément important du rétablissement et de la prise en charge de soi. Il est essentiel d’identifier les signaux d’alerte qui pourraient indiquer une dynamique malsaine ou la présence de traits narcissiques chez un éventuel partenaire. Être attentif à ces signes peut être un outil puissant pour se protéger et éviter de tomber dans des schémas relationnels similaires.

Synthèse

S’engager sur la voie de l’épanouissement personnel après avoir vécu une relation avec un partenaire difficile ou violent peut sembler décourageant, mais c’est possible. La beauté du cerveau qui évolue tout au long de la vie est la liberté qu’il vous offre de façonner votre avenir. Il ne s’agit pas d’effacer l’histoire, mais de devenir plus fort et plus sage à partir des expériences vécues et d’utiliser ces leçons pour faire des choix empreints de compassion.

Bien que certains problèmes causés par des incidents indésirables ou des traumatismes puissent rester inchangés, il est possible d’apporter des améliorations substantielles.

Cet article est une adaptation de ma série en quatre parties publiée par la Global Compassion Coalition et mon site Web Neuroinstincts. 2023 Rhonda Freeman, Ph.D.

ImageFacebook: Lindsay Helms/Shutterstock

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