Points clés
- Les sentiments d’excitation vous donneront l’énergie nécessaire pour projeter le personnage un peu plus grand que nature dont vous avez besoin.
- L’exercice mental nécessaire pour se remémorer une émotion a l’avantage supplémentaire de vous faire oublier vos nerfs.
- Utilisez la respiration profonde et diverses formes de méditation pour garder votre calme.

Le stress est-il mauvais pour l’homme ? L’opinion courante est que le stress est mauvais, mais la recherche neurologique montre un point de vue plus nuancé. Des niveaux de stress faibles à modérés sont bons pour améliorer la mémoire, l’attention, les capacités de changement de tâches et la santé psychologique en général. Les niveaux élevés de stress sont mauvais pour nous de toutes les manières dont nous entendons parler, en général.
Qu’en est-il des orateurs ? Voici la clé pour tous ceux qui doivent travailler avec un public : Le stress est contagieux. Nous nous transmettons nos émotions les uns aux autres. Quel type de stress transmettons-nous à notre public ? Une fois de plus, nous voulons des niveaux de stress moyens ou faibles, pas des niveaux élevés.
Les orateurs doivent être conscients de leur état émotionnel avant et pendant leur discours. Un orateur très stressé induira le mauvais type de stress dans l’auditoire. Imaginez les conséquences sur la communication. Si le niveau de stress est élevé, nous ne sommes pas aussi attentifs, nous ne nous concentrons pas aussi bien et nous ne nous souvenons pas aussi bien.
En tant qu’orateur, vous devez maîtriser votre niveau de stress, non seulement pour vous, mais aussi pour votre public.
Mais qu’en est-il des nerfs de l’orateur typique – cet état inévitable de nervosité induit par l’adrénaline ? Que peut faire un orateur pour y remédier ?
Trois stratégies :
- Redéfinir le trac en excitation (positive) et transmettre cette énergie positive au public.
- Travailler à la création d’un état émotionnel alternatif
- Se calmer
J’ai travaillé sur les trois au fil des ans avec de nombreux clients. Des combinaisons des points 1 et 2 sont bien sûr possibles. La première approche est la plus facile à adopter pour la plupart des gens. La deuxième est plus difficile et prend plus de temps à maîtriser ; la troisième est peut-être la plus attrayante et, étonnamment, la moins efficace. Examinons-les un peu plus en détail.
Redéfinissez le trac. Si vous pouvez faire passer votre pouls d’un sentiment effrayant à un sentiment positif en vous disant Je suis excité ! Je vais faire du bon travail ! Je suis plein d’énergie ! C’est ce qu’il faut faire. Ces sentiments d’excitation vous donneront l’énergie nécessaire pour projeter le personnage un peu plus grand que nature dont vous avez besoin sur une grande scène.
Créez un état émotionnel alternatif. Une réponse plus sophistiquée au problème des nerfs de l’orateur consiste à créer un état émotionnel alternatif dans votre esprit, en rapport avec le début de votre discours. Si vous racontez une histoire touchante, utilisez une technique d’acteur : souvenez-vous d’un moment où vous avez ressenti cette émotion, en faisant appel à vos cinq sens, et mettez-vous dans cet état. Si vous êtes enflammé par la colère face à une injustice, travaillez cet état. Et ainsi de suite. L’exercice mental nécessaire pour se rappeler et installer l’émotion a l’avantage supplémentaire (si vous le faites de manière suffisamment approfondie) de vous faire oublier vos nerfs pendant que vous vous efforcez d’atteindre le nouvel état.
C’est la meilleure méthode parce qu’elle signifie que vous, votre message et votre public se rencontrent sur le plan émotionnel, créant ainsi les conditions d’un discours des plus mémorables. Mais c’est la méthode la plus difficile à mettre en œuvre pour de nombreuses personnes. Elle demande du temps et de l’imagination.
Se calmer. Il existe plusieurs techniques, de la respiration profonde aux différentes formes de méditation, qui vous permettront de rester calme face à la pression.
Il est séduisant, du moins dans l’abstrait, de penser que l’on peut être l’orateur qui fait face à un public de 1500 personnes avec un pouls normal, une attitude détendue et un sourire facile sur le visage.
Mais ne vous y trompez pas. Votre objectif ne doit pas être d’avoir un pouls normal. L’avantage d’être en mode adrénaline, c’est que votre cœur qui s’emballe et votre état d’esprit qui s’emballe, s’ils ne sont pas complètement hors de contrôle, vous permettront de penser et de bouger un peu plus vite que le public. Vous serez en mesure de mieux réfléchir, et c’est généralement une bonne chose. Vous pourrez gérer les problèmes soudains qui surviennent avec aplomb et répondre aux questions du public avec une dextérité mentale impressionnante.
Un peu d’adrénaline est une bonne chose. Le calme est surfait devant un public. Mais le but n’est pas de stresser l’auditoire. Lorsque vous vous préparez à parler, préparez votre état émotionnel et transmettez à l’auditoire des émotions pertinentes et appropriées.