Comment améliorer l’estime de soi

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THE BASICS

Southbank Centre/Wikicommons cc-by 2.0
Source : Southbank Centre/Wikicommons cc-by 2.0

La confiance vient du latin fidere, « faire confiance ». Être confiant, c’est avoir confiance et avoir foi dans le monde. Avoir confiance en soi, c’est avoir confiance en soi et, en particulier, en sa capacité à s’engager avec succès, ou du moins de manière adéquate, dans le monde. Une personne qui a confiance en elle est capable de saisir les opportunités qui se présentent, de relever de nouveaux défis, de faire face à des situations difficiles, d’accepter les critiques constructives et d’assumer ses responsabilités lorsque les choses tournent mal.

La confiance en soi et l’estime de soi vont souvent de pair, mais elles ne sont pas synonymes. En particulier, il est possible d’avoir une grande confiance en soi tout en ayant une très faible estime de soi, comme c’est le cas, par exemple, de nombreux artistes et célébrités, qui sont capables de jouer dans les studios et les galeries, mais qui luttent en coulisses. L’estime vient du latin aestimare [apprécier, évaluer, juger, peser, estimer], et l’estime de soi est notre évaluation cognitive et, surtout, émotionnelle de notre propre valeur. Plus encore, elle est la matrice à travers laquelle nous pensons, ressentons et agissons, et elle reflète et détermine notre relation à nous-mêmes, aux autres et au monde.

Les personnes qui ont une bonne estime d’elles-mêmes n’ont pas besoin de s’appuyer sur des éléments extérieurs tels que le revenu, le statut ou la notoriété, ni sur des béquilles telles que l’alcool, la drogue ou le sexe (lorsque ces éléments sont une béquille). Au contraire, ils se traitent avec respect et prennent soin de leur santé, de leur communauté et de leur environnement. Ils sont capables de s’investir pleinement dans des projets et des personnes parce qu’ils n’ont pas peur de l’échec ou du rejet. Bien sûr, comme tout le monde, elles souffrent de blessures et de déceptions, mais ces revers ne les endommagent ni ne les diminuent. Grâce à leur résilience, elles sont ouvertes aux personnes et aux possibilités, tolérantes au risque, promptes à la joie et à l’enchantement, et acceptent et pardonnent aux autres et à elles-mêmes.

Quel est donc le secret de l’estime de soi ? Comme je l’affirme dans Heaven and Hell, un livre sur la psychologie des émotions, de nombreuses personnes trouvent qu’il est plus facile de développer leur confiance en soi que leur estime de soi et, confondant l’une avec l’autre, finissent par dresser une longue liste de talents et de réussites. Plutôt que d’affronter les vrais problèmes, ils se cachent, souvent toute leur vie, derrière leurs certificats et leurs prix. Mais comme le savent tous ceux qui sont allés à l’université, une longue liste de talents et de réussites ne remplace pas une bonne estime de soi. Tandis que ces personnes travaillent sur leur liste dans l’espoir qu’elle soit un jour assez longue, elles tentent de combler le vide qui existe en elles par des éléments extérieurs tels que le statut, le revenu, les biens, etc. Saper leur statut, critiquer leur maison ou leur voiture, et observer dans leur réaction que c’est eux que l’on sape et que l’on critique.

De même, il ne sert à rien d’essayer d’augmenter l’estime de soi des enfants (et, de plus en plus, des adultes) par des louanges vides et imméritées. Il est peu probable que les enfants soient dupes, mais ils risquent au contraire d’être tenus à l’écart du type d’effort par lequel une véritable estime de soi peut se développer. Et de quel type d’effort s’agit-il ? Chaque fois que nous sommes à la hauteur de nos rêves et de nos promesses, nous nous sentons grandir. Lorsque nous échouons mais que nous savons que nous avons fait de notre mieux, nous nous sentons grandir. Chaque fois que nous défendons nos valeurs et que nous en assumons les conséquences, nous nous sentons grandir. C’est de cela que dépend la croissance. La croissance dépend de la réalisation de nos idéaux, et non des ambitions de nos parents pour nous, ou des objectifs de l’entreprise pour laquelle nous travaillons, ou de toute autre chose qui n’est pas vraiment la nôtre, mais plutôt une trahison de nous-mêmes.