Les enfants ont l’art de désarmer les parents avec leurs sourires innocents et leurs commentaires gentils. Cependant, rien ne peut vous préparer à la colère d’un enfant en colère.
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La colère est une réaction naturelle à l’injustice ou à la frustration. Les enfants ne sont pas nés avec la conscience et le contrôle des émotions, et c’est donc aux parents de les aider à y faire face. Heureusement, la plupart des enfants cessent de s’emporter et de piquer des crises de colère vers l’âge de sept ou huit ans. Ils ont alors appris à se maîtriser et à mieux exprimer leurs frustrations.
Il arrive que la colère d’un enfant soit le signe d’un problème plus profond. Connaître les signes avant-coureurs peut être la première étape pour obtenir une aide appropriée.
Quand faut-il s’inquiéter ? Quels sont les moyens d’aider un enfant à faire face à la colère ?
Table des matières
- Est-il normal que mon enfant soit si en colère ?
- Quand la colère est-elle extrême ?
- Quelles sont les sources habituelles de la colère ?
- Comment aider votre enfant à surmonter sa colère ?
- Un aperçu de la thérapie comportementale
- Vous pouvez faire la différence aujourd’hui
- Les sanctions sont-elles appropriées ?
- Ce qu’il faut retenir en tant que parent
- Plus de conseils sur la façon de gérer un enfant en colère
Est-il normal que mon enfant soit si en colère ?
Les enfants peuvent être contrariés pour diverses raisons. Souvent, cela ne semble pas grave, mais les enfants ont de grandes émotions. On ne sait jamais ce qui peut les mettre en colère. Il peut s’agir d’un jus de fruit renversé, d’un jouet manquant, de la mauvaise sorte de céréales ou de chaussettes bizarres. Les enfants le communiquent souvent et de différentes manières.
Voici les façons les plus courantes dont un enfant en colère exprime ses sentiments :
- Pleurs
- Cri
- Coup de pied
- Morsure
- Crier
- Piétinement
- Pousser
Les enfants qui s’expriment ainsi ont un comportement typique de l’enfance et se corrigent généralement d’eux-mêmes avec des conseils et de l’aide[1].
Parfois, la situation se complique parce que la colère est le symptôme d’un problème plus grave. Cela nécessite des efforts plus assidus et éventuellement l’aide d’un professionnel.
Quand la colère est-elle extrême ?
Vous aurez peut-être besoin d’une aide supplémentaire si votre enfant présente l’un des problèmes suivants :
- Ils ont des crises de colère et des emportements qui dépassent l’âge de 7 ou 8 ans.
- Leur colère perturbe les relations à la maison et interrompt la vie familiale.
- L’enfant devient dangereux pour lui-même ou pour les autres.
- L’enfant se sent mal à l’aise.
- La colère de l’enfant cause des problèmes avec les autres enfants à l’école.
- La fréquence et l’intensité des crises augmentent à mesure que l’enfant grandit.
Ces signes indiquent que la colère est incontrôlable et peuvent révéler un problème sous-jacent[2].
Quelles sont les sources habituelles de la colère ?
Il peut être à la fois frustrant et effrayant de réaliser que votre enfant peut avoir un problème de colère. Vous voulez des réponses pour pouvoir aider votre enfant. Cette liste n’est pas exhaustive mais constitue un bon point de départ. Tous ces facteurs sont courants et peuvent être à l’origine d’une colère inexpliquée ou extrême chez votre enfant.
1. Trouble de la dérégulation de l’humeur (DMDD)
Ce trouble étant relativement nouveau, on ne sait pas s’il est très répandu. Il y a cependant des éléments spécifiques à rechercher[3].
- Trois crises sévères ou plus par semaine, en moyenne
- Des accès de colère qui durent depuis au moins 12 mois
- Irritabilité chronique ou mauvaise humeur
- Difficulté à fonctionner dans des environnements multiples
- L’irritation est disproportionnée par rapport à la situation, extrême par rapport à ce qui serait considéré comme normal à cet âge.
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Le DMDD est le plus souvent diagnostiqué entre six et dix ans.
2. TDAH
Les enfants atteints de TDAH sont plus susceptibles de lutter contre la colère. Ils ont tendance à être plus sensibles et impulsifs, ce qui rend leurs émotions plus difficiles à contrôler. Les frustrations liées à l’école ou aux autres enfants peuvent s’accumuler et donner l’impression qu’un accès de colère est soudain et inapproprié. Il peut être difficile pour eux de ralentir mentalement et physiquement, et c’est encore plus difficile à faire lorsqu’ils sont sous pression ou stressés[4].
3. Troubles du spectre autistique (TSA)
L’agressivité est un symptôme courant des TSA et prend souvent la forme d’automutilations, de crises de colère, d’impulsivité et d’humeurs irrationnelles. Les enfants atteints de TSA ont des difficultés à interagir socialement et à fixer des limites[5].
4. L’environnement
Un enfant traumatisé ou vivant dans un environnement malsain sera plus enclin à agir de manière agressive. Il peut être difficile pour les parents de l’admettre, mais parfois les enfants apprennent la colère à la maison. Il se peut aussi qu’ils soient confrontés à un traumatisme. L’important est de mettre le doigt sur le problème et de travailler en famille pour le résoudre. Il est préférable de demander de l’aide dès le début, afin de prendre de bonnes habitudes.
Comment aider votre enfant à surmonter sa colère ?
Vous vous demandez peut-être : « Et maintenant ? » Avec autant d’informations disponibles, il peut être difficile de déterminer ce qui est le mieux pour votre famille et de faire face à votre enfant en colère. Les crises de colère peuvent être perturbantes et difficiles à gérer, même si elles ne durent que quelques années.
Si un trouble a été diagnostiqué chez votre enfant, vous éprouvez peut-être un mélange de tristesse et de soulagement. Le processus peut être accablant. Il implique souvent d’importants changements dans la vie de la famille qui doit s’adapter. Il faut parfois du temps pour trouver la « nouvelle normalité ».
La bonne nouvelle, c’est que le fait de trouver des réponses et de savoir à quoi vous êtes confronté peut vous aider à aller de l’avant. Ces premiers pas sont agréables car vous savez que vous êtes dans la bonne direction.
Heureusement, il existe de nombreuses façons pour un enfant d’apprendre à gérer sa colère. Avec du temps et du dévouement, votre enfant peut apprendre des techniques spécifiques qui l’aideront à gérer ses émotions. Quelles sont ces méthodes ?
1. Régulation des émotions
La régulation des émotions est la capacité de contrôler quand et comment on ressent des émotions et de savoir comment les gérer. Il s’agit d’une étape importante dans le développement de l’enfant, et les parents jouent un rôle crucial. Comment ?
L’imitation est le meilleur moyen pour les enfants d’apprendre à réguler leurs émotions. Les enfants apprennent à réguler leurs émotions en observant ceux qui les entourent. Vous pouvez montrer à votre enfant en colère comment gérer ses émotions en étant un bon modèle[6].
Il peut être difficile de rester calme dans le feu de l’action. Voici quelques conseils pour maîtriser votre colère[7].
- Réfléchissez avant de parler.
- Exercice.
- Prenez un temps d’arrêt.
- Exprimez-vous après avoir retrouvé votre calme.
- N’attaquez pas ou ne critiquez pas les autres.
- Utilisez l’humour pour atténuer le conflit.
- Cherchez des solutions au lieu de vous concentrer sur le problème.
- Savoir quand demander de l’aide.
2. Stratégies de communication
Une communication efficace est la clé des relations. Les enfants ont du mal à trouver les mots justes pour exprimer ce qu’ils pensent.
Vous pouvez aider votre enfant à acquérir de bonnes compétences en matière de communication :
- Apprendre à votre enfant une variété de mots pour exprimer différentes émotions
- Permettre à votre enfant de décrire ses émotions en lui posant des questions
3. Résolution des conflits
Savoir résoudre un conflit est une compétence inestimable. Les enfants peuvent commencer à l’apprendre dès leur plus jeune âge. Soyez à l’affût des occasions d’apprendre à votre enfant à gérer ces situations stressantes.
C’est le cas par exemple lorsque vous entendez une dispute. Intervenez pour guider le processus, mais veillez à ne pas donner les réponses. Écoutez les deux versions de l’histoire et donnez à chacun la possibilité de trouver une solution. Vous pouvez aussi essayer de transformer la situation en jeu pour la rendre mémorable et amusante, ce qui peut aider votre enfant en colère à se calmer.
4. La méthode des feux de signalisation
Cette méthode permet à un enfant en colère d’apprendre à se calmer tout seul. Pratiquez-la lorsqu’il est détendu, afin qu’il puisse s’en souvenir lorsqu’il est stressé.
- Demandez à votre enfant de fermer les yeux et d’imaginer un feu rouge.
- Lorsque le voyant est rouge, prenez trois grandes respirations et pensez à quelque chose de relaxant.
- Lorsque le feu devient jaune, il est temps d’évaluer le problème. Pensez à deux façons de résoudre le problème. A-t-il besoin de l’aide d’un adulte ?
- Lorsque le feu passe au vert, il est temps d’essayer l’une des solutions.
Ce jeu de visualisation aide à construire les schémas nécessaires à la réflexion sur un problème[8].
5. Exercice
L’exercice physique est un excellent moyen de réduire le stress, d’accroître la concentration et de donner un coup de fouet général. Il y a une autre raison d’envisager de l’inclure dans la liste des traitements. Si votre enfant est en surpoids, l’exercice aérobique peut être un moyen efficace de réduire la colère et l’agressivité[9].
Un aperçu de la thérapie comportementale
Pour les enfants souffrant d’autres troubles, les méthodes ci-dessus peuvent ne pas suffire. Bien que cela puisse être décourageant, il existe de nombreuses possibilités d’aide. Avec un peu d’aide supplémentaire, votre enfant peut lui aussi maîtriser ses émotions.
Quels sont les autres traitements disponibles ? Quelles sont les prochaines étapes ?
1. Thérapie cognitivo-comportementale (TCC)
Ce type de traitement est effectué par un thérapeute. L’objectif est que l’enfant reconnaisse ses pensées et ses sentiments et qu’il modifie ceux qui affectent négativement son comportement. En identifiant les schémas et les réactions, un enfant en colère peut apprendre à réagir différemment[10].
2. Formation à la gestion parentale (PMT) pour la thérapie comportementale
Cette méthode est similaire à la TCC, mais elle apprend aux parents à répondre positivement à leur enfant. L’accent est mis sur le renforcement positif, ce qui est également un excellent moyen de renforcer la relation parent-enfant.
Il est intéressant de noter que cette thérapie fait appel à certaines des méthodes mentionnées précédemment. Les enfants apprennent la régulation des émotions et la TCC, tandis que les parents s’efforcent d’être de bons modèles.
Il existe d’autres éléments clés, tels que
- L’éducation
- Renforcement positif
- Ignorer les comportements négatifs
- Récompenses
- Fixer des normes
- Autoriser les conséquences
Vous pouvez faire la différence aujourd’hui
Vous disposez d’une liste de traitements, mais comment les mettre en œuvre ? À quoi cela ressemble-t-il dans la vie de tous les jours ? Vous pouvez commencer dès aujourd’hui en enseignant à votre enfant :
- Self-Imposed Cool Off Time (SICOT) : les enfants ferment les yeux, posent leur tête sur le bureau ou dans leurs mains et s’efforcent de se calmer.
- La colère n’est pas mauvaise en soi. Tout le monde se met en colère.
- Ce qui se passe dans votre corps lorsque vous vous mettez en colère
- Comment les pensées influencent nos actions
- Techniques d’auto-calme, comme compter à rebours, faire des exercices de respiration, détendre les muscles du visage et du cou et desserrer les poings.
- Conscience de soi et déclencheurs
- Des phrases clés telles que « Je suis frustré/colère/irritation parce que… » « Je respire calmement ».
Les sanctions sont-elles appropriées ?
Ce serait bien s’il existait une solution permanente et si un enfant en colère n’était plus jamais un problème. Bien sûr, ce n’est pas le cas, et votre enfant commettra toujours des erreurs. Même les adultes ne gèrent pas toujours bien leur colère, quelles que soient leurs bonnes intentions.
Vous devrez décider quand et quelle forme de punition est nécessaire. Gardez à l’esprit que la punition peut parfois produire l’effet inverse.
Voici quelques moyens de vous assurer que vous avez un impact positif, quelle que soit la voie que vous décidez d’emprunter :[11]
- Être motivé par le désir d’aider.
- Montrez à votre enfant que ses sentiments sont valables.
- Donnez des exemples de manières acceptables de gérer la situation.
- Utilisez beaucoup de renforcement positif et félicitez-les lorsqu’ils gèrent bien une situation.
- Évitez autant que possible les situations tentantes ou troublantes.
- Utilisez l’attention, l’affection et le toucher pour construire votre enfant.
- Ne rabaissez pas votre enfant. Au contraire, mettez l’accent sur ses points forts.
- Fixez des limites claires. Établissez des règles de vie à la maison que tout le monde est censé respecter.
Ce qu’il faut retenir en tant que parent
N’oubliez pas que vous aimez votre enfant plus que quiconque. Vous voulez qu’il réussisse et qu’il mène une vie saine. Soyez un modèle positif et faites preuve de patience pendant que votre enfant gère ses émotions. Quelle que soit la gravité de la colère, vous pouvez aider votre enfant en colère à atteindre des objectifs réalistes, et vous pouvez toujours obtenir de l’aide si vous en avez besoin.
Savoir, c’est la moitié de la bataille, alors armez-vous de connaissances. Vous serez mieux préparé, plus confiant et plus à même de résister aux tempêtes.
Plus de conseils sur la façon de gérer un enfant en colère
- Comment enseigner les émotions et les sentiments à votre enfant ?
- Un guide d’expert pour gérer les crises de colère des tout-petits
- Comment aider votre enfant à résoudre ses problèmes de comportement ?
Crédit photo : Alexander Dummer via unsplash.com