Code vestimentaire ou code du stress : Pourquoi les gens devraient-ils renoncer au code vestimentaire au travail ?

Pour certaines personnes, la question de savoir comment s’habiller pour aller au travail est la dernière chose à laquelle elles pensent lorsqu’elles vaquent à leurs occupations. Mais pour d’autres, trouver le bon équilibre entre le pratique et le professionnel peut être une source d’inquiétude et d’inconfort permanents.

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Mais quel est l’impact des codes vestimentaires, décontractés ou non, sur la productivité du lieu de travail et le moral des équipes ? À la suite de la récente vague de chaleur, la secrétaire générale du Trades Union Congress, Frances O’Grady, s’est prononcée contre les codes vestimentaires restrictifs. Elle a affirmé que les personnes « qui ne sont pas en contact avec le public devraient pouvoir se débarrasser de leurs collants, cravates et costumes » et que les employeurs « devraient faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire baisser la température » sur le lieu de travail.

Et selon une enquête d’Ipsos Global, 45 % des travailleurs estiment que les tenues décontractées contribuent activement à la productivité. Ainsi, au-delà de la canicule, une approche moins formelle de la tenue vestimentaire sur le lieu de travail peut-elle contribuer à créer une main-d’œuvre plus heureuse et plus efficace ?

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    Ce que dit l’industrie

    À contre-courant de l’archétype de l’homme d’affaires endimanché, certains des chefs d’entreprise les plus célèbres du monde défendent depuis longtemps une politique vestimentaire décontractée. Mark Zuckerberg a créé l’une des plus grandes marques de la planète en portant un sweat à capuche et des tongs, et feu Steve Jobs a créé son propre style personnel, à la fois emblématique et décontracté, pour correspondre à la marque épurée et moderniste d’Apple – bien qu’il ait été initialement favorable à un uniforme Apple.

    Richard Branson, patron du groupe Virgin, s’est opposé à la formalité, tant sur le plan vocal que sur le plan visuel, tout au long de sa carrière. Outre sa vendetta contre l’humble cravate, Branson estime que les employés devraient être autorisés à porter les « vêtements qui, selon eux, les aideront à travailler de la manière la plus productive possible et à profiter de leur journée ». Il admet qu’il y a des exceptions, par exemple pour le personnel de cabine qui doit être identifiable, mais il maintient que le confort doit primer.

    Soyez précis, ou pas du tout

    L’un des codes vestimentaires les plus déroutants provient de l’une des institutions les plus archaïques du Royaume-Uni, les Chambres du Parlement, qui, au lieu d’un code vestimentaire fixe ou formalisé, conservent un ensemble de traditions et de manies incroyablement vagues et pourtant excessivement complexes. Cela a donné lieu à de nombreux points d’ordre et à des confusions au fil des ans, y compris des critiques à l’encontre des membres masculins qui enlèvent leur veste ou leur cravate et des femmes qui portent des bottes ou, ce qui est un comble, des jeans.

    Communiquer la nature exacte d’un code vestimentaire normatif peut s’avérer difficile, en particulier dans une grande organisation comptant de nombreux niveaux de personnel, en contact avec le public ou non. Toutefois, en simplifiant cette approche et en faisant confiance au personnel pour qu’il s’habille de manière appropriée à ses responsabilités, on démontre une confiance dans l’individu et on valorise l’environnement collectif.

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    En fait, donner au personnel la possibilité de choisir, ou au moins d’assouplir ses exigences en matière de code vestimentaire, est une preuve de respect et peut même constituer une opération de relations publiques gagnant-gagnant, tant en interne qu’en externe. Après que le cours de l’action de la maison de mode Abercrombie and Fitch a chuté de 39 % en 12 mois, l’une des premières mesures prises par la nouvelle équipe dirigeante a été de modifier le code vestimentaire du personnel de ses magasins américains, souvent critiqué et trop sexualisé, et de mettre fin à sa politique « discriminatoire » d’embauche sur invitation uniquement. Un changement simple à effectuer, peut-être, mais qui a démontré à quel point les codes vestimentaires peuvent être fondamentaux pour l’expérience du personnel et des clients, et comment ils peuvent être étroitement liés aux notions d’identité de la marque.

    Mais ces changements ont-ils un impact sur les ventes ? Il est trop tôt pour le dire pour A&F, mais un auteur l’a dit simplement : « En gardant ses chemises, les nouveaux développements d’A&F m’ont donné envie de mettre leurs chemises ».

    Une attitude décontractée

    La popularité de la tenue de travail décontractée montre à quel point la liberté et la flexibilité sont appréciées par les employés. En fait, une enquête récente menée par totaljobs, spécialiste de l’emploi, a révélé qu’en moyenne 44 % des travailleurs sont heureux de porter une tenue décontractée aujourd’hui et à l’avenir, et que ce chiffre s’élève à plus de 49 % pour les femmes.

    Il convient de souligner qu’un code vestimentaire décontracté et sans restriction est attrayant pour la majorité des employés, et que le fait de limiter les tenues vestimentaires sur le lieu de travail peut dissuader les gens de s’impliquer dans leur environnement de travail. Pour que votre entreprise attire les meilleurs talents, il faut leur offrir la liberté de choisir leur vie professionnelle, ce qui est un argument convaincant en faveur de l’abandon des codes vestimentaires restrictifs.

    Crédit photo : Robert Couse-Baker via flickr.com