Vous ne serez probablement pas choqué d’apprendre que les psychologues ont découvert que la quantité de peau que révèle votre tenue influence l’opinion que les autres ont de vous.1 Peut-être qu’au lycée, votre père vous a dit que vous n’aviez pas le droit de quitter la maison avec cette mini-jupe (ou bien j’étais la seule). (Bien avant le lycée, vous saviez probablement que les vêtements et l’apparence des autres influençaient ce que vous pensiez d’eux. C’est cette connaissance qui pousse la plupart des gens à s’habiller de manière plus conservatrice au travail et peut-être à dévoiler un peu plus de peau lors d’un premier rendez-vous.
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Mais vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous faisiez ces choix ? Personnellement, lorsque je suis au travail, je sais que je veux être pris au sérieux. Je veux que les gens se concentrent sur mon intelligence et mes compétences. Je tiens à être belle, mais j’essaie délibérément de ne pas être « sexy ». Lors d’un rendez-vous galant, je veux que mon partenaire me considère comme séduisante*. Bien sûr, j’espère que mon partenaire me considère à la fois comme intelligente et séduisante, mais si le fait d’être « intelligente » est important au travail, il peut être moins pertinent de montrer ses capacités intellectuelles lors d’un rendez-vous galant.
Une nouvelle étude menée par Gray et ses collègues1 contribue à expliquer en termes plus scientifiques pourquoi notre apparence physique influence la perception que les autres ont de nous. Dans une série de six études, ils ont constaté que le fait de se concentrer sur le corps d’une personne tend à nous amener à penser moins à ses capacités et plus à ses émotions. Ces résultats contrastent avec ceux d’étudesantérieures2, qui suggéraient que le fait de se concentrer sur le corps d’une personne (en particulier des femmes) incitait les autres à l’objectiver et à ne pas tenir compte de son « esprit ». Gray et ses collègues affirment que le fait de regarder le corps des autres modifie la façon dont nous les percevons, mais ne nous amène pas nécessairement à les considérer de façon plus négative. Nous nous concentrons plutôt sur des qualités telles que leurs perceptions et leurs vulnérabilités, ce qui est important dans certains contextes. Par exemple, lorsque nous sommes physiquement intimes avec une autre personne, il est logique de se concentrer sur ses émotions et ses perceptions de l’expérience partagée.
Selon les propres termes des chercheurs (p. 1218), « les personnes perçues en fonction de leurs caractéristiques physiques ne sont pas complètement dépourvues d’esprit, mais sont au contraire perçues comme possédant un esprit différent, un esprit […] relativement plus capable de douleur, de plaisir et d’émotion ». Il est intéressant de noter que ces conclusions s’appliquent aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Choisissez donc vos vêtements avec soin. Les implications pourraient être plus importantes qu’on ne le pensait jusqu’à présent.
*Avertissement : je suis mariée depuis dix ans, donc un rendez-vous avec mon mari n’est pas tout à fait la même chose qu’un « premier rendez-vous », mais certains des mêmes principes s’appliquent.
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1Gray, K., Knobe, J., Sheskin, M., Bloom, P. et Barrett, L. F. (2011). Plus qu’un corps : Mind perception and the nature of objectivation. Journal of Personality and Social Psychology, 101, 1207-1220.
2Fredrickson, B. L., Roberts, T.A., Noll, S. M., Quinn, D. M., & Twenge, J. M. (1998). That swimsuit becomes you : Sex differences in self-objectification, restrained eating, and math performance. Journal of Personality and Social Psychology, 75, 269-284.
Dr. Charlotte Markey – Articles surla science des relations | Site web/CV
Les recherches du Dr Markey portent sur des questions centrales de la psychologie du développement et de la santé. Elle s’intéresse notamment aux influences sociales sur les comportements alimentaires (alimentation, régimes, image corporelle) dans les relations parents-enfants et dans les relations amoureuses.
Source de l’image : planetgreen.discovery.com ![]()