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Le Botox (onabotulinum A) fait partie d’une classe de médicaments neurotoxiques qui bloquent l’activation des muscles. L’injection de Botox dans les muscles faciaux situés sous les rides entraîne le relâchement de ces muscles, ce qui a pour effet de lisser la peau qui les recouvre. Si ce traitement peut faire paraître la peau plus jeune, il peut également affecter la capacité d’exprimer des émotions, la capacité d’éprouver des émotions et la capacité de communiquer efficacement avec les autres.
Dans une étude récente publiée dans l’Aesthetic Surgery Journal, un groupe a examiné les expressions faciales spontanées de sujets de recherche avant et après des injections de Botox dans les muscles corrugateurs, responsables de la formation des lignes verticales entre les sourcils observées dans l’expression d’une variété d’émotions. Cette région du visage est communément appelée la zone des « onze ». Il n’est pas surprenant que le traitement au Botox ait eu un effet significatif sur la perception de la colère et de la surprise chez les patients étudiés.
Non seulement le Botox affecte la façon dont les autres perçoivent les émotions d’une personne, mais il peut également avoir un impact sur l’expérience émotionnelle de ceux qui ont reçu les injections. Dans une étude, les participants ont reçu soit des injections de Botox, soit un produit de comblement des rides (Restylane), qui ne paralyse pas les muscles, et ont été invités à regarder des clips vidéo émotionnels. Les participants ayant reçu des injections de Botox se sont déclarés moins émotifs face aux clips vidéo. Cette découverte confirme l’hypothèse de la rétroaction faciale, qui suggère que nos expressions faciales peuvent influer sur notre expérience émotionnelle.
Le concept d’interaction entre l’expression faciale et l’expérience émotionnelle a été exploré pour la première fois dans une étude réalisée par Strack et al. en 1988. Dans cette entreprise novatrice, les chercheurs ont constaté qu’en demandant à des sujets de tenir un stylo entre leurs dents (ce qui active les muscles responsables du sourire) tout en regardant des dessins animés, les sujets faisaient état d’un humour plus intense que les sujets qui regardaient le même dessin animé avec des stylos tenus entre leurs lèvres (ce qui inhibe la capacité à sourire correctement). Une autre étude a montré que l’injection de la zone « elevens » entraînait une diminution de l’activation des principaux centres émotionnels du cerveau (par exemple, l’amygdale) sur l’IRM fonctionnelle lorsque les sujets regardaient passivement des images de colère. Cela confirme le concept selon lequel la musculature faciale n’exprime pas seulement les états d’âme, mais les régule également, ce qui pourrait expliquer en partie le succès de l’utilisation du Botox dans le traitement de la dépression.
Enfin, il convient de prendre en considération le phénomène de l’incarnation. La théorie de l’incarnation stipule que le traitement des informations émotionnelles, telles que les expressions faciales, inclut la reproduction des mêmes émotions sur son propre visage. Par exemple, lorsque nous observons un sourire, notre visage a tendance à sourire de manière automatique et souvent imperceptible alors que nous essayons de donner un sens à cette expression. Par conséquent, si l’un ou les deux membres d’une interaction entre deux personnes sont confrontés à une altération de leur capacité à faire des expressions faciales, la communication non verbale entre ces deux parties sera affectée et il sera peut-être plus difficile de se comprendre l’un l’autre.
Outre la réduction évidente des rides grâce aux injections de Botox, il existe une altération correspondante de l’expression émotionnelle, de l’expérience émotionnelle et de la communication interpersonnelle. Compte tenu des implications de ces effets moins considérés, il convient d’être très prudent dans le conseil et la prise de décision concernant ces traitements.