Auto-efficacité érectile et désir sexuel réceptif

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THE BASICS

Points clés

  • Le désir réactif est plus authentique et changeant que le désir dépendant d’une érection spontanée.
  • L’acceptation d’une fonction sexuelle large et flexible est motivante. Abandonner : sexe = rapport sexuel.
  • Adopter une stratégie à la fois de réponse au désir et d’auto-efficacité érectile.

On croyait que l’essence de la sexualité masculine était une réponse sexuelle inconsciente et totalement fiable – érection spontanée, rapport sexuel et éjaculation. La grande majorité des hommes apprennent la sexualité comme étant autonome et totalement fiable. Ils en font l’expérience tout au long de leur vie de jeune adulte et jusqu’à l’âge mûr. Cependant, après un événement sensibilisant (il n’a pas d’érection suffisante pour un rapport sexuel), il revient rarement à une fonction sexuelle autonome. Cette expérience érectile sensibilisante se produit généralement entre 35 et 55 ans, bien qu’elle puisse survenir à l’âge de 16 ans ou seulement à l’âge de 76 ans.

L’objectif du traitement biomédical est de rétablir une érection prévisible et des rapports sexuels en utilisant du Viagra ou des injections dans le pénis. L’hypothèse est que la clé pour surmonter la dysfonction érectile (DE) est de retrouver une fonction érectile prévisible favorisée par une intervention médicale autonome. En revanche, le modèle « good enough sex » (GES) préconise un processus axé sur le partage du plaisir plutôt que sur la performance sexuelle individuelle. La ligne directrice : 85 %, ou plus, des rapports sexuels passent du confort au plaisir, à l’excitation, au flux érotique, au rapport sexuel et à l’orgasme. Lorsque les rapports sexuels ne se déroulent pas comme prévu, l’homme psychologiquement sain se dit (sans s’excuser ni paniquer) qu’il n’y aura pas de rapports sexuels cette nuit. Il passe à un scénario sensuel ou érotique qui peut être synchrone ou asynchrone. C’est bien, mais c’est mieux pour l’un des partenaires.

L’homme et sa partenaire développent leur efficacité érectile en identifiant les facteurs psychologiques, relationnels et biomédicaux qui favorisent la fonction érectile. Sur le plan psychologique, cela inclut l’anticipation sexuelle, le sentiment de mériter le plaisir sexuel et un sentiment de défi plutôt que d’anxiété de performance. Sur le plan relationnel, il se tourne vers son partenaire, qu’il considère comme son allié intime et érotique, et non comme une personne pour laquelle il doit accomplir une performance. Ils partagent des scénarios sensuels, ludiques et érotiques axés sur le plaisir. Sur le plan biomédical, outre l’utilisation de médicaments pro-érection comme le Cialis ou l’utilisation d’injections péniennes, il modifie ses habitudes comportementales, notamment en améliorant son sommeil, en arrêtant de fumer, en réduisant sa consommation d’alcool et en pratiquant la pleine conscience. Ces changements renforcent l’auto-efficacité érectile, y compris la capacité à accepter le plaisir sans rapport sexuel.

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La stratégie traditionnelle était hiérarchique, rétablissant d’abord la fonction érectile et dépendant ensuite de l’érection spontanée pour le désir. La nouvelle stratégie thérapeutique, plus motivante, est une approche à la fois positive et négative, qui englobe le désir sexuel réceptif et l’auto-efficacité érectile. Le désir réceptif est plus authentique et changeant. Le désir réceptif ne dépend pas d’une érection ; il peut commencer un rapport sexuel en étant neutre. En donnant et en recevant des touchers sensuels et ludiques et en étant conscient de ses sentiments positifs et de la réceptivité de sa partenaire, il éprouve des sensations de 2 à 4 (excitation subjective, 10 étant l’orgasme). Le désir survient après l’expérience du plaisir. Il n’a pas besoin d’une érection pour éprouver du désir. L’une des principales raisons pour lesquelles les hommes échouent avec le Viagra est que, dès que l’érection commence (excitation subjective 4 ou 5), ils se précipitent pour avoir des rapports sexuels parce qu’ils ont peur de perdre leur érection. Une technique pour promouvoir l’auto-efficacité érectile consiste à ne pas passer aux rapports sexuels tant que l’homme ne se sent pas très excité (excitation subjective de 8).

L’auto-efficacité érectile ne promet pas un retour à des performances sexuelles parfaites. Au contraire, l’auto-efficacité érectile favorise le confort sexuel et la confiance en soi grâce à un répertoire large et flexible comprenant des scénarios sensuels, ludiques et érotiques en plus des rapports sexuels. Les femmes acceptent beaucoup plus facilement que les hommes les concepts de désir réceptif, d’ESG, de sexualité élargie et de sexualité ne se limitant pas aux rapports sexuels. Les hommes peuvent apprendre que le désir réceptif et l’adoption d’une sexualité élargie, tout en abandonnant la dépendance à l’égard de l’érection spontanée et des rapports sexuels, sont la clé d’une sexualité masculine et conjugale saine tout au long de l’âge adulte, en particulier avec le vieillissement.