Signes de surengagement et moyens d’y mettre fin

Avez-vous déjà eu l’impression d’être un hamster surmené qui tourne inlassablement dans une roue sans faire de réels progrès ? Au travail, vous repoussez sans cesse vos limites, et lorsque vous rentrez chez vous, un ensemble de responsabilités tout aussi intimidant vous attend. Votre esprit ne se repose jamais, vous êtes constamment fatigué, mais vous n’arrivez pas à trouver la raison de cette fatigue incessante. Il se peut que vous soyez pris au piège d’un engagement excessif et que vous acceptiez plus que ce que vous pouvez gérer, tant dans votre vie professionnelle que personnelle.

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Une étude[1] réalisée par l’entreprise de formation au leadership VitalSmarts révèle que cette habitude de surengagement n’est pas rare. La majorité d’entre nous est constamment débordée. L’enquête a révélé que 60 % d’entre nous acceptent régulièrement d’entreprendre plus que ce qu’ils peuvent réaliser de manière réaliste. Un pourcentage important (20 %) admet avoir déjà atteint sa limite.

De plus, cette tendance n’est pas unique. Beaucoup d’entre nous ont plus de tâches qu’ils ne peuvent en accomplir, et cette tendance se poursuit sans relâche. L’étude a également révélé que la plupart des gens ont un nombre étonnant de tâches sur leur liste de tâches hebdomadaires, et encore plus sur leur liste de tâches à vie.

Ce surengagement fait des ravages sur notre état mental, provoquant stress, inquiétude et sentiment d’être débordé. De plus, il nous empêche d’être pleinement présents dans notre vie. L’étude a révélé qu’un nombre considérable de personnes interrogées étaient rarement présentes en raison de leur liste de tâches écrasante.

La vie ne devrait pas se résumer à cocher des tâches sur une liste de contrôle. Reconnaître le surengagement et prendre des mesures pour le contrôler peut aider à retrouver un équilibre dans notre vie. C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Signes d’un engagement excessif

Il n’est pas toujours facile de savoir si l’on est à la limite du surengagement. Mais si vous savez quels sont les signes à surveiller, vous pouvez corriger le tir avant que l’équilibre entre votre vie professionnelle et votre vie privée ne devienne incontrôlable. Voici quelques symptômes courants du surengagement.

Se sentir constamment débordé et épuisé.

C’est une chose d’être occupé, mais c’en est une autre d’avoir l’impression d’être perpétuellement submergé et vidé.

Par exemple, vous pouvez être amené à jongler avec de multiples projets au travail et dans votre vie personnelle, ce qui provoque cette sensation. Imaginez un parent qui travaille et qui essaie de concilier une carrière exigeante et des obligations familiales, et qui se sent comme un jongleur avec trop de balles en l’air et trop peu de mains.

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Négliger le bien-être personnel et les soins personnels.

Le surengagement nous amène souvent à ignorer nos besoins fondamentaux. Il se peut que vous manquiez des repas, que vous ne dormiez pas assez ou que vous ne fassiez pas d’exercice physique.

Par exemple, un employé de bureau qui se tue à la tâche pour répondre aux attentes de son travail et qui se nourrit essentiellement de fast-food, faute de temps ou d’énergie pour préparer un repas sain. Maintenir ce mode de vie à long terme n’est pas viable et peut entraîner de graves problèmes de santé.

Avoir peu ou pas de temps libre pour la détente ou les loisirs.

Un autre signal d’alarme est lorsque chaque minute de votre journée est remplie d’obligations et d’engagements, ce qui ne vous laisse pas le temps de vous détendre.

Prenons l’exemple d’un jeune professionnel qui passe ses week-ends penché sur son ordinateur portable, à rattraper son retard au lieu de s’adonner à un passe-temps ou de se détendre. Ce travail constant sans répit peut rapidement conduire à l’épuisement professionnel.

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Ne pas respecter les délais ou faire des erreurs fréquemment.

Lorsque votre assiette est trop chargée, la qualité de votre travail peut s’en ressentir et les délais peuvent commencer à se dérober.

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Un exemple pourrait être celui d’un freelance qui est trop désireux de satisfaire ses clients et qui finit par accepter plus de projets qu’il ne peut en traiter. Le résultat final ? Des clients déçus, des délais non respectés et un freelance stressé.

Les causes profondes du surengagement

Qu’est-ce qui provoque cette épidémie de surengagement ? Selon la même étude de VitalSmarts, les raisons pour lesquelles les gens se surchargent peuvent se résumer à quelques facteurs clés :

  • La plupart des personnes interrogées (73%) s’engagent trop parce qu’elles veulent être utiles, accommodantes et polies.
  • Plus de la moitié d’entre eux (56%) ont tendance à se plonger dans les problèmes et à les résoudre, même si ces problèmes ne sont pas vraiment les leurs.
  • Environ 39 % sont pris dans des situations ambiguës, avec des limites floues quant aux tâches qu’ils doivent accepter ou rejeter.
  • Travailler avec des figures d’autorité qui posent des exigences non négociables est un facteur pour 38% des personnes interrogées.
  • Environ 32% ont du mal à dire « non » ou à renégocier des engagements.

D’une manière générale, ces raisons de surengagement peuvent être regroupées en trois catégories :

1. La peur de manquer quelque chose(FOMO) et la tendance à satisfaire les gens.

Par exemple, une personne peut se sentir obligée d’assister à des événements sociaux plus par obligation que par intérêt. Prenons l’exemple d’une personne qui se retrouve à de multiples fêtes et réunions, non pas parce qu’elle les apprécie, mais parce qu’elle craint de décevoir ses amis si elle ne s’y présente pas.

2. Sous-estimer le temps et l’énergie nécessaires aux engagements.

Souvent, les gens surestiment leur productivité ou leur capacité à effectuer plusieurs tâches à la fois. Par exemple, un bénévole bien intentionné peut s’inscrire à une multitude de tâches, croyant sincèrement qu’il a la capacité de les mener à bien, pour finalement se retrouver submergé et incapable de respecter ses engagements.

3. Difficulté à fixer des limites et à dire non.

Il peut être difficile de refuser une demande d’aide, surtout lorsque cela induit un sentiment de culpabilité ou d’anxiété. Imaginez un professionnel qui s’efforce de refuser des responsabilités professionnelles supplémentaires de peur que cela n’entrave sa progression de carrière.

Une fois que vous savez ce qui motive votre tendance à en faire trop, vous pouvez commencer à élaborer des stratégies pour la gérer efficacement.

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Comment arrêter de trop s’engager

Le surengagement peut sembler un problème insurmontable, mais c’est un problème qui a une solution. Si vous avez du mal à sortir de la roue de hamster sans fin du surengagement, voici quelques stratégies qui pourraient vous aider.

1. Hiérarchiser et évaluer les engagements

La première étape pour surmonter le surengagement consiste à évaluer tous vos engagements actuels. Posez-vous la question :

Ces tâches sont-elles vraiment importantes ? Correspondent-elles à mes objectifs personnels ou professionnels ?

Certains engagements peuvent sembler attrayants, mais ils ne contribuent pas nécessairement à la réalisation de vos objectifs à long terme.

Supposons que vous jonglez avec plusieurs rôles au travail tout en étant actif au sein de la communauté. Bien que ce travail communautaire soit gratifiant, il peut nuire à votre rendement au travail et à votre bien-être personnel. Dans ce cas, il peut être utile d’évaluer vos engagements. Vous pourriez décider de réduire le nombre d’heures consacrées au service communautaire ou de déléguer des tâches afin de mieux vous concentrer sur vos responsabilités professionnelles et votre bien-être personnel.

L’important est de peser la valeur et la pertinence d’un engagement avant de l’accepter. Le fait de hiérarchiser et d’évaluer vos engagements peut vous aider à réduire le surengagement et à canaliser votre énergie vers les tâches qui sont vraiment importantes pour vous.

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J’ai rédigé un guide sur la manière d’établir des priorités, que vous pouvez consulter ici : Comment établir des priorités lorsque tout semble important ?

2. Contrôler et ajuster les engagements si nécessaire

Le surengagement n’est pas un problème ponctuel, mais une habitude qui peut revenir dans votre vie si elle n’est pas contrôlée. Il est donc nécessaire de contrôler et d’ajuster régulièrement vos engagements en fonction de l’évolution de la situation. Il se peut qu’une obligation qui était auparavant gérable devienne une source de stress en raison de changements survenus dans d’autres domaines de votre vie.

Les free-lances le savent probablement bien. Les free-lances traitent généralement un certain nombre de projets par mois. S’ils se retrouvent soudainement aux prises avec un problème personnel ou une mission particulièrement difficile, ils peuvent être amenés à réévaluer leur charge de travail et à accepter moins de nouveaux projets. En gardant constamment un œil sur leurs engagements et en s’adaptant si nécessaire, ils peuvent éviter de trop s’engager et maintenir une charge de travail durable.

N’oubliez pas que la vie n’est pas statique et que vos engagements ne le sont pas non plus. Pour gérer le surengagement, il est essentiel d’être conscient de ses limites et d’adapter ses engagements en fonction des besoins.

3. Apprendre l’art de dire non

L’un des outils les plus efficaces pour lutter contre le surengagement est un mot petit mais puissant : non.

Nous nous sentons souvent obligés d’accepter toutes les demandes ou opportunités qui se présentent à nous, mais apprendre à dire « non » aux demandes non essentielles peut réduire considérablement le stress et libérer du temps pour des engagements plus importants.

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Par exemple, un parent qui travaille peut voir ses week-ends remplis d’invitations à des événements sociaux, ce qui lui laisse peu de temps pour sa famille. En maîtrisant l’art de décliner poliment les engagements non essentiels, il peut dégager son emploi du temps pour privilégier les moments de qualité avec sa famille.

Bien sûr, dire « non » est plus facile à dire qu’à faire, surtout quand on craint de décevoir les autres. Lisez l’article de Leo Babauta intitulé The Gentle Art of Saying No for a Less Stressful Life (L’art délicat de dire non pour une vie moins stressante ) pour savoir comment faciliter le processus.

Chaque « oui » que vous donnez est un « non » à quelque chose d’autre – peut-être même à quelque chose de plus important.

4. Fixer des limites et s’y tenir

Les limites sont comme des clôtures invisibles qui nous aident à délimiter où s’arrêtent nos responsabilités et où commencent celles des autres. Elles nous empêchent d’assumer des tâches qui ne nous incombent pas, libérant ainsi nos ressources pour nous concentrer sur nos véritables engagements.

Prenons l’exemple d’un professionnel qui est souvent entraîné dans des réunions ou des tâches qui ne relèvent pas de son champ d’action. Il peut se sentir obligé de donner un coup de main, mais cela peut entraîner une surcharge de son emploi du temps et une baisse de ses performances dans le cadre de son travail. En fixant des limites, il peut communiquer clairement ce qu’il peut et ne peut pas accepter, évitant ainsi un engagement excessif.

Il est essentiel de fixer et de communiquer ces limites de manière respectueuse. Expliquez à vos collègues ou à vos supérieurs que, bien que vous soyez désireux de les aider, le fait d’accepter des tâches supplémentaires pourrait compromettre la qualité de votre travail. Il s’agit de protéger votre capacité à respecter les engagements que vous avez déjà pris.

Fixer des limites ne signifie pas être égoïste ou ne pas coopérer. Il s’agit de comprendre ses limites et de s’assurer que l’on peut s’acquitter efficacement de ses responsabilités. C’est un signe de conscience de soi et de respect pour son propre temps et ses efforts, ainsi que pour ceux des autres.

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Cela peut sembler inconfortable au début, mais cela devient plus facile avec la pratique et peut aider à prévenir le surengagement à long terme.

5. Rechercher du soutien et déléguer lorsque c’est possible

Souvent, nous assumons plus que ce que nous pouvons supporter parce que nous sommes réticents à paraître faibles ou incapables. Mais chercher du soutien n’est pas un signe d’incompétence – c’est reconnaître que chacun a des limites et qu’il est essentiel de les respecter pour mener une vie équilibrée.

Pensez à un professionnel qui gère un projet important au travail. S’il essaie d’en gérer tous les aspects seul, il risque d’être débordé et la qualité du projet risque d’en souffrir. En revanche, s’il délègue des tâches aux membres de l’équipe ou demande un soutien supplémentaire, le travail est réparti et le projet peut progresser plus efficacement.

Le même principe s’applique à notre vie personnelle. Qu’il s’agisse de demander de l’aide à des amis pour un déménagement, de demander à des membres de la famille de partager les tâches ménagères ou même de rechercher une aide professionnelle pour certaines tâches, il s’agit de partager la charge afin de ne pas être surchargé.

6. Prendre soin de soi et entretenir son bien-être personnel

La culpabilité est un obstacle courant à l’autosoin, en particulier chez les aidants. Les personnes qui s’occupent d’un être cher peuvent se sentir coupables de prendre du temps pour elles-mêmes.

Cependant, il est essentiel de se rappeler que leur capacité à fournir des soins de qualité dépend de leur propre bien-être. Reconnaître ce fait peut les aider à gérer leurs attentes et à consacrer du temps à prendre soin d’eux-mêmes, ce qui leur permettra de continuer à soutenir leurs proches sans s’épuiser.

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Prendre soin de soi, c’est aussi trouver des activités qui aident à se ressourcer. Qu’il s’agisse d’exercices réguliers, de méditation, d’un passe-temps ou simplement d’un bon livre, il est essentiel d’intégrer ces activités à votre routine.

Je trouve souvent la paix lorsque je médite le matin. En consacrant chaque jour du temps à cette activité, je commence ma journée avec de l’énergie, ce qui améliore ma productivité et mon humeur pour le reste de la journée.

Prendre soin de soi n’est pas un luxe, c’est un entretien. Il s’agit de reconnaître que vous aussi avez besoin d’être nourri et soigné.

Réflexions finales

Le surengagement est un phénomène très répandu dans notre société au rythme effréné et toujours en mouvement. Il peut nuire considérablement à votre bien-être général, entraînant du stress, des inquiétudes, un sentiment d’accablement et une distraction constante du moment présent. Mais il n’est pas nécessaire d’en arriver là.

Faites le point sur vos engagements, évaluez ce qui compte vraiment et commencez à réduire votre charge.

En appliquant les stratégies décrites ci-dessus, vous pouvez commencer à reprendre le contrôle de votre vie et à adopter un mode de vie plus sain et plus équilibré.

TL;DR

Vous n’avez pas le temps de lire l’article complet ? Lisez ceci.

Signs You’re Overcommitted & How To Stop It

Le surengagement est un problème très répandu qui affecte la vie professionnelle et personnelle des gens, entraînant du stress, de l’inquiétude et un sentiment d’accablement permanent.

Les signes les plus courants d’un surengagement sont le sentiment d’être constamment débordé, la négligence des soins personnels, l’absence ou le manque de temps libre pour se détendre et le fait de manquer fréquemment des échéances ou de commettre des erreurs.

Les causes profondes du surengagement sont souvent la peur de manquer quelque chose, la sous-estimation du temps et de l’énergie nécessaires à l’accomplissement d’une tâche et la difficulté à fixer des limites ou à dire non.

L’établissement de priorités et l’évaluation des engagements peuvent aider les individus à aligner leurs obligations sur leurs objectifs personnels et à maintenir une charge de travail gérable.

Un suivi régulier et une adaptation des engagements peuvent éviter la surcharge et permettre une meilleure gestion du temps.

Apprendre à dire non et fixer des limites claires peut aider les individus à éviter les tâches inutiles et à se concentrer sur leurs priorités.

La recherche de soutien et la délégation de tâches peuvent alléger la pression, répartir la charge de travail et améliorer la gestion globale des tâches.

Prendre soin de soi et entretenir son bien-être personnel, notamment en faisant régulièrement de l’exercice et en s’adonnant à des passe-temps, est essentiel pour gérer le stress et prévenir l’épuisement professionnel.

Reconnaître et traiter le surengagement est vital pour le bien-être général et pour atteindre un équilibre de vie plus sain.