La douleur chronique peut endommager durablement le cerveau

La douleur chronique peut endommager et modifier votre cerveau. Si vous vivez avec une douleur chronique, vous savez à quel point les effets peuvent être dévastateurs et étendus sur votre vitesse de traitement mental, votre humeur et votre mémoire.

🔥 Produits recommandés : Canon EOS R6 IIDJI Mini 4 ProMacBook Pro M4

Des recherches menées sur des humains et des souris ont révélé que la douleur chronique exerce des effets mesurables sur le cerveau et que ces changements peuvent perdurer même lorsque la douleur a cessé. De ce point de vue, la douleur chronique n’est pas seulement un problème quotidien gênant qui affecte de nombreuses personnes dans le monde. Elle est également une cause fréquente de lésions cérébrales qui peuvent accroître considérablement le risque d’anxiété, de dépression et de dysfonctionnement cognitif chez les personnes qui en souffrent.

Comment la douleur modifie-t-elle le cerveau ?

Des chercheurs de la Northwestern University ont examiné le fonctionnement du cerveau chez des humains et des souris souffrant de douleurs chroniques. Ils ont tout d’abord étudié les différences de fonctionnement mental entre les personnes souffrant de douleurs chroniques et celles qui n’en souffraient pas. À l’aide de scanners cérébraux, les chercheurs ont découvert que les personnes souffrant de douleurs à long terme, telles que les maux de dos (définis comme étant d’une durée supérieure à six mois), présentaient des signes de rétrécissement de l’hippocampe. Ce phénomène est important, car l’hippocampe est une zone de matière grise du cerveau responsable de l’apprentissage et de la mémoire. Elle est représentée en rouge sur l’image ci-dessous :

Hippocampus

    Image : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3c/MRI_Location_Hippocampus_up..png

    La douleur fait vieillir le cerveau

    Les chercheurs rapportent que la douleur chronique, telle que la sciatique, peut entraîner un rétrécissement de la matière grise du cerveau allant jusqu’à 11 % par an, contre 0,5 % chez les humains en bonne santé. En d’autres termes, une douleur de longue durée accélère considérablement le processus habituel de vieillissement. Ce processus a à son tour un impact significatif sur une série de fonctions mentales telles que la capacité à apprendre, à gérer l’anxiété et à s’engager dans une régulation appropriée des émotions.

    Les personnes qui en souffrent courent donc un risque accru de troubles émotionnels. Outre l’hippocampe, une autre région du cerveau affectée par la douleur chronique est l’amygdale, mise en évidence sur l’image ci-dessous. L’amygdale joue un rôle important dans la régulation de la peur, ce qui peut expliquer pourquoi les personnes dont le volume de l’amygdale est réduit sont plus susceptibles de souffrir d’anxiété.

    brainlabelled

      Image : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/ad/EQbrain_optical_stim_en.jpg

      Les chercheurs ont également étudié les effets de la douleur sur les structures et les processus cérébraux à l’aide d’études animales. Ils ont découvert que, par rapport aux souris menant une vie sans douleur, les animaux vivant avec une douleur chronique avaient des difficultés dans les tâches de mémoire liées aux émotions. Ils étaient également plus anxieux en général que les souris témoins. Le cerveau des souris affectées avait du mal à développer de nouvelles connexions neuronales dans l’hippocampe.

      En général, les humains et les rongeurs peuvent former de nouvelles connexions dans cette zone du cerveau, ce qui explique pourquoi nous pouvons continuer à acquérir de nouvelles connaissances et compétences tout au long de notre vie. Toutefois, lorsque l’hippocampe ne peut plus établir ces connexions, comme c’est le cas chez les personnes souffrant de douleurs chroniques, les performances mentales s’en ressentent.

      ADVERTISING

      Si la douleur persiste, les lésions peuvent s’aggraver

      Pourquoi la douleur chronique entraîne-t-elle un rétrécissement de la matière grise ? Il est possible qu’en cas de douleur chronique , les cellules nerveuses du cerveau soient soumises à une charge inhabituellement élevée, ce qui signifie qu’elles sont moins capables de former de nouvelles connexions avec d’autres cellules. Au fur et à mesure que la douleur chronique se prolonge, elle peut devenir de moins en moins sensible aux traitements conventionnels de la douleur en raison des altérations de ces zones du cerveau.

      Des moyens naturels pour lutter contre la douleur chronique

      Étant donné que la douleur chronique peut provoquer des lésions cérébrales, il est important de la maîtriser le plus tôt possible. Outre la médecine conventionnelle, il existe de nombreux moyens de réduire naturellement la douleur. Les méthodes naturelles de réduction de la douleur comprennent l’acupuncture, les massages, l’hypnose, la thérapie cognitivo-comportementale, le yoga et les remèdes à base de plantes. N’oubliez pas de toujours consulter votre praticien de santé habituel avant d’essayer un nouveau traitement.