Nous apprenons chaque jour de notre vie, dès notre naissance. Sans nous en rendre compte, nous utilisons au moins l’une des trois étapes de l’apprentissage pour acquérir des connaissances et nous développer en tant qu’individus : l’apprentissage cognitif, l’apprentissage associatif ou l’apprentissage autonome.
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Chacune de ces étapes d’apprentissage est très différente de l’autre. Ces étapes peuvent être suivies progressivement, une étape venant avant l’autre, ou individuellement, chacune constituant une méthodologie d’apprentissage à part entière. Dans toute situation impliquant des opportunités d’apprentissage, une personne cherchant à acquérir des connaissances décide inconsciemment de les acquérir d’une certaine manière, en se basant sur l’une ou l’autre des trois étapes mentionnées ci-dessus, ou sur une combinaison de celles-ci.
Si vous voulez apprendre plus vite, il est important que vous sachiez à quel stade d’apprentissage vous vous trouvez et quelles sont les étapes à suivre pour passer aux stades d’apprentissage suivants.
Étape 1 : Apprentissage cognitif
L’apprentissage cognitif vise à développer une compréhension globale des compétences. Il implique les étudiants dans le processus d’apprentissage, les amenant à utiliser leur cerveau plus efficacement pour établir de nouvelles connexions à partir des connaissances déjà stockées dans leur esprit. Il améliore la compréhension, aide à développer des compétences en matière de résolution de problèmes et favorise l’apprentissage à long terme[1].
Cette étape peut également être considérée comme la première phase de l’apprentissage, au cours de laquelle l’apprenant observe, écoute et établit des liens sur la base des connaissances qu’il a déjà acquises. Ces connaissances peuvent avoir été acquises par un apprentissage conscient ou inconscient.
Au stade cognitif, les connaissances peuvent être acquises par l’une des méthodes suivantes :
Apprentissage implicite
L’apprentissage implicite a lieu lorsque l’apprenant n’est pas conscient du fait qu’il est en train d’apprendre. Il n’implique pas d’instructions spécifiques, mais plutôt des indices verbaux et visuels et se déroule généralement dans un contexte social.
Un enfant qui apprend à parler est un exemple de connaissance acquise de manière implicite : il apprend dans un contexte social sans être enseigné par un instructeur.
Ce type d’apprentissage est bien conservé pendant de nombreuses années et résiste aux changements psychologiques des individus. Il est meilleur pour la reproduction des compétences et est indépendant de l’âge et du QI.
Apprentissage explicite
L’apprentissage explicite se produit lorsqu’une personne recherche activement des occasions d’apprendre. Cela peut impliquer ou non un enseignant et nécessite des indices verbaux et visuels.
Un bon exemple de ce type d’apprentissage serait d’apprendre à faire du vélo. La personne qui veut faire du vélo peut essayer d’apprendre par elle-même, imiter les actions d’une autre personne (indices visuels) ou demander des instructions à quelqu’un qui sait déjà comment faire (indices verbaux).
L’apprentissage explicite conditionne le cerveau à résoudre des problèmes et à apprendre de nouveaux concepts.
Apprentissage collaboratif
L’apprentissage collaboratif est le type d’apprentissage le plus couramment utilisé dans les établissements d’enseignement. Il implique divers degrés de collaboration entre l’apprenant, le formateur et les autres étudiants.
Un instructeur fournit des connaissances et aide les étudiants à les comprendre. Les étudiants sont ensuite invités à discuter des informations nouvellement acquises, à les relier aux connaissances acquises précédemment et à les utiliser dans le cadre de leur travail.
L’apprentissage collaboratif accroît les capacités de réflexion, de communication verbale et de leadership de l’élève, tout en favorisant l’estime de soi, l’acceptation de points de vue différents et les interactions entre l’élève, l’enseignant et l’élève.
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Apprentissage coopératif
Dans les phases d’apprentissage, l’apprentissage coopératif est structuré de manière à ce que les étudiants interagissent entre eux et avec l’instructeur, que les instructions soient suivies et que les meilleures compétences et qualités soient observées et apprises.
L’apprentissage coopératif s’observe le mieux dans un environnement où l’on acquiert également des connaissances pratiques. Les terrains de jeu et les laboratoires scientifiques sont de bons exemples d’environnements d’apprentissage coopératif.
Ce type d’apprentissage cognitif permet d’accroître la capacité de rétention et la confiance en soi et d’établir des relations. Il offre des possibilités de soutien social et contribue à améliorer l’attitude et la tolérance à l’égard de l’autorité et même de ceux qui sont différents des autres.
Apprentissage par observation
L’apprentissage par observation est l’acquisition de connaissances par l’observation et l’imitation des autres.
Il s’agit d’une méthode d’apprentissage efficace, car elle fait de l’apprentissage une activité agréable, encourage les interactions sociales, améliore la mémoire et influence les comportements.
Albert Bandura a prouvé l’efficacité de l’apprentissage par observation avec son expérience sur la poupée Bobo, où les enfants qui voyaient un adulte frapper la poupée la frappaient également[2]. Les enfants qui n’ont pas vu la poupée Bobo se faire frapper ne l’ont pas fait non plus.
Ce type d’apprentissage peut être positif, comme l’apprentissage de la compassion et de l’esprit sportif, ou négatif, comme l’apprentissage de la peur des serpents ou des araignées simplement parce que quelqu’un autour de nous en a peur.
Pour en savoir plus sur l’apprentissage par observation, consultez cet article : Comment utiliser l’apprentissage par observation pour apprendre efficacement
Un apprentissage utile
L’apprentissage significatif se produit lorsqu’un concept a été pleinement compris et qu’il est appliqué dans la pratique. Il s’agit d’une méthode d’acquisition des connaissances orientée vers un objectif, à l’opposé de l’apprentissage par cœur.
Un bon exemple de ce style d’apprentissage serait un étudiant en chimie qui apprendrait en classe que le mélange de certains produits chimiques entraînerait une réaction explosive. Cette connaissance l’empêchera de mélanger ces produits chimiques dans le laboratoire.
L’apprentissage significatif est un style d’apprentissage durable, car il exige de relier les nouvelles informations aux connaissances précédemment acquises. Il est constructif et encourage l’apprentissage par le biais de différentes techniques.
Comme l’apprentissage cognitif, l’étape suivante de l’apprentissage peut également être considérée comme une méthodologie indépendante ou comme la deuxième étape d’un système d’apprentissage en trois phases.
Étape 2 : Apprentissage associatif
L’apprentissage associatif consiste à conditionner le cerveau à apprendre ou à modifier des réponses en tenant compte des stimuli proposés. Ce type d’apprentissage se produit lorsque des informations nouvelles et anciennes peuvent être reliées entre elles, ce qui donne du poids à la théorie selon laquelle les idées et l’expérience se renforcent mutuellement.
L’apprentissage associatif met l’accent sur l’acquisition de connaissances à partir de l’environnement et renforce le comportement optimal. Il conditionne le cerveau à s’attendre à des conséquences et à prendre des décisions sur la base de ces résultats attendus. Examinons les différents conditionnements de l’apprentissage associatif :
Conditionnement classique
Dans les étapes de l’apprentissage, il s’agit d’une forme d’apprentissage associatif où le cerveau est entraîné à associer une certaine conséquence souhaitée à une action[3].
À l’école, il peut s’agir de temps supplémentaire pour les jeux si les élèves terminent leurs devoirs à l’avance, tandis que dans un bureau, il peut s’agir d’une prime en espèces si les employés atteignent leurs objectifs. Dans un environnement familial, il peut s’agir d’un temps d’écran supplémentaire pour les enfants lorsqu’ils ont terminé leurs tâches ménagères.
Le conditionnement classique met l’accent sur l’apprentissage à partir de notre environnement et favorise la pensée critique. Il peut contribuer à modifier des caractéristiques indésirables chez l’apprenant et peut être utilisé pour aider à surmonter les phobies.
Conditionnement opérant
Le conditionnement opérant est l’idée que certaines actions entraîneront une récompense ou une punition. Ce type de conditionnement permet d’apprendre facilement de nouvelles leçons.
L’esprit peut être entraîné à attendre une récompense pour chaque livre terminé (laissez-passer pour les devoirs) ou une punition pour être arrivé en retard à l’école (retenue).
Cet article explique le concept d’apprentissage associatif à la lumière des conséquences positives et négatives.
Conditionnement extinctif
On parle de conditionnement extinctif lorsque le cerveau est entraîné à ne pas s’attendre à une réponse précédemment attendue lorsque certaines conditions ne sont pas remplies. Un humoriste qui met au rebut les blagues qui ne font plus rire est un bon exemple de conditionnement extinctif.
Vous pouvez utiliser ce type de conditionnement mental pour modifier un comportement existant qui peut être indésirable.
Conditionnement discriminant
On parle de conditionnement discriminant lorsque le cerveau est entraîné à s’attendre de manière fiable à un certain résultat à la suite d’un stimulus.
Un exemple serait de dresser un chien à sauter à l’ordre de « sauter » et non à l’ordre de « s’asseoir », « rester » ou « au pied ».
Après l’apprentissage associatif, nous arrivons à la troisième étape de l’apprentissage, celle qui laisse le plus de liberté à l’apprenant.
Étape 3 : Apprentissage autonome
À ce stade de l’apprentissage, les apprenants acquièrent des connaissances grâce à des efforts indépendants et développent une capacité de recherche et d’évaluation loin de l’influence des enseignants et des pairs. Les enseignants ou les mentors ne sont pas des instructeurs, mais des facilitateurs[4].
Les apprenants à ce stade final ont suffisamment de connaissances et le pouvoir de contrôler leur apprentissage. Ils recherchent des sources qui les aideront à prendre des décisions basées sur leur propre compréhension du sujet.
En outre, les apprenants sont responsables de la définition des objectifs et des buts, et doivent s’assurer que leur compréhension est claire afin d’atteindre les objectifs d’apprentissage.
L’apprentissage autonome motive les apprenants à apprendre par leur propre volonté. Ils ont la liberté de planifier, d’exécuter leur propre plan d’apprentissage et de créer des stratégies pour atteindre leurs objectifs. Ils sont conscients de leur style d’apprentissage et peuvent s’auto-évaluer.
Le bilan
Chaque étape de l’apprentissage est cruciale à sa manière. Les trois étapes de l’apprentissage – l’apprentissage cognitif, l’apprentissage associatif et l’apprentissage autonome – ont fait leurs preuves. Si vous les combinez et les utilisez comme un moyen progressif d’acquérir des connaissances et des compétences, vous pouvez devenir un apprenant tout au long de la vie et apprendre toujours à votre propre rythme.
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Crédit photo : Avel Chuklanov via unsplash.com