Lorsque nous parlons de leadership, de nombreuses personnes supposent que le leadership est toujours positif. Or, le leadership est une question d’influence et de direction. Il s’agit d’avoir la capacité d’influencer et d’avoir un impact sur les autres. Il n’y a rien d’inhérent au terme ou à la pratique qui nécessite que toutes les manifestations de leadership soient positives. Ce n’est pas le cas.
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Sans intention, un dirigeant peut créer une culture d’entreprise néfaste qui incite les collègues à se faire concurrence, à se méfier les uns des autres et à s’approprier les uns des autres. Le leadership positif n’est donc pas automatique ni nécessairement synonyme de leadership.
Pour pratiquer un leadership positif, vous devez prendre la décision intentionnelle et consciente de le faire. Le leadership positif est une décision consciente de diriger à partir d’un lieu d’intégrité et d’honnêteté. Il s’agit d’une détermination à prendre en compte l’impact de sa présence plutôt que de se reposer sur l’excuse de l’intention : Je n’avais pas l’intention de vous faire du mal ; par conséquent, l’impact de mes actions doit être ignoré.
Le leadership positif consiste à diriger à partir d’un espace de possibilités plutôt que de craintes. C’est décider de diriger d’une manière qui contribue à la société plutôt que de lui prendre. C’est se préoccuper de la réciprocité – nous aurons un impact positif sur tous ceux avec qui nous interagissons et, au lieu de prendre, nous donnerons en retour.
La valeur du leadership positif pour les organisations, les gouvernements, les campagnes politiques et les entreprises ne peut jamais être sous-estimée. Bien qu’une entité puisse disposer d’un ensemble d’employés talentueux, sans un leadership positif, l’entité ne peut pas réaliser son plein potentiel ou avoir un impact maximal. Les caractéristiques d’un leadership positif sont l’intégrité, la curiosité, le courage, la confiance et la persévérance.
1. L’intégrité
Le leadership positif consiste à être ce que l’on prétend être, même lorsque personne ne regarde.
Les leaders qui exercent un leadership positif ont un code interne qui régit la manière dont ils se présentent, dont ils interagissent avec les autres et dont ils s’y prennent pour atteindre les objectifs de l’organisation ou de l’entreprise.
Le leadership positif est synonyme d’intégrité, car pour diriger efficacement, les gens doivent croire que vous êtes qui vous dites que vous êtes et que vous ferez ce que vous dites que vous ferez. Plutôt que de poursuivre leur vision de manière téméraire, ils se préoccupent de choses telles que l’équité, la justice, les privilèges, la responsabilité sociale de l’entreprise et l’impact.
L’intégrité personnelle n’est pas seulement un mot à la mode, c’est une éthique qui guide tous les aspects de leur travail et de leur vie. Sans elle, les entreprises construisent des empires comme des piles de cartes : elles finissent par s’écrouler. L’intégrité est essentielle pour les entreprises et les marques personnelles qui veulent avoir un pouvoir durable. Un dirigeant peut exister pendant un certain temps sans agir de manière éthique, mais avec le temps, un leadership qui n’est pas accompagné d’intégrité se révélera être une imposture.
Pensez aux scandales et aux allégations d’abus sexuels qui hantent des personnes comme Harvey Weinstein. Je suis convaincu que de nombreuses personnes de son entourage connaissaient sa réputation et ne sont peut-être pas surprises que les allégations d’abus aient fini par être révélées. L’intégrité est comme une assurance ; elle vous aide à mieux dormir.
2. La curiosité
La curiosité cherche continuellement à comprendre le pourquoi et le comment. C’est une exploration sans fin de l’information plutôt qu’une quête sans fin du jugement. Les problèmes sont donc une occasion d’explorer plutôt que de diaboliser ou de critiquer.
Le leadership positif part du principe qu’il y a toujours une explication à ce que font les gens. Le leadership positif suspend le jugement et se tourne vers la curiosité. Lorsque les systèmes ne fonctionnent pas comme prévu, la première question que posent les dirigeants positifs est « pourquoi » plutôt que « qui », c’est-à-dire qui est responsable.
Il ne s’agit pas de dire que le leadership positif suspend la responsabilité au profit de quêtes philosophiques d’informations. La responsabilité est toujours présente, mais le questionnement l’est tout autant. La curiosité consiste à supposer que les informations que nous recevons sont superficielles et qu’une exploration plus approfondie est presque toujours justifiée.
3. Le courage
Le leadership positif exige du courage. Il faut avoir le courage de sortir du protocole et d’introduire une nouvelle façon d’être ou de faire.
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Le courage est nécessaire pour évaluer honnêtement ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas au sein d’une entreprise, d’une entité gouvernementale ou d’une organisation à but non lucratif. Le courage est une condition préalable pour donner un retour d’information honnête, qui à son tour est une condition préalable à la croissance et au développement professionnels.
Si les titres de PDG, de vice-président ou de directeur régional sont séduisants, les responsabilités quotidiennes sont tout autre. Les personnes qui occupent ces postes sont constamment obligées de prendre des décisions et de passer des appels qui mettront les autres en colère.
Comme je l’ai écrit dans un article pour la Chronicle of Philanthropy, les bons managers surmontent le désir d’être appréciés, parce qu’ils ne peuvent pas faire leur travail efficacement en se préoccupant de savoir si les gens qui les entourent les apprécient à chaque tournant ou à chaque saison de l’entreprise.[1] La seule façon d’y parvenir est de développer et de diriger avec courage.
Le courage permet aux dirigeants de prendre des décisions jugées difficiles mais qui seront finalement considérées comme essentielles pour la réussite future de l’entreprise.
4. La confiance
Un autre trait du leadership positif est la confiance. La confiance est l’assurance des compétences et des capacités d’une personne, mais aussi de la force du produit, de l’idée ou de l’initiative.
La confiance en soi, c’est être son propre supporter et son propre coin « Amen ». Lorsque les dirigeants ont confiance en eux, ils incitent les autres à exploiter leurs propres dons et capacités. Lorsque le leader s’épanouit, il convainc les autres qu’ils peuvent eux aussi s’épanouir.
En l’absence de confiance, les employés se méfient, les parties prenantes doutent et les investisseurs s’inquiètent. En présence de confiance, les dirigeants reçoivent la grâce et l’espace nécessaires pour faire ce qui est dans le meilleur intérêt de l’organisation ou de l’entreprise, et les employés et les parties prenantes sont plus enclins à prendre des risques qui peuvent en fin de compte être bénéfiques pour eux-mêmes et pour l’entreprise.
Il s’agit d’un élément clé, car peu de personnes sont disposées à essayer des choses qu’elles ne pensent pas pouvoir maîtriser. La confiance n’est pas seulement une source d’inspiration, elle est aussi contagieuse.
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5. Persistance
La persévérance est un trait essentiel du leadership positif. La persistance permet aux dirigeants de continuer à essayer, même en cas de déception ou d’échec. La persistance permet aux employés de croire que le succès est à portée de main et qu’ils doivent donc continuer à s’efforcer de l’atteindre.
Comme peu de choses se font rapidement, il faut faire preuve de persévérance. Les médias sociaux peuvent donner l’illusion que la réussite se fait du jour au lendemain. Ce n’est pas le cas. De nombreuses personnes s’efforcent pendant des années, voire des décennies, d’influencer le changement ou de réussir leur carrière.
J’ai un jour apporté mon soutien en matière de relations publiques à Padres y Jovenes Unidos, une organisation locale de Denver, au Colorado, qui a travaillé pendant une décennie pour parvenir à un accord qui clarifierait le rôle de la police dans les écoles et limiterait l’implication de la police dans les questions de discipline scolaire. Après dix ans de travail avec les jeunes, le district scolaire et la police locale, Padres est parvenu à un accord monumental avec toutes les parties. Il a fallu de la persévérance pour que leur objectif devienne réalité.
Diriger positivement
Pour diriger de manière positive, il faut s’engager à continuer à grandir et à vivre avec humilité. Lorsqu’une personne a atteint un certain niveau de réussite, il est facile de penser que son travail interne est terminé. Mais tant que nous vivrons, nous aurons l’occasion de nous développer et de grandir. Nous devons les saisir et ne jamais cesser de les saisir.
Chaque situation, chaque problème et chaque expérience nous donne l’occasion d’affiner notre leadership et de vérifier s’il s’agit d’un leadership positif.
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Crédit photo : CoWomen via unsplash.com