Encourager quelqu’un à demander de l’aide

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Nombreux sont ceux qui n’hésitent pas à demander de l’aide, qu’il s’agisse d’un service, d’une corvée ou d’un problème difficile. Ces personnes passent à la recherche d’une aide professionnelle, si nécessaire. Elles prennent soin de leur santé physique et mentale en faisant appel à des spécialistes lorsqu’elles en ont besoin.

D’autres, en revanche, s’abstiennent de demander de l’aide et préfèrent faire les choses par eux-mêmes. Ils sont indépendants. Privés. Vieille école. Je m’en occupe moi-même. Je me débrouillerai tout seul. Ils sont peut-être timides, réservés ou réticents à compter sur les autres. Ils ne cherchent pas à obtenir de l’aide. Il se peut même qu’ils rejettent l’aide. Il se peut aussi qu’il y ait quelque chose de plus insidieux. Ils peuvent avoir honte d’avoir besoin d’aide.

Théorie de la recherche d’aide

En clair, il y a trois étapes pour résoudre les problèmes de la vie.

1) Définir le problème : il s’agit ici de détecter un problème et de le définir. Quel est le problème exactement ? Dans quelle mesure est-il spécifique et détaillé ?

2) Analyse du problème : l’étape suivante consiste à examiner les causes et les effets de votre problème. Comment le problème affecte-t-il votre vie ? Comment affecte-t-il l’école ou le travail ? Votre problème a-t-il un impact direct ou indirect sur les autres ? Le détectez-vous ? Ou bien les autres vous disent-ils qu’ils le voient ?

3) Solution au problème : il s’agit de la dernière étape, au cours de laquelle vous mettez en œuvre les changements spécifiques nécessaires pour réduire le problème et éviter qu’il ne se reproduise.

Les personnes qui ont grandi en adoptant des comportements de recherche d’aide adaptés peuvent franchir ces étapes relativement rapidement. La recherche d’aide peut avoir un impact positif sur une personne tout au long de sa vie, en lui apportant des liens sociaux, de la confiance et du bien-être. Les personnes qui s’adaptent à la recherche d’aide peuvent trouver des solutions par elles-mêmes ou demander de l’aide à d’autres personnes. En fin de compte, ils y parviennent.

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Les personnes qui ont du mal à demander de l’aide franchissent souvent ces étapes plus lentement et préfèrent y travailler en solitaire. Elles peuvent aussi ne pas les aborder du tout, espérant que les choses s’amélioreront d’elles-mêmes. Ou qu’elles disparaîtront complètement. Les personnes qui évitent l’aide peuvent faire face à la douleur émotionnelle ou aux troubles mentaux en consommant des drogues ou de l ‘alcool. Ils peuvent aussi ne pas comprendre qu’ils ont vraiment besoin d’aide. De nombreux enfants et adultes qui évitent la psychothérapie se heurtent à des barrières culturelles, attitudinales et de croyance qui les empêchent de chercher de l’aide.

Attitudes de recherche d’aide

La théorie de la recherche d’aide postule que les personnes qui ont du mal à demander de l’aide se sentent souvent inadaptées ou peu sûres d’elles. Elles peuvent craindre d’être faibles si elles demandent de l’aide. Ou qu’elles soient considérées comme impuissantes ou inaptes. Ou pire : endommagées.

Parmi les influences négatives qui peuvent rendre la recherche d’aide si inconfortable, il y a la stigmatisation publique et l’auto-stigmatisation. La stigmatisation publique fait référence à la façon dont la société entretient des croyances négatives sur le fait de « demander de l’aide ». Dans le domaine de la santé mentale en particulier, la stigmatisation de longue date liée à la recherche d’une psychothérapie conduit de nombreuses personnes à se sentir malades, folles ou paresseuses. Bien que la science ait démontré que la maladie mentale est fondée sur la neurobiologie, certaines personnes continuent de penser à tort que les personnes qui demandent une psychothérapie sont faibles, dérangées et dangereuses.

L’autostigmatisation, c’est-à-dire la façon dont une personne se dévalorise, peut résulter de l’intériorisation des croyances négatives d’autres personnes. L’autostigmatisation diminue l’estime de soi et conduit une personne à se considérer comme socialement inacceptable si elle cherche à suivre une psychothérapie.

Comment encourager le recours à la thérapie

Si un de vos proches ou un ami souffre de problèmes de santé mentale et hésite à suivre une thérapie, il y a plusieurs choses que vous pouvez faire.

1. Écoutez : Laissez votre proche ou votre ami parler de son problème, des symptômes qu’il présente ou de la façon dont il fait face à la vie. S’il est réticent à parler, soutenez-le en ne l’obligeant pas à suivre une thérapie comme un ultimatum.

2. Réagissez : Faites savoir à votre proche que vous vous préoccupez de son bien-être. Dites-lui que vous comprenez sa réticence à consulter un conseiller professionnel en santé mentale, mais que vous lui proposerez sans doute de nouveau une psychothérapie.

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3. Prenez des nouvelles : Prendre des nouvelles de votre ami ou de votre proche par téléphone, par SMS ou par courrier électronique peut être un bon moyen de prendre de ses nouvelles. Vous pouvez suivre la situation en toute décontraction, mais veillez à ne pas l’accabler (ou vous accabler vous-même) avec l’objectif de la psychothérapie.

4. Suivez vous-même une psychothérapie : Si vous êtes très inquiet, vous pouvez consulter vous-même un professionnel de la santé mentale. Le thérapeute peut vous aider à formuler un plan plus stratégique pour aider votre proche à obtenir de l’aide. Il peut aussi vous aider à accepter les limites que votre ami ou votre proche a imposées à vos interventions.

5. Prévoyez un plan d’urgence : Même si vous n’êtes pas en mesure d’amener votre proche ou votre ami à un spécialiste de la santé mentale, sachez que vous pouvez toujours intervenir si nécessaire. En cas d’urgence, par exemple en cas d’automutilation, de pensées suicidaires, de crises psychotiques, de délires ou de comportements à risque, vous pouvez toujours appeler le 911 et demander à la police d’amener votre proche au service des urgences de l’hôpital le plus proche. De là, il recevra l’attention mentale et médicale dont il a besoin.