Points clés
- Les désaccords qui se transforment en reproches et en honte peuvent causer des blessures et des dommages à long terme.
- Comprendre comment gérer les conflits lorsqu’ils surviennent peut nous aider à établir des liens plus forts et plus authentiques avec les autres.
- Pour gérer habilement un conflit avec quelqu’un d’autre, il faut lui accorder toute son attention et lui témoigner de la compassion.
En tant qu’êtres humains, nous sommes des animaux sociaux. Nos relations sont importantes. Nos relations avec les autres nous permettent d’apprendre et de grandir. Nous trouvons des liens et du soutien. Nous partageons les hauts et les bas de la vie, nous célébrons nos réussites et nous partageons nos fardeaux. Mais les relations s’accompagnent aussi de défis. Et la façon dont nous nous disputons, nous nous opposons et nous résolvons nos conflits peut avoir des effets à long terme.
Pourquoi les conflits surviennent-ils ?
Les conflits interpersonnels – même avec les personnes que nous aimons et respectons – sont inévitables et incontournables, même dans les relations les plus saines. Même avec les personnes les plus agréables et les plus réfractaires aux conflits. Certains résultent de rancœurs accumulées, d’autres surgissent apparemment à l’improviste. Parfois, ce que nous voulons pour nous-mêmes et ce que quelqu’un veut pour nous ou de nous est à l’origine du conflit. Parfois, les actions ou les paroles d’autres personnes nous font ressentir de la colère, un manque de respect ou de l’incompréhension, ou nos actions ou nos paroles déclenchent ces sentiments chez ces personnes.
Aussi inconfortables et douloureux que puissent être les conflits, l’évitement des conflits n’est pas toujours un choix sain. Dans un article paru en 2021 dans Psychology Today, l’auteur Kari Rusnak, MA, LPC, CMHC, explique : « L’évitement des conflits crée des conflits beaucoup plus importants et des sentiments plus déconnectés dans les relations » : « L’évitement des conflits crée des conflits beaucoup plus importants et des sentiments plus déconnectés dans les relations ». Les désaccords et les disputes sont tout à fait normaux et naturels et peuvent être bénéfiques, car ils nous donnent l’occasion de grandir et d’approfondir nos liens et notre compréhension d’une autre personne.
Comprendre comment gérer les conflits lorsqu’ils surviennent permet de minimiser les blessures et les préjudices et d’établir des liens plus forts et plus authentiques avec les autres.
Colère, blessure et préjudice
Lorsqu’un conflit survient dans une relation, il peut nous faire dévier de notre route. Nous pouvons nous sentir menacés, en danger, non écoutés ou non respectés. Ces sentiments peuvent déclencher la colère – l’aspect fuite de la réaction de lutte ou d’immobilisation. La colère est liée à la frustration et à l’épuisement et au sentiment que quelqu’un ou quelque chose est responsable de notre souffrance. La colère est souvent liée à des événements ou des situations passés dans lesquels nous blâmons les autres, estimons que nous avons fait de mauvais choix ou regrettons des choses qui auraient dû se produire mais qui ne se sont pas produites. Lorsque nous sommes en colère, nous sommes souvent sur la défensive et nous nous empressons de blâmer la personne qui, selon nous, nous a manqué de respect ou nous a fait du mal.
De mal en pis
Lorsque nous sommes en colère, nous pouvons nous retrancher dans nos positions. Les disputes peuvent rapidement dégénérer en blâme, en honte, en rappelant des blessures passées ou en combat direct (le besoin de gagner plutôt que de montrer le moindre signe de compromis). Dans le feu de l’action, il nous arrive souvent d’accuser, de blâmer, de faire honte et de dire des choses blessantes que nous regrettons immédiatement et qui ont un impact négatif durable.
Grandes révélations
Nous avons tous des aspects de nous-mêmes qui nous sont cachés : des préjugés cognitifs, des problèmes non résolus et des défis profondément enfouis. Les personnes que nous rencontrons au cours de notre vie nous renvoient des miroirs qui reflètent ce que nous sommes. Il vous appartient de prêter attention à ce qui ressort des conflits avec les autres. Qu’est-ce qui vous fait perdre votre confiance et votre assurance ? Qu’est-ce qui déclenche votre colère et votre ressentiment ? Qu’est-ce qui vous pousse à vous défendre ?
Les personnes et les situations avec lesquelles nous nous débattons reflètent nos faiblesses et nos vulnérabilités. Si nous sommes attentifs et ouverts à une vision claire de nous-mêmes, ces rencontres mettent en lumière certains des aspects les plus difficiles de notre personnalité. C’est en regardant dans nos coins sombres que nous trouverons des possibilités de guérison et de croissance. Nos réactions de défense – motivées par des sentiments d’indignité, de colère, de peur ou de honte – sont des signaux d’alarme. Ces drapeaux rouges marquent nos proverbiales zones à problèmes, c’est-à-dire les domaines de notre vie dans lesquels nous luttons et avons besoin de travailler sur nos sentiments, nos problèmes et nos défis non résolus.
Notre meilleur et le plus élevé
Lorsque les personnes et les situations nous renvoient des miroirs qui nous montrent nos difficultés, elles nous donnent l’occasion d’apprendre et de grandir. Plutôt que de fuir les émotions désagréables et les débris émotionnels, nous pouvons faire preuve de compassion envers nous-mêmes et envers la personne avec laquelle nous sommes en conflit. Nous pouvons affronter et traiter nos vulnérabilités et nos différences de manière à établir des liens plus forts et plus authentiques avec les autres et à devenir des versions plus élevées et meilleures de nous-mêmes.
4 nouvelles règles pour gérer les conflits
Fixer l’intention : Décidez de communiquer de manière authentique, et de travailler à une meilleure compréhension.
Soyez attentif : Soyez attentif à vos symptômes physiques lorsque vous êtes en pleine dispute. Respirez profondément et calmement pour ralentir votre rythme cardiaque. Essayez d’identifier les sentiments désagréables et les réactions négatives fortes que vous ressentez.
Pratiquez l’écoute active : Plutôt que de composer votre réponse, accordez toute votre attention à l’autre personne. Concentrez-vous sur ce qu’il dit. Ayez de la compassion pour son point de vue et respectez-le, même si vous n’êtes pas d’accord.
Répondre plutôt que réagir : Évitez les pièges de la généralisation, de la culpabilisation ou de la honte. Tenez-vous en aux questions spécifiques qui se posent, plutôt que d’évoquer des expériences passées pour étayer votre position ou gagner un argument.

