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On m’a demandé récemment quel livre d’affaires je recommanderais en cette période de crise du coronavirus pour nous aider en tant que dirigeants.
En parcourant les livres d’affaires que j’ai lus récemment, j’ai redécouvert celui de Wendelin Küpers et David J. Pauleen : A Handbook of Practical Wisdom. Leadership, Organization and Integral Business Practice ( Leadership, organisation et pratique commerciale intégrale). (Gowe Publishing Company, 2013). Ce livre nous dit qu’en raison des limites des « connaissances d’experts et des systèmes professionnels de contrôle », nous devons jeter un regard neuf sur la « sagesse pratique ».
L’idée n’est pas nouvelle. Socrate disait que nous ne sommes sages que dans la mesure où nous sommes capables de reconnaître et d’accepter nos limites. Pour Socrate, il s’agit de la capacité de jugement prudentiel qui permet de négocier des circonstances équivoques et d’agir en vue du bien commun. Le bien commun ! Aristote l’appelait la phronesis: Les sages transmettent leurs connaissances par un comportement et des pensées exemplaires.
La sagesse consiste à agir non seulement dans l’intérêt personnel intermédiaire des entreprises individuelles, mais aussi pour le plus grand bien commun. La sagesse est l’antidote à l’excès de confiance de l’homme, la capacité de supporter et de faire face à l’incertitude. Il ne s’agit pas d’être « intelligent » ou d’avoir une connaissance complète ou exacte d’une situation, mais d’être constamment conscient des limites et des restrictions de la connaissance.
Sagesse pratique
La sagesse pratique consiste à introduire la sagesse dans nos pratiques quotidiennes. Comme le disent les auteurs de ce grand livre, nous faisons l’expérience de l’hubris organisationnel, managérial et politique : manque d’humilité, attitude complaisante, narcissisme.
Ils appellent cela la stupidité fonctionnelle : l’incapacité et/ou le refus d’utiliser les capacités de réflexion, que ce soit dans le secteur économique, dans les affaires, dans la société et dans l’environnement, ce qui entraîne des « pratiques amorales, toxiques et laides de leader et de suiveur ». Ces pratiques ne sont pas viables à long terme.
La sagesse implique une réorientation des significations, des valeurs et des pratiques. L’ouvrage décrit cinq dimensions de la sagesse : la tolérance aux valeurs, la tolérance à l’ambiguïté et à l’incertitude, la vision de soi, la compréhension et la régulation des émotions, l’intelligence fluide et cristallisée.
Il décrit également les quatre domaines de développement personnel qui développent la sagesse : les domaines cognitif, conatif (l’intention d’agir), moral et affectif. Ces dimensions du développement personnel nous font penser aux quatre dimensions de la qualité de vie : la connaissance, le comportement, la motivation et la réflexion.
La sagesse comme pratique
Cet excellent ouvrage propose une approche politiquement éclairée de la « sagesse en tant que pratique » – au-delà d’un sentimentalisme réactif et moralisateur – permettant d’introduire la sagesse dans les pratiques quotidiennes.
Aujourd’hui, nous avons besoin de sagesse pratique. Si nous voulons nous en sortir, nous devons surmonter l’orgueil organisationnel, managérial et politique dont nous avons fait l’expérience par le passé : manque d’humilité, attitude complaisante et narcissisme.
Ce livre se penche sur la réorientation des significations, des valeurs et des pratiques à un moment où le besoin s’en fait cruellement sentir. En tant que dirigeants ou employés, nous ne pouvons pas tout contrôler et nous devons être conscients de l’excès de confiance. Ce livre aide les lecteurs à prendre en compte le bien commun au lieu de penser à leurs intérêts personnels. Quelles sont mes valeurs et comment les mettre en pratique ?
Références
Wendelin Küpers et David J. Pauleen. Un manuel de sagesse pratique. Leadership, organisation et pratique commerciale intégrale. (Gowe Publishing Company, 2013, 226p.)