L’anxiété résultant de COVID-19 est assez répandue. Cette anxiété résulte des dangers qui pèsent sur la santé d’un individu, d’un parent ou d’un ami. En outre, la dislocation économique touche trop d’entre nous : nous pouvons survivre, mais serons-nous capables de nous maintenir financièrement ?
Comment pouvons-nous nous entraider et aider nos enfants ? Dans un article précédent, j’ai évoqué les moyens d’aider nos enfants (Comment les parents peuvent-ils aider leurs enfants pendant la pandémie ? Arrêtez-vous, regardez et écoutez). Dans le présent article, je mets l’accent sur les moyens dont disposent les adultes pour s’entraider.
Les relations sont essentielles pour s’entraider en cas de crise
Douze suggestions pour s’aider mutuellement à maîtriser ses sentiments d’anxiété
- Avant tout, écoutez. Lorsqu’une personne est anxieuse et souhaite partager, elle cherche une oreille attentive. Écouter quelqu’un d’autre peut souvent s’avérer très bénéfique pour le sentiment de maîtrise que l’on éprouve soi-même.
- Ne minimisez pas l’anxiété de votre partenaire, ami ou parent. Ne dites pas quelque chose comme « Il n’y a pas lieu de s’inquiéter ».
- Si votre partenaire/ami/parent rumine sur la pandémie et/ou la quarantaine, permettez-lui d’exprimer la nature de sa peur: sa propre maladie, la maladie d’un parent, la mort, la colère contre les autorités.
- Demandez à votre partenaire/ami/parent s’il/elle est conscient(e) de l’aspect de la situation qui a déclenché l’anxiété ou la panique en ce moment. Par exemple, un événement particulier s’est-il produit ?
- S’il y a un événement particulier, vous pouvez discuter avec votre partenaire/ami/parent de ses émotions par rapport à cet événement.
- S’il n’y a pas d’événement particulier, recommandez à votre partenaire/ami/relationnel d’accepter ce sentiment pour ce qu’il est et d’essayer d’éviter le piège de la rumination. L’acceptation de ses émotions est très utile.
- Discutez avec votre partenaire, ami ou parent de la manière dont son anxiété a diminué ou cessé dans le passé. L’aide a-t-elle été apportée par un événement physique, comme une respiration lente, une gorgée de lait ou de thé, ou par une réévaluation de son point de vue ?
- Aidez votre partenaire/ami/parent à réfléchir aux événements/personnes qui intensifient l’anxiété. Peut-il/elle envisager une approche différente ? Par exemple, renforcez son propre jugement sur la meilleure manière d’aborder les projets d’avenir : les aspects positifs, la manière de gérer les événements négatifs, avec qui s’associer, etc.
- Surtout, n’encouragez pas votre partenaire/ami/parent à réprimer ses émotions négatives, comme la colère. C’est très malsain à long terme. Là encore, il est très important d’accepter ses émotions.
- Promouvoir l’utilisation de mécanismes de défense matures tels que l’humour, s’impliquer dans une tâche ou un projet, promouvoir sa propre créativité, aider les autres(altruisme).
- Favoriser les relations avec des personnes compatibles, que ce soit en personne ou à distance. Nous sommes des animaux sociaux et nous avons besoin d’être en contact les uns avec les autres.
- Le cas échéant, il peut être utile de recommander un professionnel.