La consommation d’alcool peut à la fois être bénéfique et néfaste pour les relations amoureuses. Par exemple, la consommation d’alcool peut être un moyen pour les membres d’un couple de se rapprocher – peut-être autour d’une bouteille de vin – et de partager leur semaine. Cependant, si quelqu’un pense que son partenaire boit trop, cela peut nuire à la relation. Une étude récente1 s’est intéressée à la manière dont la perception d’un problème d’alcool par le partenaire peut être associée à la qualité de la relation chez les étudiants. En outre, les chercheurs ont examiné l’utilisation de stratégies de régulation de la consommation d’alcool, ou les comportements que les gens utilisent pour essayer de changer la consommation d’alcool de leur partenaire (comme crier ou se retirer). Après avoir mesuré leur propre consommation d’alcool (par exemple, le nombre de verres consommés par semaine, le nombre de verres consommés lors des dernières occasions de boire) et la quantité d’alcool qu’ils pensaient que leur partenaire buvait, les participants ont indiqué s’ils pensaient (a) que la consommation d’alcool de leur partenaire était un problème, (b) que leur propre consommation d’alcool était un problème et (c) dans quelle mesure ils essayaient de modifier la consommation d’alcool de leur partenaire. Tous les participants ont également fourni des informations sur la qualité de leur relation (satisfaction, confiance, engagement et capacité du partenaire à répondre à leurs besoins).
🔥 Produits recommandés : Canon EOS R6 II • DJI Mini 4 Pro • MacBook Pro M4
Le fait de croire que son partenaire boit trop est systématiquement associé à une détérioration de la relation. Cette association était plus forte lorsque le participant ne pensait pas avoir un problème d’alcool. En d’autres termes, le fait de croire que son partenaire a un problème d’alcool n’est pas aussi problématique pour la relation si les participants pensent qu’ils ont eux-mêmes un problème d’alcool . Ce résultat est cohérent avec d’autres recherches montrant que les relations se portent mieux lorsque les membres du couple consomment des quantités similaires d’alcool.2,3
Les personnes interrogées dans le cadre de cette étude ont déclaré avoir adopté deux types de stratégies différentes pour faire changer leur partenaire de comportement vis-à-vis de l’alcool. Certains individus punissaient principalement leur partenaire pour sa consommation d’alcool (par exemple, en criant, en le harcelant, en le privant de sexe), tandis que d’autres récompensaient principalement leur partenaire pour sa non-consommation d’alcool (par exemple, en lui suggérant des événements amusants où il ne boit pas, en le félicitant pour sa non-consommation d’alcool). L’association entre le fait de croire que son partenaire a un problème d’alcool et une relation de moins bonne qualité s’explique en partie par l’utilisation de stratégies de punition, mais pas par celle de stratégies de récompense. En d’autres termes, si le fait de penser que son partenaire boit trop est un problème pour la relation, c’est en partie parce que l’on adopte un comportement de punition, mais pas un comportement de récompense. Par ailleurs, si les stratégies de punition sont associées à une détérioration de la relation, ce n’est pas le cas des stratégies de récompense.
Ainsi, si vous pensez que votre partenaire boit trop, l’utilisation de stratégies visant à le punir ne fera probablement qu’accroître votre frustration, ce qui risque d’aggraver la dynamique de la relation et d’entraîner une consommation d’alcool encore plus importante chez votre partenaire (bien que cela n’ait pas été formellement testé). En outre, cette étude montre que, quelle que soit la quantité d’alcool consommée par votre partenaire (ou par vous-même), si la consommation est perçue comme un problème, alors elle est un problème ; il serait bénéfique pour vous et votre partenaire d’avoir une discussion saine sur la quantité d’alcool appropriée et acceptable.
Si vous souhaitez en savoir plus sur notre livre, cliquez ici (ou téléchargez-le ici). Vous souhaitez en savoir plus sur les relations ? Cliquez ici pour d’autres sujets sur la science des relations. Likez-nous sur Facebook ou suivez-nous sur Twitter pour recevoir nos articles directement dans votre fil d’actualité.
1Rodriguez, L. M., DiBello, A. M. et Neighbors, C. (2013). Perceptions of partner drinking problems, regulation strategies, and relationship outcomes. Addictive Behaviors, 38, 2949-2957. doi : 10.1016/j.addbeh.2013.08.028.
2Homish, G. G. et Leonard, K. E. (2007). The drinking partnership and marital satisfaction : The longitudinal influence of discrepant drinking. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 75, 43-51.
3Mudar, P., Leonard, K. E., & Soltysinski, K. (2001). Discrepant substance use and marital functioning in newlywed couples. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 69, 130-134.
4Rodriguez, L. M., Øverup, C. S. et Neighbors, C. (2013). Les perceptions des problèmes d’alcool des partenaires affectent les résultats de la relation au-delà de la consommation d’alcool autodéclarée par le partenaire : Alcohol use in committed relationships. Psychology of Addictive Behaviors, 27, 627-638.

Lindsey Rodriguez, M.A. – Articles surla science des relations
Lindsey s’intéresse au développement d’une perspective dyadique globale pour examiner comment la consommation problématique d’alcool et les processus de relations interpersonnelles interagissent pour influencer divers résultats physiques, émotionnels et relationnels pour les individus et leurs partenaires.
![]()