
Nous savons que la fréquence de l’activité sexuelle, la qualité de la communication pendant les rapports sexuels et les raisons des partenaires d’avoir des rapports sexuels peuvent influencer la satisfaction de la relation. S’il est bon d’embrasser les affres de la passion et d’en parler, ce que vous dites après l’acte sexuel a-t-il une importance ?
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Les conversations intimes qui ont lieu entre partenaires romantiques après l’activité sexuelle sont communément appelées « conversations sur l’oreiller ». Les conversations sur l’oreiller impliquent souvent la révélation de sentiments positifs tels que la validation et l’affection, mais elles peuvent aussi être négatives (par exemple, se disputer ou soulever des plaintes). La chercheuse Amanda Denes, de l’université de Californie à Santa Barbara, a cherché à répondre à la question générale suivante : « Les conversations sur l’oreiller ne sont-elles que des bavardages obligatoires ou peuvent-elles en dire plus sur les relations des personnes concernées?
L’étude1 s’est concentrée sur le « bon » type de conversations sur l’oreiller, c’est-à-dire les révélations relationnelles positives. En raison de la nature constructive de cette communication, l’une des prédictions était que les révélations relationnelles positives après un rapport sexuel (par exemple, « Je t’aime », « Je suis si heureux d’être avec toi ») seraient associées à une plus grande confiance, satisfaction et proximité entre les partenaires. D’un autre côté, ces révélations intimes peuvent s’accompagner du risque d’en dévoiler trop ou d’être rejeté par le partenaire, ce qui pourrait nuire au bonheur de la relation.
L’étude a porté sur un échantillon de 200 étudiants (77 % de femmes, 24 % d’hommes) qui entretenaient actuellement une relation sexuelle, qu’elle soit ouverte ou occasionnelle, ou monogame ou engagée. Dans les deux heures suivant l’acte sexuel, les participants ont rempli un questionnaire en ligne évaluant la nature de l’acte sexuel, les confidences sur l’oreiller (5 questions évaluant la communication après l’acte sexuel, par exemple « J’ai exprimé des sentiments positifs à l’égard de mon partenaire ») et les sentiments à l’égard de la relation. Les résultats des principales questions de l’étude sont présentés ci-dessous :
1. Les révélations positives après un rapport sexuel sont-elles liées à l’évolution de la relation ?
OUI . Plus les personnes s’engagent à divulguer des informations positives sur leur relation après une activité sexuelle, plus leur degré de confiance, de satisfaction relationnelle et d’intimité avec leur partenaire est élevé.
2. Le fait qu’une femme ait ou non un orgasme affecte-t-il ses révélations post-sexuelles ?
OUI . Les femmes qui ont atteint l’orgasme ont fait beaucoup plus de déclarations positives que celles qui n’ont pas eu d’orgasme. En fait, les femmes qui n’ont pas eu d’orgasme se sont engagées activement dans des conversations d’oreiller plus négatives à l’égard de leur partenaire. Il est intéressant de noter que cette tendance s’est maintenue quelle que soit la méthode utilisée pour atteindre l’orgasme, c’est-à-dire que l’effet de l’orgasme sur les révélations a été le même, que la femme ait eu un orgasme lors d’un rapport sexuel ou à la suite d’une autre stimulation.
3. Existe-t-il un lien entre les confidences sur l’oreiller et le statut de la relation ?
OUI. Les personnes qui vivent une relation monogame/engagée (par opposition à celles qui vivent une relation ouverte ou occasionnelle) font des révélations relationnelles plus positives après une activité sexuelle et se déclarent plus satisfaites de leur relation à la suite de ces révélations. En outre, les personnes vivant une relation monogame/engagée regrettent moins leurs révélations. Cela peut s’expliquer par le fait que les personnes engagées discutent régulièrement de leurs sentiments intimes et que les confidences amoureuses sur l’oreiller sont donc appropriées et ne risquent pas d’effrayer le partenaire. Une autre possibilité est que les personnes ayant des relations occasionnelles se concentrent sur l’acte physique plutôt que sur les résultats relationnels, et qu’elles ne partagent donc pas leurs sentiments intimes comme un moyen de développer la relation.
Il est important de noter que l’étude n’a examiné que les associations entre les variables, de sorte qu’il est impossible de dire si les conversations positives sur l’oreiller améliorent réellement la satisfaction de la relation ou si les partenaires dans les relations de haute qualité s’engagent davantage dans ce type de conversation. Dans l’ensemble, il semble que les conversations sur l’oreiller aient le plus d’effets bénéfiques sur la relation lorsque a) leur contenu est positif, b) la femme atteint l’orgasme d’une manière ou d’une autre et c) elles ont lieu dans le cadre d’une relation sérieuse.
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1Denes, A. (2012). Pillow talk : Exploring disclosures after sexual activity « , Western Journal of Communication, 76, 91-108.
Jana Rosewarne – Articles
Les recherches de Jana portent sur les relations étroites et les émotions positives. Elle s’intéresse particulièrement à l’impact des variables individuelles et du comportement interpersonnel sur le bien-être personnel et le fonctionnement optimal des relations.