
La plupart des relations commencent par une rencontre entre des personnes qui ne se connaissent pas bien (voire pas du tout). Mais qu’est-ce qui détermine si une interaction avec un étranger se transformera en amitié, en mariage ou en rien du tout ? Lorsque l’on réfléchit à ce qui prédit la sympathie initiale envers une nouvelle personne, des concepts tels que le statut social, l’attirance et la similarité perçue viennent souvent à l’esprit. Mais un comportement non verbal subtil peut également jouer un rôle important dans l’établissement d’un rapport, qui peut se transformer en une relation sérieuse au fil du temps.
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Beaucoup d’entre nous se souviennent d’interactions avec quelqu’un – peut-être un partenaire ou un ami proche – au cours desquelles nous nous sommes sentis « en phase » avec cette personne : nous avons peut-être ressenti une synchronisation comportementale , ou un sentiment d’harmonie, des mouvements partagés, et nous avons eu l’impression qu’il était facile de parler à cette personne. Une étude1 a examiné le rôle de la synchronisation comportementale dans le processus de formation des relations. Les chercheurs ont jumelé des étudiants du même sexe et leur ont assigné au hasard l’une des deux tâches d’interaction de 20 minutes qui ont été enregistrées sur vidéo en vue d’une analyse ultérieure. La moitié des paires ont participé à une activité visant à « apprendre à vous connaître », au cours de laquelle ils ont posé et répondu à tour de rôle à une liste de questions dont le niveau de révélation ou d’intimité augmentait progressivement (par exemple, « si vous pouviez choisir quelqu’un, qui voudriez-vous inviter à dîner ? »; « partagez avec votre partenaire un problème personnel et demandez-lui son avis sur la manière de le résoudre »). L’autre moitié des paires a accompli une tâche qui n’impliquait pas de divulgation intime (par exemple, faire des modifications sur un article ensemble).
Après leurs interactions respectives, tous les participants ont effectué des mesures de rapport (c’est-à-dire la mesure dans laquelle ils se sentaient bien avec leur partenaire, un sentiment d’engagement mutuel et de l’énergie dans l’interaction). Plus tard, les chercheurs ont évalué les interactions filmées en fonction du degré de « synchronisation » de la paire en examinant leur synchronisation comportementale : c’est-à-dire le degré de mouvement simultané, la similarité du tempo et la coordination/la fluidité présentes. Il est important de noter que les évaluations ont été effectuées avec les vidéos en sourdine afin de s’assurer que les jugements de synchronisation non verbale n’étaient pas affectés par le contenu verbal.
Les étrangers affectés à la tâche « apprendre à vous connaître » ont, sans surprise, ressenti des émotions plus positives que ceux affectés à la tâche (ennuyeuse) de correction d’épreuves. Mais surtout, les participants à la tâche « apprendre à se connaître » semblaient évoluer davantage ensemble comme une unité orchestrée, ce qui expliquait le sentiment d’une plus grande complicité entre les partenaires.
Cette recherche nous apprend que ce n’est pas seulement ce que vous dites, ou même comment vous le dites, qui prédit comment deux personnes s’entendent ; c’est plutôt la façon dont elles s’accordent et s’harmonisent non verbalement2 au cours d’une expérience partagée. L’élément de synchronisation comportementale pourrait être l’une des raisons pour lesquelles nous nous sentons plus proches des autres lorsque nous pratiquons des activités telles que danser sur la même musique.
Les sentiments de connexion qui découlent des mouvements non verbaux partagés peuvent contribuer à donner aux premières interactions romantiques l’alchimie naturelle et sans effort que beaucoup considèrent comme le diagnostic d’une relation qui est faite pour durer.
En résumé ? Synchronisez vos signaux pour réussir !
1Vacharkulksemsuk, T., & Fredrickson, B. L. (2012). Strangers in sync : Achieving embodied rapport through shared movements. Journal of Experimental Social Psychology, 48(1), 399-402. doi:10.1016/j.jesp.2011.07.015
2Pour plusd’informations sur le mimétisme dans les relations, voir un autre de nos articles sur le sujet ici.
Jana Rosewarne – Articles
Les recherches de Jana portent sur les relations étroites et les émotions positives. Elle s’intéresse particulièrement à l’impact des variables individuelles et du comportement interpersonnel sur le bien-être personnel et le fonctionnement optimal des relations.