
Bonjour à tous ! Oui, vous, en train de préparer une omelette élaborée tout en regardant de l’autre côté du couloir votre lit bien fait, le pyjama à rayures de votre partenaire froissé sur votre couette, en vous demandant ce qu’il est advenu du véritable petit-déjeuner des champions. Des chercheurs ont trouvé une partie des réponses dans une étude récente, qui s’est penchée sur le déclin de l’activité sexuelle au cours des relations amoureuses des couples.1 Les participants étaient 2 855 Allemands âgés de 25 à 41 ans qui étaient mariés, cohabitaient ou vivaient dans des maisons séparées. Étant donné que les États-Unis et l’Allemagne partagent des points de vue similaires sur la cohabitation avant le mariage, les résultats pourraient également s’appliquer aux Américains.
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Et maintenant, les conclusions que vous attendiez en saupoudrant de paprika les œufs bleus de la famille ! Grâce à des entretiens personnels annuels menés sur une période de trois ans, les chercheurs ont découvert que la diminution de la fréquence sexuelle était souvent liée au passage à de nouvelles étapes de la relation et à des facteurs de stress pour le couple. Les questions posées lors des entretiens sur les relations amoureuses et la famille ont été complétées par des questions sur la fréquence des rapports sexuels (posées par le biais d’une interface informatique pour favoriser la franchise). Les résultats ont révélé que la fréquence sexuelle était davantage liée à la durée de la relation qu’au fait de vivre ensemble ou d’être marié. En d’autres termes, la fréquence sexuelle des couples a fortement diminué au cours de la deuxième année de leur relation (cinq fois moins par mois qu’au cours des six premiers mois de leur relation), suivie d’une baisse plus lente au cours des deux années suivantes. Contrairement aux attentes des chercheurs, ni l’excitation à l’idée de se marier ni celle d’emménager ensemble n’ont augmenté la fréquence sexuelle des couples. En revanche, la grossesse et le fait d’être parent ont influencé la fréquence sexuelle des couples : les couples ont eu des rapports sexuels moins fréquents pendant la grossesse et au cours des six premières années de la vie de parent. Sans surprise, les relations des couples en dehors de la chambre à coucher ont également influencé leurs relations dans la chambre à coucher. Le fait de maintenir les lignes de communication ouvertes, d’être honnête et respectueux l’un envers l’autre, et de maintenir une intimité émotionnelle a conduit à des rapports sexuels plus fréquents.
La trajectoire des relations sexuelles des couples peut sembler sombre d’après cette analyse ; en effet, il est naturel que l’amour passionné passe à un amour plus compagnon et amical au fil du temps. Cependant, il semble possible, moyennant quelques efforts et de la créativité, que les couples prolongent la lune de miel de leur vie sexuelle en introduisant des éléments nouveaux et excitants dans la chambre à coucher, tels que de nouvelles positions sexuelles, des jouets, des scénarios de jeux de rôle, de l’érotisme et autres, ainsi qu’en essayant simplement de favoriser la communication, le respect et l’intimité émotionnelle.
En fait, d’autres recherches récentes2ont montré que le fait de s’épanouir tout au long d’une relation à long terme en développant de nouveaux passe-temps, intérêts et caractéristiques (tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la chambre à coucher) peut revitaliser la passion romantique. Heureusement, les occasions de vous voir, vous et votre partenaire, sous un jour nouveau se présentent au fur et à mesure que votre vie commune évolue. Par exemple, lorsque les enfants d’un couple ont déménagé et ont eu leurs propres enfants, les membres du couple ont l’occasion de voir comment leur partenaire interagit avec leurs petits-enfants. Selon d’autresétudes3, l’épanouissement personnel peut se poursuivre pendant de nombreuses années au sein d’une relation si les partenaires s’engagent régulièrement dans de nouvelles activités qui les stimulent et les intéressent. Se donner à soi-même et à son partenaire l’occasion de se voir sous un jour nouveau peut contribuer à ranimer l’étincelle qui les a rapprochés et à faire renaître le désir. L’ensemble de ces études suggère qu’une expansion active de soi peut permettre d’entretenir la passion et la fréquence sexuelle dans des relations romantiques à long terme.
1 Schröder, J., & Schmiedeberg, C. (2015). Effets de la durée de la relation, de la cohabitation et du mariage sur la fréquence des rapports sexuels dans les couples : Findings from German panel data. Social Science Research, 52, 72-82.
2 Sheets, V. L. (2014). Passion for life : Self-expansion and passionate love across the life span. Journal of Social and Personal Relationships, 31(7), 958-974.
3 Mattingly, B. A., & Lewandowski, G. W., Jr. (2014). Broadening horizons : Self-expansion in relational and non-relational contexts. Social and Personality Psychology Compass, 8(1), 30-40.
Christine Lavosky – Site web/CV
Christine Lavosky est diplômée de l’Emerson College et utilise sa mineure en psychologie pour développer des personnages complexes et réalistes pour son roman en cours ainsi que pour sa non-fiction créative. Elle s’intéresse particulièrement aux phénomènes psychologiques qui entrent en jeu dans les relations amoureuses et les traumatismes et utilise des études empiriques et des recherches sur ces sujets pour alimenter sa fiction.
Lindsey Beck – Articles | Site web/CV
Les recherches du Dr Beck portent sur la manière dont les gens nouent et développent des relations étroites, notamment sur les raisons pour lesquelles certaines personnes – mais pas d’autres – choisissent d’éviter des situations qui les aideraient à nouer des relations, sur la manière dont les partenaires demandent et offrent un soutien au fur et à mesure qu’ils nouent des relations, et sur la manière dont les couples réagissent aux situations stressantes dans les relations nouvellement nouées.