Santé mentale dans les collèges et COVID-19

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Ce billet a été rédigé en collaboration avec Jennifer Melcher, responsable de la santé mentale dans les établissements d’enseignement supérieur, de la division de psychiatrie numérique du BIDMC.

La santé mentale des étudiants reste une préoccupation croissante sur les campus universitaires. Les étudiants connaissent des taux élevés de dépression, d’anxiété et d’idées suicidaires, et les données récentes des CDC révèlent que ces tendances ne font que s’aggraver pendant la pandémie de COVID-19. 62,9 % des répondants à l’enquête âgés de 18 à 24 ans (en âge de fréquenter l’université) répondaient aux critères d’un trouble anxieux ou dépressif et 25,5 % des répondants ont déclaré avoir sérieusement envisagé de se suicider au cours des 30 derniers jours. Les établissements d’enseignement supérieur qui, auparavant, avaient du mal à répondre à la demande de conseils en face à face sur le campus sont désormais confrontés au défi de soutenir la santé mentale des étudiants à distance. Il existe un besoin évident de technologies numériques évolutives pour soutenir la santé mentale des étudiants, mais même aujourd’hui, les ressources proposées par les établissements d’enseignement supérieur peuvent ne pas correspondre aux besoins des étudiants.

Nos recherches

Nos recherches auprès des étudiants ont porté sur 1) ce que les universités proposent comme ressources à distance, 2) ce que les étudiants veulent vraiment, et 3) comment les étudiants interagissent et s’engagent avec les technologies numériques de santé mentale.

Notre examen des technologies numériques de santé mentale actuellement proposées par 60 centres de conseil collégiaux à travers le pays a révélé que les applications étaient l’option la plus populaire pour les collèges à offrir aux étudiants. Cependant, l’analyse par notre équipe des applications proposées par les établissements aux étudiants au printemps 2020 a révélé que les suggestions d’applications des établissements étaient problématiques. Un exemple simple du problème : 28 % des applications suggérées n’étaient plus disponibles et 56 % étaient obsolètes. Les applications suggérées encore disponibles posent des problèmes de confidentialité pour les étudiants, car 39 % d’entre elles n’ont pas de politique de confidentialité et 30 % déclarent partager les données de l’utilisateur avec des tiers. Pour en savoir plus, consultez l’article complet ici.

Les étudiants, quant à eux, ont une idée très précise de ce qu’ils aimeraient voir dans une application de santé mentale et il y a peu de chevauchements avec les offres actuelles. Notre équipe a mené des entretiens avec 100 étudiants et a trouvé les quatre caractéristiques les plus recherchées, à savoir la gratuité, la sécurité, la personnalisation et la crédibilité de l’application. Les étudiants sont soucieux de leur budget et attendent de leur établissement qu’il leur fournisse un abonnement à une application payante de santé mentale ou qu’il leur suggère des ressources gratuites. La confidentialité des données est également au cœur des préoccupations des élèves, en particulier lorsqu’ils communiquent des informations psychiatriques sensibles à une application de santé mentale. Les applications qui n’inspirent pas confiance sont rapidement délaissées. Les étudiants souhaitent également des applications personnalisables et autonomes.

Enfin, les étudiants veulent des informations crédibles. Il existe plus de 10 000 applications liées à la santé mentale sur l’App Store et les étudiants savent bien que n’importe qui peut créer une application et la rendre accessible au public sans trop de difficultés. Pour s’assurer qu’ils investissent leur temps dans quelque chose qui leur conviendra, les étudiants veulent voir des recherches ou une affiliation institutionnelle pour inspirer la confiance et la crédibilité. Notre équipe a créé la base de données MIND (mHealth and Index and Navigation Database ) pour faire le tri parmi ces applications. Pour en savoir plus sur nos entretiens avec 100 étudiants et sur leurs préférences en matière d’applications, consultez l article complet ici.

John Torous
Les élèves veulent utiliser des applications gratuites, sécurisées, personnalisables et étayées par des recherches.
Source : Auto

Prochaines étapes

Les applications ont traditionnellement été proposées comme des outils d’auto-assistance, mais elles peuvent potentiellement servir d’outil clinique dans les centres d’orientation des universités, afin que ces dernières puissent atteindre et soutenir les étudiants éloignés. Il existe de nombreuses façons d’utiliser les applications dans le domaine des soins, et nous proposons notre propre clinique numérique comme l’un des nombreux modèles. L’une des façons de rendre les applications plus utiles est de les considérer non seulement comme des outils permettant de proposer des interventions, mais aussi comme des outils permettant de recueillir des informations sur la santé mentale. Le phénotypage numérique implique l’utilisation de la technologie des smartphones pour collecter des données passives à partir des capteurs du téléphone (par exemple, le nombre de pas ou les données sur le sommeil) et des données actives à partir des interactions de l’utilisateur avec le téléphone (par exemple, répondre à des enquêtes sur l’anxiété).

Ensemble, les données passives et actives peuvent aider à offrir une image en temps réel de la façon dont les pensées, les comportements et l’environnement ont un impact unique sur la santé mentale de chaque personne. Cela peut contribuer à une santé mentale plus personnalisée et plus préventive, ce dont la santé mentale au niveau collégial est prête à bénéficier. Notre clinique numérique utilise cette approche, personnalisée en fonction des préférences et des besoins de nos patients, y compris les étudiants. Notre examen des recherches existantes sur le phénotypage numérique chez les étudiants a montré que cette technique est tout à fait réalisable et particulièrement bien adaptée aux étudiants, et offre de nombreux exemples de la manière dont cette nouvelle approche des soins peut être utile.

John Torous
Technologie et soins
Source : John Torous

Pour en savoir plus et prendre contact avec la Division de la psychiatrie numérique.