L’éloignement familial : Ce que vous attendez d’une thérapie

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THE BASICS

Points clés

  • Les séparations familiales peuvent être extrêmement douloureuses, ce qui pousse de nombreuses personnes à suivre une thérapie.
  • Il existe très peu d’études sur ce qui est utile ou non pour les personnes confrontées à l’éloignement.
  • Les chercheurs ont identifié trois approches thérapeutiques utiles (et trois moins utiles) pour les clients confrontés à l’éloignement familial.

Les liens familiaux sont considérés comme indéfectibles et permanents, voire sacrés. Pourtant, ces dernières années, il est apparu que les enfants et les parents adultes choisissaient de plus en plus souvent de n’avoir qu’un contact minimal, voire aucun contact, avec leur famille.

Comme les séparations familiales vont à l’encontre de ce que nous attendons de ceux avec qui nous sommes censés être le plus proches, elles peuvent susciter des sentiments de perte, de tristesse, de chagrin et de stigmatisation.

Il n’est pas surprenant que de nombreuses personnes séparées cherchent à suivre une thérapie pour faire face à leur détresse. Mais qu’est-ce qui est le plus utile et le plus inutile pour les personnes séparées dans le cadre d’une thérapie ?

Cette question a fait l’objet d’une étude menée par la psychologue Lucy Blake de l’université de l’ouest de l’Angleterre. Pour ce faire, elle et son équipe ont recruté des participants appartenant à Stand Alone, une organisation britannique qui apporte un soutien aux personnes éloignées d’au moins un membre clé de leur famille. L’équipe a remis aux personnes interrogées un questionnaire comportant deux questions ouvertes :

  1. Quel type d’aide et de soutien externe avez-vous trouvé particulièrement utile ou utile ?
  2. Quelles sont les réactions d’aide et de soutien extérieurs que vous avez trouvées inutiles et/ou blessantes ?

Une fois ces questionnaires remplis, Mme Blake et son équipe ont procédé à une analyse thématique des données.

Qu’ont donc découvert les chercheurs ?

Les résultats ont été frappants. Vous trouverez ci-dessous un aperçu des expériences utiles et inutiles en matière de conseil.

Expériences utiles en matière de conseil

1. Se sentir soutenu

Les participants ont le plus souvent estimé que leur thérapeute les soutenait. En particulier, ils se sont sentis soutenus dans leurs décisions concernant l’éloignement plutôt que de leur suggérer d’adopter une autre ligne de conduite. Cela était particulièrement vrai lorsqu’il s’agissait de choisir d’initier ou de poursuivre un éloignement ou de tenter de se réconcilier avec les membres de la famille dont ils étaient séparés.

2. Développer la perspicacité et la compréhension

Les participants ont également estimé que le conseil leur avait permis de mieux comprendre les schémas familiaux. Les personnes interrogées ont déclaré que le processus de thérapie leur avait permis de « donner un sens » à leur situation familiale et de « l’accepter ». Cela leur a permis de mieux comprendre leur histoire personnelle, ainsi que la nature et la qualité des relations familiales.

3. Aller de l’avant

Les participants ont également estimé que l’apprentissage d’outils et de stratégies dans le cadre de la thérapie était bénéfique. Le plus important était de trouver des moyens efficaces de maintenir des limites saines et appropriées avec les autres, d’améliorer l’estime de soi et la valeur personnelle, de s ‘affirmer davantage, d’exprimer ses besoins personnels et de s’assurer qu’ils sont satisfaits, d’améliorer les compétences relationnelles et de faire face au chagrin et à la perte.

Expériences inutiles en matière de conseil

1. Sentiment de manque de soutien

Les répondants ont estimé que les thérapeutes qui les poussaient à arriver à une conclusion spécifique ou à se sentir d’une certaine manière n’étaient pas utiles. Plus précisément, les répondants ont rencontré des thérapeutes qui leur ont donné des conseils spécifiques pour pardonner avant qu’ils ne se sentent prêts ou capables de le faire, pour prendre des médicaments, pour accepter qu’une relation ne puisse pas changer, pour commencer à s’éloigner et pour aller de l’avant avant qu’ils ne se sentent prêts.

L’ESSENTIEL

2. Faire l’expérience d’obstacles et de blocages

De nombreux participants ont évoqué la difficulté de trouver un thérapeute qui leur convienne. C’était un processus long et difficile, fait d’essais et d’erreurs.

Un participant a fait part de son expérience : « un bon [conseiller] m’a aidé à devenir plus fort mentalement et physiquement et à mieux me concentrer, alors que deux mauvais conseillers m’ont fait sentir que je n’avais aucune valeur et que j’étais un fardeau pour eux – j’ai trouvé cela très préjudiciable et cela m’a fait reculer ».

3. La stagnation

Les personnes interrogées ont estimé que si la thérapie n’encourageait pas l’évolution vers une solution ou une résolution, elle n’était pas utile. Beaucoup ont le même sentiment qu’au début de la thérapie et se concentrent trop sur le passé et pas assez sur l’avenir.

Comme l’a indiqué un participant, les « discussions interminables sans suggestions concrètes » n’ont pas été utiles.

Réflexions finales

Les séparations familiales peuvent être émotionnellement déchirantes. En plus des résultats décrits ci-dessus, les répondants apprécient les thérapeutes qui ont une expertise spécifique en matière de séparation familiale. Les cliniciens qui ont adopté des mythes et des idées sur la famille, comme le fait que les mères sont toujours aimantes et qu’il est toujours préférable d’être proche de sa famille, ont été décrits comme peu utiles. Comme on le dit souvent dans le monde de la thérapie, ces clients veulent que leurs thérapeutes les rencontrent là où ils sont. Pour eux, cela a fait une différence positive et vitale.

Pour trouver un thérapeute, veuillez consulter l’annuaire des thérapies de Psychology Today.

Références

The Counseling Experiences of Individuals Who Are Estranged From a Family Member (Les expériences de conseil des personnes séparées d’un membre de leur famille). Lucy Blake, Becca Bland, Susan Imrie. Family Relations : Interdisciplinary Journal of Applied Family Science. Volume 69, numéro 4. Octobre 2020. Pages 820-831.