Consommation d’alcool et psychologie positive

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Points clés

  • L’alcool peut faire partie d’une vie saine, mais seulement s’il est consommé avec modération et de manière réfléchie.
  • Les forces de caractère que sont la prudence et l’autorégulation peuvent aider les personnes à contrôler la quantité d’alcool qu’elles consomment et les raisons pour lesquelles elles boivent.
  • Le fait d’adopter une perspective à long terme et d’être intentionnel peut également aider une personne à modérer sa consommation d’alcool.
 Mathew Schwartz/Unsplash
Source : Mathew Schwartz/Unsplash

Un lecteur de mon récent article intitulé « Boire vertueusement : Pourquoi buvez-vous ? » m’a demandé des conseils plus pratiques que les questions de réflexion que je proposais dans cet article. Certains travaux sur les vertus dans la perspective de la psychologie positive sont particulièrement utiles à cet égard.

De nombreuses vertus sont liées à la raison pour laquelle nous buvons et à la quantité que nous buvons.

Je me concentrerai ici sur la prudence et l’autorégulation, toutes deux classées comme « forces de la tempérance » par Martin Seligman et Christopher Peterson dans leur livre Character Strengths and Virtues.1

Peterson et Seligman décrivent ainsi la personne prudente (p. 478) :

  • Ils réfléchissent et planifient leur avenir.
  • Ils résistent à leurs impulsions autodestructrices et poursuivent des activités bénéfiques, même si elles n’ont pas d’attrait immédiat.
  • Ils sont réfléchis, délibérés et pratiques dans leur vie de tous les jours.

L’autorégulation est une vertu étroitement liée et est définie par Peterson et Seligman comme « la manière dont une personne exerce un contrôle sur ses propres réponses afin de poursuivre des objectifs et de respecter des normes » (p. 500).

Ces forces de caractère sont pertinentes à bien des égards pour notre consommation d’alcool.

J’ai abordé les aspects délibérés et réfléchis de la prudence dans mon article précédent. Il existe de nombreuses façons pratiques de faire le lien entre la réflexion sur son avenir, la résistance aux impulsions autodestructrices et la persévérance dans les bonnes activités et notre consommation d’alcool. Prenons l’exemple de la façon dont notre tendance à boire excessivement (8 verres ou plus par semaine pour les femmes, 15 verres ou plus pour les hommes) peut nuire à notre santé à long terme. Selon les CDC, une consommation excessive d’alcool peut entraîner toute une série de problèmes de santé chroniques, notamment l’hypertension artérielle, les maladies cardiaques, les maladies du foie, les accidents vasculaires cérébraux, l’affaiblissement de l’immunité, les troubles cognitifs et les problèmes sociaux.

Il est prudent non seulement de penser à ces résultats négatifs potentiels d’une consommation excessive d’alcool à long terme, mais aussi de les prendre en compte et de faire des choix en conséquence. J’ai une cinquantaine d’années et je réfléchis déjà à la manière dont j’aimerais passer mon temps à la retraite. Je veux continuer à lire beaucoup et à écrire d’autres livres. Je veux être physiquement active et pouvoir suivre mes futurs petits-enfants. Et je veux pouvoir voyager et profiter de ces années avec ma femme. J’apprécie également le bon bourbon, le rhum, le vin et la bière, mais pour atteindre mes objectifs à long terme, je dois limiter ma consommation d’alcool.

En gardant à l’esprit nos objectifs à long terme, il est plus facile d’exercer l’autorégulation à court terme. L’adoption d’une perspective à long terme est utile dans tous les domaines de la vie où nous essayons de cultiver l’autorégulation ou la maîtrise de soi. Nous sommes plus à même de résister à nos impulsions immédiates ou de conserver nos bonnes habitudes lorsque nous avons une vision à long terme, car cela nous rappelle ce que nous apprécions vraiment et ce que nous attendons de la vie.

Il est facile de boire plus de 15 verres par semaine, comme le mesurent les CDC. Je constate donc que je dois faire preuve de plus d’attention à cet égard. Certains d’entre vous se reconnaîtront peut-être dans ce constat. En pratique, que pouvons-nous faire ?

Voici quelques suggestions à prendre en considération :

  1. Tenez un journal de votre consommation d’alcool, comme vous le feriez pour un journal alimentaire dans le cadre de certains régimes. Vous pourriez être surpris par la quantité d’alcool que vous consommez au cours d’une semaine. Une simple prise de conscience peut suffire à favoriser le changement. Une fois que vous avez atteint votre limite pour la semaine, ne buvez plus jusqu’au début de la nouvelle semaine.
  2. En règle générale, limitez-vous à une consommation modérée d’alcool par jour. Cela signifie deux verres ou moins par jour pour les hommes et un verre ou moins pour les femmes.
  3. Faites un jeûne alcoolique de 30 jours. Je l’ai fait il y a quelques années dans le cadre d’un régime alimentaire et d’un plan de nutrition, et cela m’a été très bénéfique.
  4. Trouvez un substitut occasionnel à l’alcool. J’ai tendance à boire un verre ou deux tard le soir, et c’est devenu une habitude. Une chose qui m’aide est d’avoir une alternative prête à l’emploi, soit un mocktail, soit une autre boisson non alcoolisée.
  5. Il existe de nombreuses autres façons de limiter sa consommation d’alcool ; soyez créatif et trouvez ce qui vous convient. Un de mes amis ne boit jamais pendant plusieurs jours consécutifs et limite sa consommation les jours où il boit. Faire de l’exercice régulièrement peut renforcer notre maîtrise de soi et nous inciter à faire plus attention à ce que nous mangeons et à ce que nous buvons. Il peut également être utile de fixer un moment de la journée où l’on ne peut pas boire au-delà de cette heure.

Comme beaucoup de choses, l’alcool peut faire partie d’une vie bonne, épanouie et heureuse. Mais lorsque nous buvons pour de mauvaises raisons ou en trop grande quantité, cela peut nuire à notre santé et à notre bonheur. Si nous pouvons être intentionnels, réfléchis, prudents et faire preuve de maîtrise de soi, l’alcool peut avoir la place qui lui revient dans notre vie.

Remarque : les conseils que je donne ici ne s’adressent pas à une personne alcoolique ou en voie de guérison, mais plutôt à une personne qui souhaite simplement exercer un meilleur contrôle sur sa consommation et s’assurer qu’elle n’entrave pas sa santé physique, psychologique ou spirituelle.

Références

Christopher Peterson et Martin Seligman, Character Strengths and Virtues (Oxford University Press, 2004).