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Ce qui compte, ce n’est pas ce qui arrive à un enfant, mais la façon dont un parent l’aide à y faire face. Sauver les enfants de la déception et de l’échec crée chez eux un sentiment de droit et une mentalité de victime. Ce sont deux choses dont le monde n’a pas besoin.
Une compilation d’enquêtes nationales réalisées depuis 1986 révèle une tendance de plus en plus marquée des jeunes Américains à se satisfaire de ce qui leur est dû. La tendance à l’éducation par le chasse-neige peut être un facteur contributif. Un parent qui supprime les obstacles sur le chemin de son enfant afin que celui-ci ait un accès sûr à la réussite lui donne les moyens d’agir. L’habilitation prive l’enfant de son auto-efficacité car le message clair du parent à l’enfant est : « Tu n’as pas ce qu’il faut pour réussir par toi-même, alors je dois arranger les choses pour toi ».
Même si le parent dissimule ses manipulations, l’enfant en aura certainement vent à un moment ou à un autre, ce qui peut être dévastateur pour lui. Le fait de recevoir ce message à plusieurs reprises, sous quelque forme que ce soit, peut convaincre l’enfant qu’il est une victime qui a besoin d’un traitement spécial et qui le mérite. Il peut également créer une dépendance et un enchevêtrement dans la relation entre l’enfant et le parent. Un parent qui ne peut tolérer les échecs de son enfant peut être un parent qui ne peut tolérer les siens.
La ténacité, l’audace, le courage, l’humilité et le dévouement sont des qualités que la plupart des parents souhaitent que leur enfant possède car, en fin de compte, ces qualités mènent à la réussite dans la vie personnelle et professionnelle d’une personne. Si un parent donne des moyens à son enfant, il risque d’entraver sa capacité à incarner ces caractéristiques. Cela signifie-t-il que le parent doit être distant et détaché ? Non. Le parent doit-il apporter son soutien, encourager, faire preuve d’empathie et donner des moyens d’action ? Oui. Plus important encore, lorsque l’enfant échoue, le parent doit être là pour lui.
Prenons l’exemple d’un garçon de 9 ans dont le manque de force et de puissance le rend humilié sur le terrain de base-ball. Il est exclu de l’équipe dans laquelle évoluent ses copains. Un parent empathique n’appelle pas l’entraîneur pour lui demander d’emmener l’enfant ou de le soudoyer. Au lieu de cela, un parent peut essayer de se mettre au diapason de ce que ressent le petit garçon. Il y a de fortes chances qu’il souffre. Il est essentiel de faire preuve d’empathie à l’égard de ce sentiment. Le parent doit se souvenir d’un moment où il a été blessé et déçu pour la dernière fois, afin de pouvoir exprimer de manière authentique qu’il comprend ce que ressent le jeune garçon.
« Tu es tellement déçue, chérie. Je comprends. Je le serais aussi. Je suis fière que tu aies essayé. Il a fallu beaucoup de courage. »
Si le petit garçon s’ouvre sur ce qu’il ressent en disant par exemple : « Je ne suis pas fort, maman. Je suis faible. » Le parent doit à nouveau faire preuve d’empathie : « Ça fait mal de ne pas se sentir fort, mon pote. J’ai souvent ressenti cela dans ma vie. Je suis passée du statut de meilleure coureuse de mon équipe à celui de pire coureuse en dernière année de lycée. Ça m’a fait très mal. Je comprends. »
Après plusieurs cuillerées d’empathie, le parent doit encourager et rassurer l’enfant. « Continue, chéri. Tu y arriveras. Je t’aiderai à t’entraîner si cela peut t’aider ».
Parce que le parent comprend vraiment ce que ressent l’enfant et le lui transmet sincèrement, l’enfant se sent compris et moins seul. L’enfant se sent également plus proche de son parent parce que celui-ci le comprend. L’empathie suivie d’encouragements guérit l’enfant et le rend plus fort.
Ce qui compte, ce n’est pas ce qui arrive à un enfant, mais la façon dont un parent l’aide à le surmonter. Les erreurs et les échecs d’un enfant sont autant d’occasions de lui inculquer la résilience et la ténacité. L’empathie et la responsabilisation sont des outils essentiels pour aider un enfant à surmonter une expérience négative. Parmi les autres interventions parentales importantes, citons le fait de toujours valoriser le caractère avant la réussite, de rappeler à l’enfant que le processus est plus important que le résultat et, surtout, que le parent aime l’enfant tel qu’il est, et non ce qu’il réussit.