100 conseils d’édition et de relecture pour les écrivains

L’édition et la relecture sont essentielles à la production d’un texte de qualité.

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Mais où faut-il chercher ? Que faut-il changer ? Cette liste, la plus complète du web en matière de relecture, propose 100 conseils pour donner à votre travail une forme professionnelle.

Le terme d’édition couvre un large éventail de pratiques, allant de la restructuration de documents entiers à la refonte de phrases. La relecture est l’étape finale, lorsque tout est en place et qu’il ne reste plus qu’à vérifier la cohérence du style et les dernières erreurs.

Ces conseils de rédaction et de relecture sont divisés en six sections logiques :

  • Les habitudes
  • Processus pratiques
  • Une vue d’ensemble
  • Édition au niveau de la phrase
  • Formatage
  • N’oubliez pas !

Passons maintenant aux 100 meilleurs conseils de rédaction et de relecture pour les écrivains.

Table of Contents

Habits

La première catégorie, les habitudes, comprend les actions générales que vous devriez effectuer régulièrement pour une révision et une correction efficaces de n’importe quel type d’écrit.

1. Dormir dessus

Lorsque l’on vit depuis longtemps avec un manuscrit, on perd son objectivité. L’édition et la relecture nécessitent un esprit clair et objectif. L’une des façons d’obtenir cet état d’esprit est de dormir sur le manuscrit.

N’essayez jamais de faire toutes vos révisions et relectures en une seule journée. Dormez bien et reprenez votre manuscrit le lendemain. Même s’il s’agit d’un document court que vous avez fini de rédiger en quelques heures, relisez-le le lendemain.

Les erreurs vous sauteront aux yeux.

2. Examiner le document à différents moments de la journée

Je ne suis pas du matin, mais j’ai constaté que j’avais une vision nouvelle de mon travail le lendemain matin. En revanche, si je passe la matinée à travailler sur un document, il peut être utile d’y jeter un coup d’œil le lendemain soir.

En variant ces durées, vous aurez l’impression d’un document différent et vous verrez de nouveaux éléments.

3. Lisez votre texte à haute voix

Lorsque vous lisez silencieusement, vos yeux peuvent sauter sur les mots de la page. Cela signifie que vous pouvez manquer des erreurs ou ne pas vous rendre compte qu’il manque des mots dans vos phrases. Pour vous auto-éditer correctement, vous devez lire votre texte à voix haute et écouter comment il sonne. Votre langue ne dira pas un mot erroné ou manquant, et vos oreilles détecteront l’erreur.

De même, les phrases que vous avez du mal à prononcer à voix haute risquent d’être difficiles à lire pour vos lecteurs. Corrigez ces phrases.

4. Tenir une liste des erreurs

Il est utile de dresser une liste des types d’erreurs d’écriture les plus courantes.

Certains rédacteurs ne font jamais la différence entre « it’s » et « its », ou tapent « effect » alors qu’ils veulent dire « affect ». Si vous commettez régulièrement une erreur, notez-la. Puis, au moment de la révision, recherchez-la à l’aide de la fonction de recherche de votre traitement de texte. De cette façon, vous corrigerez l’erreur et développerez la conscience nécessaire pour la bannir définitivement de vos projets.

5. Garder une liste de mots difficiles à portée de main

Certains mots me posent toujours problème. Je n’arrive jamais à trouver le mot « réminiscence » du premier coup. J’oublie toujours si c’est « modelling ou modeling » ? Pour gagner du temps, dressez une liste des mots qui vous posent problème et gardez-la à portée de main lors de la rédaction.

6. Donner du temps

Certains écrivains consacrent peu de temps à l’édition et à la relecture. L’écriture s’éternise, tandis que la révision et la relecture sont comprimées en quelques heures. Cependant, vous ne pourrez pas déceler les erreurs si vous vous précipitez. Prévoyez beaucoup de temps pour ce processus.

7. Utiliser un guide de style dès le début

Avant de commencer à rédiger, déterminez votre guide de style. Il peut s’agir du guide APA ou MLA ou du Chicago Manual of Style. Votre organisation a peut-être son propre style.

Quoi qu’il en soit, ce guide de style vous aidera à garantir la cohérence de l’orthographe, des majuscules et de la mise en forme dès le départ. Ainsi, vous n’aurez pas à passer des heures à la fin à modifier tous ces éléments.

8. L’imprimer dans une autre mise en page

La mise en page traditionnelle à double interligne et à colonne unique de votre traitement de texte n’est pas la meilleure façon de se relire. Nous y sommes tellement habitués, mais nos yeux doivent suivre des lignes sur une longueur de 6 pouces environ.

C’est pourquoi il est utile de modifier la taille de la mise en page (par exemple, 4 x 8 pouces) ou d’utiliser des colonnes doubles pour raccourcir la largeur d’une ligne. Cela peut vous aider à mieux voir les erreurs.

9. Éviter les distractions lors de la relecture

Les distractions gâcheront votre séance de relecture. Si vous avez un enfant qui court partout ou une conversation entre collègues derrière vous, il est presque impossible de se concentrer.

Trouvez une pièce calme sans accès à l’Internet et au courrier électronique. Le fait de consulter constamment son courrier électronique vous fait sortir du moment de la relecture et il vous faut alors du temps pour vous concentrer à nouveau.

10. Soyez cohérent dans vos changements

Lors de la révision, il arrive que les rédacteurs modifient une partie d’un document, mais pas la totalité. Ils peuvent remplacer les tirets courts par des tirets longs pour les 20 premières pages, puis laisser les tirets courts pour le reste du document.

Soyez cohérent dans les changements que vous apportez – si vous changez le style d’un élément sur la première page, assurez-vous de changer le style d’un élément similaire sur la page 100.

11. Demandez à un ami de confiance de lire vos écrits

Certaines personnes – en particulier les étudiants – semblent penser que l’écriture doit être un acte solitaire. En réalité, vous devriez partager vos projets avec un ami de confiance afin d’obtenir des avis et des suggestions. Dans le monde de l’écriture professionnelle, plusieurs niveaux de révision par différentes personnes garantissent la qualité.

12. Ne modifiez pas votre texte pendant que vous le rédigez

Bien que l’édition soit importante, il est préférable de ne l’effectuer qu’une fois que toutes les idées ont été mises sur la page. Rédigez vos brouillons sans les juger. Ne pensez pas à l’orthographe, à la grammaire ou au style pendant que vous écrivez.

13. Éditer et relire le travail d’autrui

Un moyen de développer votre sens de l’édition et de la relecture est de réviser le travail d’autres personnes. C’est une bonne occasion de nouer une relation avec un collègue rédacteur. Partagez régulièrement vos travaux afin de les améliorer et d’aiguiser votre sens de la révision et de la relecture.

14. Ne pas éditer indéfiniment

Si l’étape du montage est importante, elle n’en est pas moins une étape. Et c’est une étape que vous devez franchir assez rapidement. Ce temps dépend du document. L’édition et la relecture d’un livre de 200 pages prendront beaucoup plus de temps que celles d’un article de 10 pages.

Mais les perfectionnistes parmi nous ne veulent jamais soumettre un texte à un éditeur avant qu’il ne soit absolument parfait. Faites du bon travail, mais sachez quand le confier à votre rédacteur en chef, qui l’améliorera lui aussi.

15. Utiliser le suivi des modifications dans Word lors de l’édition

La fonction de suivi des modifications de Microsoft Word met en évidence toutes les modifications que vous avez apportées au document tout en préservant le texte original. Vous pouvez ainsi revenir à la formulation initiale si vous changez d’avis. Activez toujours cette fonction et vous n’aurez plus peur de modifier votre formulation de façon permanente.

16. Utiliser un stylo rouge pour la relecture sur papier

Lorsque vous saisissez les modifications apportées lors d’une session de relecture, vous risquez de rater certaines suggestions de marquage si vous utilisez un crayon ou un stylo noir. Essayez d’utiliser un stylo rouge, et les corrections vous sauteront aux yeux – il vous sera impossible de les manquer.

17. Lire les bons textes d’autres personnes

De nos jours, les gens ne lisent pas assez, du moins pas d’excellents livres ou articles de magazines. Pourtant, la lecture d’ouvrages de qualité est un moyen de savoir comment modifier son propre travail. Vous découvrirez de nouvelles options pour remanier vos phrases. Vous trouverez l’inspiration pour de nouvelles idées.

18. Lire un bon livre de grammaire

Les livres de grammaire ne sont pas les lectures les plus intéressantes. Mais une révision de temps en temps d’un livre de grammaire vous aidera à développer votre connaissance des erreurs possibles. Cela vous permettra également d’actualiser votre esprit d’édition, en vous rappelant ce que vous recherchez.

19. Engager un professionnel

Si vous êtes très occupé, il n’y a pas de honte à faire appel à un professionnel pour la révision et la relecture. Les professionnels peuvent faire des miracles sur un brouillon. Trouvez un rédacteur approprié en ligne – le coût en vaut la peine.

20. Travailler ce muscle

Trouvez des moyens d’entretenir la force de votre muscle de rédaction et de relecture. Les athlètes professionnels savent qu’ils doivent s’entraîner presque tous les jours pour rester en forme et coordonnés.

Il en va de même pour l’édition et la relecture. Lorsque vous vous éloignez de ces tâches, vous perdez un peu de votre sens de l’erreur. Si vous n’écrivez rien, éditez une page sur le web tous les deux ou trois jours pour rester au top de votre forme.

21. Supposons que l’erreur est terminée

Le premier cas d’erreur spécifique peut être le signe d’autres erreurs à venir. En effet, l’erreur spécifique peut exister partout dans le document. Interrompez votre travail d’édition et sélectionnez la fonction de recherche de votre traitement de texte. Saisissez le mot ou la phrase erroné(e) et recherchez-le(la) dans l’ensemble du document. Eliminez-la complètement avant de continuer.

Processus pratiques

Les processus pratiques suivants sont des actions spécifiques que vous pouvez entreprendre pour améliorer l’efficacité de votre travail de rédaction et de relecture.

22. Modifier à l’écran puis relire sur papier

L’écran d’un ordinateur constitue un obstacle à la relecture. Pour une raison ou une autre, nos yeux et notre cerveau ne perçoivent pas très bien les lettres et les mots sur l’écran.

D’autre part, les erreurs nous sautent aux yeux sur la page imprimée. Il n’en reste pas moins qu’une révision approfondie est un défi sur le papier, où les marques de stylo risquent de faire oublier les phrases proprement dites.

23. Lisez vos phrases dans l’ordre inverse

Repérer les erreurs peut s’avérer difficile si vous avez déjà lu le document plusieurs fois. En effet, votre esprit sait ce qui va suivre (ou du moins, ce que votre cerveau pense qu’il va suivre).

Une astuce pour trouver une nouvelle perspective et voir les phrases sous un nouvel angle consiste à inverser l’ordre : lisez la dernière phrase, puis l’avant-dernière phrase, puis l’avant-dernière phrase, et ainsi de suite.

24. Relisez vos phrases lentement

Lors de la relecture, on a tendance à se précipiter parce qu’on se sent proche de la fin, mais c’est une erreur. Même si l’on voit la fin arriver, il est important de lire lentement. Cela signifie qu’il faut voir chaque mot, digérer chaque phrase. Pensez à relire les phrases deux fois pour vous en assurer.

25. Rechercher un seul type de problème à la fois

Ne vous lancez pas dans la révision ou la relecture en essayant de trouver tous les problèmes en une seule fois. Il est difficile pour notre cerveau de se souvenir d’une longue liste de catégories de révision et de relecture.

Au lieu de cela, faites plusieurs passages dans le document. Par exemple, vous pouvez choisir de ne rechercher que les mots ou la ponctuation. Cette approche vous permet de rester concentré. Si vous recherchez toutes les erreurs possibles en un seul passage, vous risquez de les manquer.

26. Modifier les grandes choses d’abord, les petites ensuite

Évitez de vérifier l’orthographe ou de modifier des phrases au début du processus de révision. Ces micro-aspects de votre écriture ne doivent être revus qu’une fois que vous vous êtes occupé des choses importantes. Il peut s’agir de l’intrigue, de la caractérisation, de l’argumentation, de l’ordre, etc.

Pourquoi se soucier d’un mot mal orthographié alors que vous risquez de supprimer le paragraphe ou de le reformuler complètement ?

27. Academic footnotes and endnotes need love too

In academic papers, like a thesis, the footnotes and endnotes get shunted off to the bottom of the page or the end of the paper. Does anyone really read them?

Likely only the most hardcore scholars care, but that’s enough to make sure they are correct. Given the small font size (usually 9 or 10 point), they can be hard to proofread. Consider increasing the font size just for the proofreading process, and then convert them back to 9 or 10 point.

28. Keep a checklist of elements to review

This is a long list of tips, and surely you’ll forget many of them during the editing process. That’s why it’s important to keep a list of elements to check. Then write a check mark next to each one as you finish it. This creates a sentence of accomplishment.

29. Turn off full justification

When editing and proofreading, turn off the full justification feature in your word processor that pushes text flush up against the right margin. When you use full justification, you can’t see extra spaces (which should be deleted).

Also, you don’t see the lines as unique entities with unique lengths, which affects your editing vision.

30. Use a ruler when proofreading

Our eyes sometimes lose track of where we are on the page, and we see other sentences in our vision. That’s when it’s helpful to use a ruler in the editing process. Place the ruler below the sentence you’re editing – you’ll have perfect focus on those words.

31. Try different software when editing

Microsoft Word is a steady, classic word processor. But maybe you need to freshen up your software and see your document in a different light. That’s when a non-linear word processor is helpful.

The best one is Scrivener. Scrivener allows you to write in chunks and then move those chunks around into a better order – this is great for big picture book editing. And this is just one of its many great features.

32. Re-read your changes

The worst thing you can do when typing in editing or proofreading changes is adding new errors. Usually these are typos as our fat fingers hit the wrong keys. If we’re not careful, we can move on to the next change without noticing the new mistake.

33. Read syllables not words

Longer words have three or often four syllables. It’s easy for your eyes to skip over those syllables, compressing the word down and missing errors (a letter in the middle of the word may be incorrect). On longer words then, slow down and read out each syllable. That way you’ll see if all the parts are correct.

The bigger picture

Ces conseils d’ordre général vous aident à mettre de l’ordre dans vos écrits avant de vous pencher sur les détails les plus subtils.

34. Repérez votre écriture dès le début

Dans l’écriture de fiction, il existe un concept de localisation. Veillez à ce que vos histoires situent immédiatement le lecteur – où sont les personnages ? Si les personnages commencent simplement à parler, sans contexte de localisation, le lecteur se sentira perdu.

Il en va de même pour les écrits académiques ou de recherche. Les gens veulent connaître l’objectif de ces écrits assez rapidement. Donnez-le-leur.

35. Soignez vos présentations

Pour toute introduction à un écrit professionnel, quel qu’il soit, vous devez séduire et attirer le lecteur dès le départ. Il s’agit d’un marché concurrentiel et vous ne pouvez pas attendre. Si vous trouvez que vos introductions n’entrent que progressivement dans le sujet, attirez le lecteur avec une déclaration provocante dans la première ou les deux premières phrases.

36. Faire plus de recherches

Au cours de la phase de révision d’un travail de recherche, il se peut que vous découvriez soudainement une section sous-développée. La solution de facilité consiste à dire au lecteur : « les travaux futurs devraient porter sur X, Y ou Z ».

Mais pourquoi ne pas traiter ces sujets dans votre document ? Pour le rendre plus complet, il faudra naturellement faire plus de recherches. Cela prend du temps, mais cela en vaut la peine.

37. S’assurer que le document possède un dos

La colonne vertébrale d’un texte est un élément qui unifie tous les paragraphes du document, à l’instar de la colonne vertébrale qui vous soutient. La colonne vertébrale peut être un argument dans un travail universitaire ou une intrigue dans un roman. La colonne vertébrale vous aide à décider des éléments à inclure et à exclure.

Sans colonne vertébrale, les travaux universitaires et les romans deviennent des collections aléatoires de recherches et d’intrigues. Assurez-vous que tout ce que vous écrivez est là pour donner du sens à la colonne vertébrale.

38. Découper les parties qui ne fonctionnent pas

Le découpage est un travail difficile car nous sommes souvent attachés à nos écrits. Nous pensons que notre formulation est excellente ou que nos idées sont inestimables. Mais les lecteurs objectifs peuvent ne pas être d’accord.

Ne forcez pas l’insertion de phrases ou d’idées qui ne cadrent pas avec l’argument ou le courant de pensée. Supprimez-les et considérez-les comme l’étincelle d’un nouveau texte.

39. Déterminer si le document a un ton cohérent

Le ton est difficile à décrire, mais il est lié à votre approche en tant qu’écrivain.

Certains auteurs déconcertent les lecteurs en combinant un ton sérieux sur un sujet avec un ton comique. Certains auteurs écrivent de manière informelle alors qu’un ton formel est requis (voir rédaction académique). Le ton doit être cohérent tout au long du document, même dans un roman de 200 pages.

40. Ajoutez des exemples de la vie réelle, tels que des histoires

Les lecteurs aiment que des exemples de la vie réelle expliquent des concepts abstraits. Si vous trouvez que votre texte devient trop abstrait, essayez de trouver un moyen de le relier à la vie réelle. Votre lecteur vous comprendra instantanément.

41. Make sure you have evidence for your arguments

Academic writing and business recommendation reports should contain arguments.

But sometimes writers don’t argue anything – they just present the facts. In these and other kinds of writing, an opinion or argument or point is not enough. Your writing requires evidence from credible sources. This evidence convinces through reason.

42. Affinez vos arguments en reconnaissant votre opposition

Si vous écrivez un texte argumentatif – peut-être un article de blog sur un sujet controversé – il est important de reconnaître les arguments de votre adversaire. Cela vous permet de comprendre ce que l’autre personne dit, puis d’affiner vos propres arguments. Cela vous permet de faire avancer l’argument en incorporant leurs critiques dans votre propre rédaction.

43. Rassembler des parties thématiques dispersées

Dans vos écrits, il est facile de perdre de vue le moment et l’endroit où vous avez dit quelque chose.

Microsoft Word propose une page à la fois sur l’écran, vous pouvez donc écrire sur le même thème à plusieurs endroits dans un long document. C’est pourquoi il est important d’examiner l’ensemble du document d’un point de vue thématique. Voyez si vous abordez les mêmes thèmes à différents endroits. Si c’est le cas, rassemblez-les en une seule section.

Révision au niveau de la phrase

Passons maintenant au micro-niveau de la rédaction : les phrases et les mots. Cette série de conseils vous aidera à remanier les phrases, à les rendre plus serrées et plus claires.

44. Supprimer les verbes morts

Les verbes sont les mots les plus importants d’une phrase. Ils font avancer l’écriture, au fur et à mesure que les personnages de l’écriture font des choses. Mais nous retombons souvent dans les verbes morts – des mots qui n’ont pas de mouvement. Les verbes morts les plus courants sont les différentes formes de « être » : is, are, was, were.

Quelles images ou actions ces formes « à être » évoquent-elles ? Aucune. Elles nécessitent toujours plus de mots pour avoir un sens, elles sont donc intrinsèquement verbeuses. Dans la mesure du possible, remplacez les verbes morts par des verbes forts : courir, frapper, marcher, lancer, etc.

45. Désherber le jardin pour éviter le verbiage et la redondance

Presque tous les écrivains rédigent des premières versions verbeuses. Revenez sur votre projet et voyez si vous pouvez supprimer des mots, des expressions, voire des phrases entières, afin de rendre votre texte plus concis. Cela facilite la vie du lecteur : il va plus vite à l’essentiel.

Il peut être difficile de voir les mots dans votre propre travail. Parfois, il s’agit de petites phrases comme « afin de » ou « le fait que ». Parfois, cela peut ressembler à ceci : « La planche à pagaie est longue en taille (si vous dites qu’elle est longue, il n’est pas nécessaire d’utiliser « en taille »).

(ProWritingAid est un outil exceptionnel pour les écrivains. Consultez cet article sur ProWritingAid pour un aperçu complet).

46. Supprimer les adverbes excessifs

Les adverbes modifient les verbes et sont utiles, mais les écrivains débutants en abusent souvent dans une tentative naïve de description. N’oubliez pas que lorsque vous rencontrez des adverbes, le lecteur doit les relier au sens du verbe. Trop souvent, ce processus devient mentalement ennuyeux. Utilisez les adverbes avec parcimonie.

47. Supprimer les adjectifs poivrés

Comme pour les adverbes, l’excès d’adjectifs ennuie également les lecteurs. Certains auteurs ont tendance à truffer leurs textes de ces petits mots qui modifient les noms. Utilisez les adjectifs pour décrire les éléments qui ont besoin d’être décrits, et non les poignées de porte, les clés, les pneus, etc.

48. Convertir les affirmations négatives en affirmations positives

Un jour, un professeur d’écriture m’a dit d’être positif dans la vie et positif dans l’écriture. Cela signifie qu’il faut essayer d’éviter les déclarations négatives.

Vérifiez que votre manuscrit ne contient pas d’éléments négatifs tels que : « Il n’était pas disponible avant septembre » ou « Elle ne voulait pas sortir avec lui à nouveau ». Vous pouvez les rendre positives en écrivant « Je serai disponible à partir de septembre » ou « Elle sortirait à nouveau avec lui ».

49. Concentrez vos paragraphes

De nombreux brouillons contiennent des paragraphes qui ne sont pas centrés. Chaque phrase successive traite d’un sujet différent, ce qui rend le lecteur difficile à suivre.

Les phrases d’un paragraphe doivent toutes se rapporter à un même point. Souvent, ce point unique est exprimé dans la première phrase du paragraphe (appelée phrase thème). Il peut être utile d’écrire ce point en un seul mot dans la colonne à côté du paragraphe. Examinez ensuite chaque phrase et assurez-vous qu’elle correspond bien au paragraphe. Si la phrase ne correspond pas au sujet, supprimez-la et placez-la dans un paragraphe plus approprié (ou commencez-en un nouveau).

50. Faire des phrases de moins de 15 mots

D’une manière générale, les phrases les plus difficiles à traiter pour le lecteur sont les phrases longues. Une phrase longue de temps en temps est acceptable, mais une succession de phrases longues pèse sur le lecteur. Si les phrases ne dépassent pas 15 mots, elles seront probablement claires.

51. Veillez à ce que la plupart des phrases ne contiennent qu’une seule idée

Les lecteurs ne peuvent pas assimiler plusieurs idées à la fois. C’est pourquoi il est préférable de n’avoir qu’une seule idée par phrase. Le point permet de faire une pause, puis d’énoncer une autre idée dans la phrase suivante. Restez simple.

52. Vérifier la cohérence des temps de verbe

Certains écrivains ont un problème avec les changements de temps de verbe. Une seconde, ils écrivent au présent ; la seconde suivante, ils écrivent au passé.

Cela peut s’avérer difficile parce que le rédacteur peut vouloir créer un sentiment d’action en cours à propos d’un événement passé. Par conséquent, le rédacteur fait des allers-retours incorrects entre les deux temps, car rester dans l’un d’entre eux exige une forte concentration mentale. Pour les nouveaux auteurs, il est préférable de s’en tenir au passé dans la plupart des cas.

53. Cherchez des mots qui se prononcent de la même façon mais qui s’écrivent différemment

Les homophones sont des mots qui se prononcent de la même manière mais qui s’écrivent différemment. Parmi les plus courants, on trouve principal/principe, droit/écrire, courant/courant, brouillon/draught, etc. Lorsque nous écrivons, il est facile pour nos doigts de cracher l’un alors que nous voulons dire l’autre.

L’auteur Bill Bryson a publié un merveilleux ouvrage intitulé Dictionary of Troublesome Words (Dictionnaire des mots difficiles ) qui répertorie un grand nombre de ces mots. Étudiez ces listes de mots et surveillez-les dans vos écrits.

54. Vérifier la cohérence de l’orthographe des noms

Une erreur fréquente au stade de la relecture est l’orthographe incorrecte des noms. L’auteur épelle le nom de la personne d’une certaine manière au début et d’une autre au milieu.

Revenez en arrière et revoyez les noms pour vous assurer qu’ils sont corrects et cohérents dans l’ensemble du document. L’exactitude des noms est un gage de respect pour les personnes.

55. Paraphrasez les citations à moins qu’elles ne soient absolument géniales.

Si votre texte contient une citation du type « Au troisième trimestre, les recettes ont augmenté de 36 % par rapport au trimestre précédent », paraphrasez-la. Il s’agit d’une citation ennuyeuse, et les citations devraient être réservées à un langage fascinant.

56. Veiller à ce que les gens parlent

Quelle que soit la prose que vous écrivez, qu’il s’agisse d’un roman, d’un scénario ou d’un travail universitaire, veillez à ce que des personnes s’expriment à un moment ou à un autre. Utilisez des citations fascinantes ou inventez de superbes dialogues – tout ce qu’il faut pour donner vie à des êtres humains réels. Les lecteurs veulent entendre non seulement la voix de l’auteur, mais aussi celle d’autres personnes.

57. Transformer un langage général en langage spécifique

Les lecteurs aiment les détails. Dans l’écriture, les spécificités se trouvent dans les détails intéressants que vous incluez. Si vous écrivez toujours des généralités (« C’était un homme sympathique » ou « Il faisait très beau cet été-là »), arrêtez-vous et repensez votre langage. Fournissez des détails spécifiques (Qu’est-ce qui rend cet homme sympathique ? Quel temps faisait-il cet été ?).

58. Utiliser les noms plus souvent que les pronoms

Pour éviter les répétitions, les écrivains ont recours aux pronoms (petits mots qui remplacent les noms : il, elle, ils). Mais il arrive que ces pronoms soient surutilisés et prêtent à confusion. Par exemple, si vous décrivez deux hommes dans un paragraphe et que vous mentionnez le pronom « il » (comme dans « il a quitté la pièce »), le lecteur ne s’y retrouvera pas. C’est ce qu’on appelle une référence pronominale erronée. Le fait d’utiliser des noms autant que possible (sans en faire trop) permet d’éviter cette confusion.

59. Variez la longueur de vos phrases

Avez-vous déjà écouté un orateur monotone ? La personne n’arrête pas de parler. C’est ce que ressentent les lecteurs lorsque toutes vos phrases sont de la même longueur. Les bons auteurs mélangent la longueur de leurs phrases pour éviter la monotonie.

60. Utiliser des phrases longues pour les rêves et les moments d’émotion

Plus haut dans cette liste, j’ai indiqué qu’il fallait faire des phrases relativement courtes (15 mots ou moins). Les rêves et les moments d’émotion constituent des exceptions à cette règle. Les rêves et les moments d’émotion se lisent bien dans de longues phrases, car c’est exactement ce qu’ils ressentent : longs, fluides et indéterminés.

61. Être cohérent avec les contractions

Consultez votre guide de style pour savoir si vous pouvez utiliser des contractions. Dans les écrits académiques, des mots comme « it’s » ou « can’t » s’écrivent entièrement comme « it is » ou « cannot ». Certaines personnes estiment que le style contracté est trop informel pour certains types d’écrits.

62. Utiliser des phrases extrêmement courtes pour mettre l’accent sur un point précis

Les phrases extrêmement courtes sont idéales pour insister sur un point précis. Cherchez dans vos écrits des occasions d’ajouter une phrase de six mots maximum pour conclure une partie de votre texte. Les lecteurs n’oublieront pas ce point important.

63. Ne gâchez pas les bons verbes avec un mauvais suffixe

J’ai déjà souligné l’importance des verbes forts, des verbes qui créent des images dans l’esprit des lecteurs. Mais parfois, un verbe fort peut être gâché par une terminaison en -ing. En général, ces mots en -ing se combinent avec un verbe mort, comme was. Au lieu de « Ils couraient vers l’école », qui comprend un excellent verbe, vous ruinez le verbe avec « Ils couraient vers l’école ». Supprimez le -ing et le « were » et vous obtenez une belle phrase qui met l’accent sur l’action.

64. Attention au jargon

Les mots spécifiques à certains domaines ou à certaines activités humaines sont appelés jargon. Le jargon est acceptable si vous vous adressez à un public qui le comprend. Mais il arrive que les auteurs utilisent le jargon pour se mettre en valeurou suggérer qu’ils sont meilleurs que leurs lecteurs. Si vous devez utiliser du jargon avec un public général, expliquez chaque terme dans un langage courant.

65. Répéter des éléments grammaticaux pour un effet poétique

Les grands orateurs savent qu’il n’est pas nécessaire de créer une phrase unique à chaque fois. En fait, la redondance planifiée peut créer un effet poétique. Tous les grands discours de l’histoire de l’humanité ont répété des phrases et des éléments grammaticaux sous-jacents.

Pensez au discours « I have a dream » de Martin Luther King. La seule raison pour laquelle ce discours porte ce titre est que King a répété la phrase « I have a dream » à de nombreuses reprises. En outre, il a également répété des éléments grammaticaux sous-jacents sans répéter les mots exacts. Cette répétition subtile plaît aux lecteurs.

66. Éviter les clichés

Écrire de manière originale est un travail difficile. Il est beaucoup plus facile de se contenter d’écrire de vieilles phrases bien rodées : « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras », « Il pleut des cordes » et « C’est l’as dans le trou ».

Sensibilisez-vous aux clichés en consultant les bases de données de clichés sur le web. Si vous utilisez des clichés, vous vous signalez comme un auteur peu original. Les bons rédacteurs en chef vous verront à un kilomètre (oui, c’est un cliché).

67. Montrer plutôt que dire

Un mantra classique de l’écriture, « montrer, ne pas dire », rappelle aux écrivains de donner aux lecteurs tous les détails de la vue, du son, du toucher, de l’odorat et de la sensation. Il s’agit toutefois d’un travail difficile. Les auteurs débutants préfèrent écrire « Mon chien sentait très mauvais » plutôt que « Mon chien sentait comme une vieille chaussette de sport pleine de sueur ».

Raconter, c’est bien, parfois (c’est ainsi que l’on présente des arguments explicites), mais il faut garder un ratio élevé du côté de la démonstration.

68. Utiliser uniquement « a dit » pour les attributions de citations

Afin d’éviter les répétitions dans les citations de personnages de fiction, de nombreux écrivains terminent les citations par tout autre chose que le vieux verbe fiable « dit ». Ils remplacent ces nombreux « dit » par « il s’est esclaffé », « elle a crié » ou « il a conseillé ». Cependant, ces attributions sont souvent des doublons de sens.

Par exemple, si la citation présente une personne en train de crier et qu’elle se termine par un point d’exclamation, la personne est déjà en train de crier. Tout ce dont nous avons besoin pour l’attribution est « a dit » et le nom de la personne qui l’a dit. Concentrez-vous plutôt sur le sens que vous donnez au lecteur à l’intérieur des guillemets.

69. Supprimer les temps de verbe compliqués

Tout ce dont vous avez besoin pour écrire, c’est du passé simple et du présent simple des verbes : « Ils ont couru », « Ils ont couru », « Le chien a sauté », « Le chien saute », etc.

Mais nous écrivons parfois des temps de verbe compliqués : « Ils ont peut-être couru pour aller au concert », « Le chien aura sauté au moment où j’arriverai ». Ces temps peuvent saisir le sens exact du temps qui entoure l’action, mais ils sont difficiles à traiter.

70. Préférer les noms forts aux noms faibles

De même que certains verbes sont plus imagés que d’autres, certains noms sont plus forts que d’autres. Lorsque vous imaginez le mot « chien », vous voyez dans votre esprit un chien généralisé. En revanche, lorsque vous imaginez le mot « pitbull », vous voyez dans votre esprit un chien très spécifique.

Parcourez vos écrits et recherchez les noms généralistes ou faibles et remplacez-les par des noms spécifiques ou forts. Les noms faibles ont également tendance à avoir des suffixes en -tion, comme la nominalisation, la normalisation et la collecte.

71. Supprimez les grands mots que seule la reine d’Angleterre prononce

J’imagine que la reine d’Angleterre dit des choses telles que « Par la suite, nous ferons les choses différemment » ou « Il y a un cas, cependant, où vous pouvez utiliser la propriété susmentionnée ».

Dans les deux phrases, les grands mots difficiles à prononcer ressortent : ci-après, dans lequel, susmentionné. Vous n’utiliseriez pas ces grands mots dans une conversation avec vos amis et votre famille, et vous devriez donc les supprimer de votre texte au cours de la phase de révision.

72. Écrire principalement à la voix active

S’il est un point de grammaire que vous devriez apprendre, c’est bien la notion de voix active. La voix active décrit une manière simple d’ordonner vos mots. En d’autres termes, vous écrivez d’abord le « faiseur » d’une action, puis l’action et (éventuellement) le destinataire de l’action. Par exemple : « Jean a lancé le ballon » : « Jean a lancé le ballon ». Il s’agit d’une phrase classique à la voix active.

La voix passive, en revanche, est plus compliquée, ce qui la rend plus difficile à lire. L’ordre des mots à la voix passive serait le suivant : « La balle a été lancée par Jean ». Cela nécessite plus de mots et place le « faiseur » de l’action en dernier, ce qui retarde inutilement la lecture. Vous pouvez également écrire « Le ballon a été lancé » pour éviter de dire qui l’a fait. Cette curiosité grammaticale permet aux écrivains d’éviter la responsabilité des actions.

73. Prenez le temps de ne regarder que votre ponctuation

La ponctuation mérite une attention particulière lors de la relecture, mais elle est pratiquement ignorée de nos jours. Prenez un livre de grammaire et passez rapidement en revue les règles de base de la ponctuation avant de relire (indice : regardez les points-virgules, qui sont souvent mal utilisés).

En outre, les traitements de texte formatent souvent le texte collé de manière incorrecte, rendant vos apostrophes plates au lieu d’être courbées. En corrigeant ces petits problèmes, vous développerez votre sens du détail et ferez le bonheur du concepteur de pages.

74. Transformer les fragments de phrases en phrases complètes

Les présentateurs de journaux télévisés parlent souvent par fragments : « Accident de voiture aujourd’hui à Manhattan » ou « Cinq conseils pour une vie saine ». Ce style de titre permet de gagner du temps et de l’espace, mais il n’est pas grammatical. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut jamais utiliser de fragments, mais de nombreux rédacteurs débutants ne se rendent même pas compte qu’ils les utilisent.

Il est important de reconnaître que toutes les phrases ont besoin de verbes (et d’autres choses). Si vous ne l’avez pas fait délibérément, revenez à vos écrits et transformez ces fragments en phrases complètes.

75. Ajouter des mots de cohésion entre les phrases

Dans certains textes, les phrases sont des îlots à part entière. Cela signifie qu’il n’y a pas de « ponts » reliant ces îlots. Vous pouvez améliorer la lisibilité de votre texte en ajoutant des mots de liaison entre les phrases. Une expression de cohésion courante est « En conséquence… », qui relie ce qui précède à l’effet de la phrase suivante.

Le simple fait de répéter certains mots dans plusieurs phrases peut également créer un lien entre ces phrases dans l’esprit du lecteur.

76. Supprimer les métaphores mixtes

Les métaphores peuvent être d’excellents outils pour expliquer des idées abstraites. Elles peuvent également être très mal utilisées si elles sont mélangées à d’autres métaphores. Prenons l’exemple de cette phrase : Le chef cuisinier se tenait à la porte du succès, mais le critique gastronomique a écrasé la montagne de ses rêves. Cette phrase semble artificielle. N’utilisez les métaphores qu’une seule fois et uniquement si elles trouvent un écho auprès de votre public.

77. Variez le choix des mots si vous vous sentez coincé dans une ornière

Tous les écrivains se retrouvent de temps en temps dans une ornière en ce qui concerne le choix des mots. Vous pouvez avoir l’impression d’utiliser toujours les mêmes dix mots. Si vous vous retrouvez dans cette situation, vous pouvez faire deux choses. Tout d’abord, prenez un thésaurus et commencez à apprendre des mots similaires à ceux que vous utilisez couramment. Ensuite, utilisez-les aussi souvent que possible.

Il peut également être utile d’essayer des jeux cérébraux pour améliorer la relecture académique. Lumosity.com propose un jeu cérébral particulièrement intéressant appelé Word Bubbles. Ce jeu demande au joueur, sous la pression d’un compte à rebours de 60 secondes, de former autant de mots que possible à partir d’une ou deux lettres seulement. Cela vous oblige à explorer les recoins de votre esprit pour trouver les mots intéressants qui s’y cachent et qui ne demandent qu’à être libérés.

78. Réfléchissez à votre position dans le débat sur « ils »

Un grand débat pour les rédacteurs porte aujourd’hui sur l’utilisation du mot « ils » pour désigner des noms singuliers. Dans la conversation, de nombreuses personnes appellent un homme ou une femme « ils », ce qui n’a aucun sens grammatical – « ils » est pluriel. De même, une organisation est souvent appelée « ils ». Cependant, de nombreux rédacteurs laissent le mot « ils » en place, arguant que les gens ont pris l’habitude d’utiliser le mot « ils » au singulier ou au pluriel.

De même, de nombreuses personnes transgenres ont demandé à ne pas être appelées « il » ou « elle » mais « ils » (et d’autres nouveaux pronoms). Quelle est votre position dans ce débat – avec les traditionalistes ou les nouveaux venus ?

79. Réorganiser les phrases

Si un paragraphe semble mal ciblé, une solution simple pourrait consister à réorganiser les phrases. Cela permet de mieux faire circuler les idées. Vous découvrirez peut-être que la phrase principale du paragraphe est en fait cachée au milieu ou à la fin.

80. Attention aux mots doubles

Des mots doubles apparaissent parfois dans les brouillons : the, on on, to to. Il semble que ce soit un problème de doigts rapides et de cerveau qui s’emballe.

Si vous relisez un livre, par exemple, Microsoft Word s’occupera de ce problème de mots doubles, si vous utilisez le correcteur grammatical. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez rechercher les combinaisons possibles à l’aide de la fonction « recherche » de votre traitement de texte.

(Si vous souhaitez améliorer votre vitesse de lecture, consultez notre test Jim Kwik Super Reading)

Formatage

Prenez le temps de vous éloigner des mots et des phrases pour réfléchir à l’apparence de votre texte.

81. Rechercher les incohérences de formatage

Tous les paragraphes sont-ils alignés à gauche ou certains sont-ils indentés ? Le corps du texte est-il aligné sur le titre ou insère-t-il un interligne entre les deux ? En nous concentrant sur les mots, nous oublions parfois de rendre la mise en forme cohérente dans l’ensemble du document.

82. Vérifier l’absence de guillemets

Lorsqu’on rédige des citations, il est important de respecter scrupuleusement le texte. Mais les auteurs oublient parfois de terminer la citation par le deuxième guillemet. Vérifiez également si le point se trouve à l’intérieur ou à l’extérieur du dernier guillemet. À l’école, on nous apprend souvent à placer le point à l’extérieur du dernier guillemet, mais la plupart des guides de style recommandent de le placer à l’intérieur du dernier guillemet, même s’il ne figurait pas dans la citation originale.

83. Observez attentivement les apostrophes

Pour une raison quelconque, lorsque vous copiez du texte de certains traitements de texte vers d’autres, la mise en forme des apostrophes est perdue. Elles apparaissent plates, sans la courbe habituelle.

Gardez un œil sur ces apostrophes, car les perfectionnistes peuvent trouver la différence déconcertante dans le document final publié (et un concepteur de pages le remarquera certainement et devra les modifier manuellement).

84. Insérer des titres pour faciliter la lecture

L’article classique de littérature anglaise de premier cycle comporte 6 à 8 pages de texte à double interligne, un paragraphe s’enchaînant avec le suivant. Mais dans la plupart des écrits professionnels, les rédacteurs peuvent améliorer la compréhension en introduisant des titres et des sous-titres. Ces titres et sous-titres peuvent également vous aider. Ils fournissent une représentation visuelle du plan du document. Vous savez toujours où vous en êtes.

85. Put numbers into graphs, charts, and tables

If you’ve got sentences and sentences of numbers, consider turning them into visuals. Graphs, charts, and tables are easier for the reader to process than full sentences of numbers, particularly if you’re trying to explain a trend.

86. Be consistent with capitalization

Writers may forget their own capitalization rules as they move through a document. I’ve seen students, for example, capitalize the word “University” and then fail to capitalize it later.

Decide early on in your writing – perhaps with the help of a style guide – just what needs capitalization and what doesn’t. It’s not a simple answer. If you don’t have a style guide on hand, just be consistent with capitalization, particularly in headings and subheadings.

87. Remove two spaces after the period

Back in the days of typewriters, and then dot-matrix printers, writers were recommended to add two spaces after the period at the end of the sentence. But with the advent of computer desktop publishing programs, this two-space rule became annoying – it messed up the automatic character spacing of the software.

Use just one space after a period. The APA style guide does recommend two spaces, but this is unusual in the publishing business.

88. Be consistent with your hyphen style

Il s’agit d’un petit point qui agace les concepteurs de pages : l’incohérence du style des traits d’union ou des tirets. Les traits d’union sont généralement de très petits tirets joignant des mots, comme « longtemps ». Les tirets sont un peu plus longs : -. Le tiret Em est le plus grand : -. Consultez votre guide de style pour savoir lequel utiliser.

N’oubliez pas !

Une fois que tout est en place, il est temps de s’occuper des derniers détails. Les rédacteurs oublient souvent ces tâches dans la hâte de terminer.

89. Vérifier l’orthographe à la fin

Le correcteur orthographique est une fonctionnalité présente dans tous les traitements de texte, mais de nombreuses personnes ne prennent pas la peine de l’utiliser.

Oui, le correcteur orthographique indique parfois qu’un mot est mal orthographié alors qu’il ne l’est pas. Mais vous devriez au moins effectuer une dernière vérification orthographique et évaluer les mots signalés comme incorrects. Cela peut prendre du temps sur un long document – et c’est probablement la raison pour laquelle de nombreuses personnes ne se donnent pas la peine de le faire – mais cela peut permettre de trouver les quelques dernières erreurs qui vous ont échappé.

90. Épreuve des tableaux

Lorsque vous vous concentrez sur les paragraphes du corps de texte, vous pouvez oublier les tableaux. Examinez attentivement les titres, les descriptions et les sources des tableaux. Les erreurs se cachent souvent dans les petits caractères sous le tableau.

91. Vérifier les faits dans votre travail

Parfois, nous nous concentrons tellement sur l’édition et la relecture que nous négligeons la vérification des faits. Les magazines réputés disposent d’une personne qui se consacre exclusivement à la vérification des faits dans les articles des rédacteurs.

Reprenez votre document et repérez les dates, les noms, les statistiques, etc. et comparez-les à la source originale. Il est également important de vérifier que vous n’avez pas sorti le fait de son contexte. Ce travail sauvera votre réputation.

92. Revérifiez vos citations avec la source originale

Il est facile de faire une erreur en tapant les mots d’autrui. Retournez à la source originale et vérifiez votre copie mot par mot. Vous ne voulez pas déformer ce qu’ils ont dit.

93. Veiller à ce que l’écriture soit inclusive

À un moment donné de l’histoire de l’humanité (bien avant les années 1950), les écrivains pouvaient s’en tirer en désignant l’ensemble de l’humanité par le pronom « il ». Avec le temps, les gens ont commencé à se rendre compte que cela excluait les femmes et le terme « ils » est devenu populaire pour désigner un groupe mixte. D’autres formes d’écriture inclusive consistent à utiliser des termes qui respectent les personnes handicapées.

94. Vérifiez si vous avez réellement utilisé toutes les sources

Si vous rédigez un document académique, vous pouvez décider de supprimer un ou deux théoriciens au fur et à mesure. Mais vous oubliez alors de supprimer la citation de votre page de références.

Il est toujours bon, à la fin du processus de révision et de relecture, de parcourir le document et de s’assurer que vous avez réellement utilisé toutes les sources énumérées dans vos références. Supprimez les citations que vous n’utilisez plus.

95. S’assurer que l’on n’a pas copié

Si vous vous référez au travail d’autres personnes, en particulier à des billets de blog, des articles de presse et des travaux universitaires, veillez à ne pas copier la moindre phrase. La reprise d’une phrase de 4 ou 5 mots d’un autre auteur peut donner lieu à des accusations de plagiat.

De nombreux étudiants tombent dans ce piège parce qu’ils ne trouvent pas d’autre façon d’écrire une idée. Transposez toujours les idées des autres dans vos propres mots. C’est plus difficile, mais cela préserve votre réputation.

96. Revérifiez vos références

À la fin des documents académiques se trouvent les références. C’est peut-être à cause de leur emplacement que tout le monde oublie de les relire. Assurez-vous que les noms, les titres et les dates sont corrects. Veillez également à la cohérence de la mise en forme et des majuscules (consultez votre guide de style).

97. Revoir la numérotation des sections

Dans les documents comportant des numéros de section, il est facile de perdre de vue le numéro courant. Cela vous amène à numéroter l’en-tête de section suivant avec le même numéro que le précédent. Lorsque vous avez terminé votre rédaction, comptez les numéros de ces titres.

98. Relecture des titres

Lorsque vous êtes occupé à relire le corps du texte de votre document, il est facile d’oublier les titres. Passez en revue le document une seule fois, en vérifiant uniquement l’exactitude des titres et des sous-titres. Les titres étant naturellement mis en évidence par le lecteur, les erreurs qu’ils contiennent le sont d’autant plus.

99. Revérifier les mathématiques

Pour de nombreux écrivains, les mathématiques ne sont pas leur meilleur atout. En effet, de nombreux rédacteurs choisissent d’écrire parce qu’ils ne veulent pas être confrontés à des chiffres. Toutefois, si vos documents contiennent des données mathématiques, vérifiez-les à deux reprises. Des erreurs mathématiques flagrantes peuvent saper vos arguments et votre crédibilité.

100. Confirmer que les titres du document révisé correspondent à la table des matières.

Après une longue relecture, vous pouvez oublier de revenir au début et de vérifier la table des matières. Vous avez peut-être modifié la formulation des sous-titres ou des chapitres. Procédez à une relecture rapide de la table des matières et assurez-vous que les titres des sous-titres et des chapitres correspondent.

Duncan Koerber a enseigné des cours de rédaction et de communication à des milliers d’étudiants au cours des dix dernières années dans six universités canadiennes. Oxford University Press a récemment publié son manuel d’écriture, Clear, Precise, Direct : Strategies for Writing (2015). Suivez son cours d’écriture de base avec des exercices et des devoirs uniques sur Udemy.com : 7 Lessons for Becoming a Standout Writer at Work or School (7 leçons pour devenir un rédacteur hors pair au travail ou à l’école).