8 mythes sur le féminisme démystifiés

Les mythes sur le féminisme sont omniprésents. Le féminisme a été qualifié de toutes sortes de choses horribles. Les idées fausses perpétuées sur la cause dans son ensemble sont parfois si ridicules qu’il est difficile de comprendre comment elles ont pu voir le jour, sans parler du fait que tant de personnes y croient encore aujourd’hui. Nous allons donc démystifier certains de ces mythes sur le féminisme et expliquer aux gens ce qu’est réellement le mouvement.

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1. Le féminisme est de la misandrie (ou les féministes détestent les hommes)

Et si nous commencions par une définition, puisqu’il semble que la plupart des gens soient confus quant à la signification fondamentale du terme « féminisme » :

Féminisme (nom) – Défense des droits des femmes sur la base de l’égalité des sexes.

Ce mythe ne vaut même pas la peine d’être discuté, pour être honnête, car ce serait un énorme oxymore si une féministe détestait les hommes : quelqu’un qui veut l’égalité ne peut pas détester les personnes avec lesquelles il veut être égal. Certes, on ne peut pas nier la présence de quelques féministes extrémistes qui sont misandristes. Mais il ne faut pas qu’une minorité radicale crée une réputation pour le reste du mouvement.

2. Les féministes ne peuvent pas être féminines

Le féminisme consiste essentiellement à donner aux femmes le choix et l’autonomie sur leur corps, et non à les limiter. Le mouvement féministe s’oppose à la perpétuation de l’idée que les femmes doivent se conformer au concept déformé de la féminité qui est considéré comme socialement acceptable. Mais il ne s’oppose pas au choix d’une femme d’agir ou de paraître comme elle l’entend.

3. Les féministes sont offensées par la galanterie

Contrairement aux idées reçues, toutes les féministes ne vous feront pas un cours sur l’oppression systématique lorsque vous leur ouvrirez la porte ! Ce mythe est souvent utilisé pour prétendre que les féministes ne peuvent pas faire la différence entre la politesse authentique (ou les efforts romantiques) et le pur sexisme déguisé en galanterie. J’apprécie que quelqu’un me propose d’ouvrir une porte, insiste pour me raccompagner chez moi ou me propose de payer mon dîner, à condition qu’il le fasse parce qu’il en a envie, et non parce qu’il se sent obligé de le faire. En même temps, je devrais avoir le droit de lui rendre la pareille si je le souhaite !

4. Nous sommes au 21e siècle, il n’y a donc plus rien à défendre pour les féministes.

Nous avons parcouru un long chemin dans la lutte pour l’égalité des sexes, mais si vous jetez un coup d’œil à n’importe quel média populaire, vous verrez soit le féminisme discuté sous un faux jour, soit la perpétuation de la culture du viol. En d’autres termes, vous verrez le viol, la culpabilisation des victimes, les enfants mariés, la traite des êtres humains, les mutilations génitales, les crimes d’honneur, l’infanticide, la violence domestique, la prostitution forcée et d’autres crimes qui touchent principalement les femmes.

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En outre, les hommes sont également pris pour cible par ces réseaux sociaux, soit en les faisant passer pour des animaux rampants incapables de contrôler leur libido, soit en diffusant des attentes irréalistes et purement préjudiciables qui affectent également leur vie. Le féminisme vise à éliminer ces deux types d’attentes afin de permettre aux hommes et aux femmes de vivre sans objectivation ni oppression.

5. Les féministes ne croient pas au mariage

Il est difficile de comprendre d’où vient ce mythe. Vouloir se marier et fonder une famille avec quelqu’un ne change pas votre point de vue sur l’égalité des sexes. Le mariage et l’égalité ne devraient pas être opposés l’un à l’autre.

6. Le féminisme profite aux femmes au détriment des hommes

Dois-je vous renvoyer à la définition expliquée dans le premier mythe ? Le véritable féminisme vise à libérer à la fois les hommes et les femmes en brisant les normes sociétales qui nuisent à la fois aux hommes et aux femmes. Dans notre société patriarcale actuelle, on apprend aux hommes à être aussi déconnectés émotionnellement que possible parce que cela représente la force ou le leadership. Ces normes ne sont pas seulement malsaines, elles sont aussi un enfermement social et émotionnel. Le féminisme est un soutien, pas une exclusion.

7. Les féministes sont hystériques

Voici quelques mots que vous entendez souvent associés au féminisme : « hystérique », « folle », « féminazi ».

Ces termes ont été lancés aux femmes tout au long de l’histoire afin de les réduire au silence. Ils ne font que renforcer l’idée patriarcale selon laquelle chaque fois qu’une femme se plaint ou élève la voix, elle n’est pas correcte et doit se taire et s’asseoir. Tout ce que les femmes disent est rejeté comme étant trop émotionnel, exagéré ou « hormonal ». Mais ce n’est pas de l’hystérie, c’est du bon sens.

8. Le féminisme est réservé aux femmes blanches de la classe moyenne

Le féminisme a toujours été une cause multiculturelle. Cependant, je reconnais pleinement le fait que les femmes de couleur et les femmes blanches peuvent avoir des priorités différentes lorsqu’il s’agit de savoir ce qui doit être abordé. Nous devrions accepter cela comme faisant partie du mouvement, car les militants féministes d’aujourd’hui sont des femmes et des hommes de toutes origines qui cherchent à lutter contre la discrimination. Si différents groupes sociaux ou ethniques abordent les questions qui les concernent, le mouvement dans son ensemble sera à la fois inclusif et efficace.

Crédit photo : Beyonce & Sophia : Féminisme ou Sexisme ? via chasegod.tv