3 systèmes cérébraux de l’amour : Le désir, l’attraction et l’attachement

Bien que l’amour soit un phénomène complexe et ne puisse être réduit à trois états biologiques du cerveau, il existe des processus neurochimiques clairs qui contribuent aux sentiments amoureux. Bien qu’il ne soit pas appelé « amour », le désir de s’accoupler avec un individu spécifique n’est pas limité aux humains, mais existe chez de nombreuses espèces. La volonté de trouver un partenaire, de se lier et de se reproduire s’appelle le « système d’attraction ». Ce système est constitué de trois voies fondamentales – la convoitise, l’attraction et l’attachement – qui se manifestent à la fois chez les oiseaux et les mammifères (y compris l’homme).1

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1. La convoitise

Les hommes ne pensent-ils vraiment qu’au sexe ? C’est possible. Mais les femmes y pensent aussi. Le désir est notre libido et il est en partie stimulé par les hormones testostérone et œstrogène. La luxure fait référence à une envie ou à un désir qui nous motive à prendre part à une activité sexuelle. Ce désir est présent indépendamment du fait que l’on ait ou non un partenaire sexuel.

2. L’attraction

Bien que nous ne pensions qu’au sexe, nous recherchons et poursuivons des partenaires spécifiques. Ce phénomène est commun à toutes les espèces.

« Je pensais qu’il aurait choisi une femelle plus avenante, maisil ne pouvait pas la quitter des yeux. Il n’a même pas pris la peine de manger, tant il était captivé par ses charmes chauves » (Gladikas, 1995)2 [ « Il » est un orang-outan dans ce passage].

Il s‘agissait manifestement d’un coup de foudre, car elle nageait autour du nouvel arrivant de manière caressante… avec des gestes d’affection » (Darwin, 1871)3 [« Elle » est un canard colvert].

Bien qu’elle soit souvent décrite comme faisant partie de la luxure, l’attirance se distingue de la luxure parce qu’elle implique de concentrer notre attention sur une personne ou un désir particulier. La luxure, quant à elle, est notre libido, c’est-à-dire le besoin sous-jacent de satisfaction sexuelle. L’attirance est aussi en partie motivée par des hormones différentes de celles de la luxure, l’adrénaline, la dopamine et la sérotonine jouant un rôle clé. En fin de compte, la pratique d’une activité sexuelle peut dépendre tout autant de l’attirance individuelle que de la luxure.4

3. Pièce jointe

Chez les oiseaux et les mammifères, les preuves d’un lien d’attachement sont observées lorsque les « couples » s’engagent dans des tâches mutuelles telles que la défense du territoire, la construction du nid, l’alimentation et les tâches parentales.

Le mécanisme de la luxure est différent de celui de l’attachement, car le désir de luxure est omniprésent, mais la formation d’un attachement à long terme à un partenaire sexuel est beaucoup moins fréquente chez les différentes espèces. Les hormones identifiées pour favoriser l’attachement, l’ocytocine et la vasopressine, sont également différentes des hormones impliquées dans le désir et l’attirance.

L’amour, c’est compliqué

Si ces trois systèmes cérébraux interdépendants contribuent à nos sentiments amoureux, ils peuvent aussi agir indépendamment les uns des autres, ce qui signifie qu’une personne peut être attirée par une autre, être attachée à une autre et avoir une relation sexuelle avec une personne pour laquelle elle n’est ni attirée ni attachée.

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1Fisher, H. E. et al. (2006). Romantic love : a mammalian brain system for mate choice », Philosophical Transactions of the Royal Society, 361, 2173-2186. doi:10.1098/rstb.2006.1938

2Gladikas, B. M. (1995). Reflections of Eden : My years with the Orangutans of Borneo. New York, NY : Little Brown and Company.

3Darwin, C. (1871). La descendance de l’homme et la sélection par rapport au sexe. New York, NY : The Modern Library/Random House.

4Beach, F. A. (1976). Sexual attractivity, proceptivity, and receptivity in female mammals. Hormones and Behavior, 7(1), 105-138.

Sara Seabrooke

Sara Seabrooke a obtenu son doctorat en génétique en 2010 à l’Université de Toronto et a suivi une formation postdoctorale à l’Université McMaster en 2012. Pendant son séjour à McMaster, Sara Seabrooke a enseigné la génétique et dirigé un projet de recherche portant sur les gènes neuroprotecteurs de la barrière hémato-encéphalique. En plus d’être président du CCS et du CSO d’Instant Chemistry, le Dr Seabrooke est un scientifique principal chez Inceptum Research and Therapeutics.

Source de l’image : amusingplanet.com  Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...