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Points clés
- L’intelligence émotionnelle et l’intelligence sociale sont des éléments constitutifs de la communication et d’un leadership réussi.
- Les meilleurs dirigeants ont une relation parentale avec leurs subordonnés, dans le meilleur sens du terme.
- Pour devenir un meilleur dirigeant, il faut d’abord s’efforcer de devenir une meilleure personne.
Cette semaine, j’ai eu le plaisir d’interviewer Ronald Riggio, titulaire de la chaire Henry R. Kravis de leadership et de psychologie organisationnelle, et ancien directeur du Kravis Leadership Institute, au Claremont McKenna College, en Californie. Il est l’auteur de plus de 150 publications, dont des articles de recherche et 24 livres dans les domaines du leadership, de la psychologie organisationnelle et de la psychologie sociale, et il est l’un des blogueurs de Psychology Today.
Au cœur d’un excellent leadership se trouve la communication, et la communication commence par l’écoute – l’écouteréelle – de ce que disent, et parfois ne disent pas, les personnes qui vous suivent. La communication verbale est au cœur de l’intelligence sociale, mais la communication non verbale est le fondement de l’intelligence émotionnelle. Lorsque les gens se taisent et ne parlent pas ou ne veulent pas parler, il incombe à l’auditeur de comprendre ce qu’ils ressentent et de trouver un moyen de reprendre la parole.
Le « langage corporel » n’est pas une véritable langue en ce sens qu’il n’existe pas de postures ou de gestes inconscients universels pouvant être traduits de manière fiable. Le langage corporel doit plutôt être considéré comme un point de données et interprété dans le contexte de la conversation, de la culture et de l’individu. Par exemple, de nombreuses personnes ont un visage fâché au repos ; elles ne sont probablement pas fâchées du tout, mais leur anatomie naturelle peut conduire à une interprétation erronée de leurs émotions réelles. De même, les personnes qui semblent naturellement très souriantes peuvent ou non avoir un état émotionnel optimiste sous-jacent.
L’interview de Riggio a été émaillée de résultats de recherche fascinants sur la communication. Par exemple, il a constaté que plus une personne est haut placée dans la hiérarchie, plus ses capacités d’écoute se dégradent. Les meilleurs dirigeants ont une relation quasi parentale avec leurs subordonnés, dans le meilleur sens du terme. Ils se soucient sincèrement de leurs subordonnés et se montrent généreux dans l’écoute, le soutien et le mentorat. Ils comprennent que leurs subordonnés ne sont pas des personnes parfaites avec une vie parfaite et qu’ils ont souvent des problèmes personnels importants, et ils les encouragent à résoudre ces problèmes et à trouver des moyens de ne pas les amener sur le lieu de travail. Les recherches montrent que plus les employés se sentent pris en compte, plus ils s’engagent et sont efficaces dans leur travail.
J’ai interrogé Riggio sur une émotion qui semble très difficile à lire : l’envie. J’ai observé que, bien que l’envie soit une expérience universelle, nous la considérons comme un sentiment honteux ou embarrassant et nous essayons de l’étouffer. Pourtant, il s’agit d’une émotion extrêmement puissante qui peut engendrer des comportements destructeurs. Il a fait remarquer que l’envie et son pendant, le ressentiment, sont souvent exploités politiquement pour créer une dynamique du « nous » contre « eux » qui sous-tend une polarisation dans les communautés et les nations.
J’ai demandé à Riggio ses trois principales recommandations pour devenir un meilleur dirigeant :
- Prenez l’engagement de vous mettre sur la voie du développement pour améliorer vos compétences en matière de leadership. Son nouveau livre, Daily Leadership Development, 365 Steps to Becoming a Better Leader (Développement quotidien du leadership, 365 étapes pour devenir un meilleur leader), est conçu pour être lu sur une table de chevet, avec de brefs aperçus sur les étapes quotidiennes du développement du leadership.
- Envisagez une activité telle que Toastmasters ou des cours d’improvisation, qui peuvent être d’excellents moyens d’améliorer les compétences en communication et d’obtenir un retour d’information et des suggestions de la part de vos pairs.
- Enfin, si vous voulez devenir un meilleur leader, travaillez à devenir une meilleure personne : plus sensible, plus empathique et plus conscient des besoins, des droits et des émotions des personnes qui font partie de votre vie. Le leadership implique des traits de personnalité que l’on ne met pas et que l’on n’enlève pas, mais qui sont l’expression de valeurs et d’habitudes que l’on peut cultiver en soi dans ses relations quotidiennes.
Références
Riggio, Ronald. Daily Leadership Development, 365 Steps to Becoming a Better Leader. Auto-publié, 2020.