L’anxiété liée aux mathématiques est un terme général qui décrit les sentiments de gêne, de peur et de répulsion face à un problème mathématique. Beaucoup d’enfants et d’adultes souffrent d’anxiété liée aux mathématiques dans leur environnement scolaire et dans leur vie quotidienne. Souvent, les enfants s’inspirent de l’anxiété mathématique de leurs parents et deviennent extrêmement prudents lorsqu’ils effectuent des tâches mathématiques à l’école ou dans la vie de tous les jours. Ce que les adultes ignorent souvent, c’est que les phrases imprudentes échangées devant les enfants peuvent contribuer à l’apparition de l’anxiété liée aux mathématiques ou à l’amplification de l’anxiété scolaire que l’enfant peut déjà avoir.
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Voici trois phrases que beaucoup d’entre nous ont entendues en grandissant, et des idées pour les reformuler !
« Je n’ai jamais été bon en maths quand j’étais à l’école.
Pourquoi nous le disons :
Il n’est pas rare d’entendre des adultes qui ont réussi prononcer cette phrase presque avec fierté, comme s’ils disaient : « Je n’étais pas bon en maths, mais j’ai réussi » : « Je n’étais pas bon en maths, mais j’ai réussi ».
Ce que les enfants entendent :
« Même les gens les plus intelligents n’étaient pas bons en maths. Je n’ai aucune chance de réussir ! »
Ce type d’interprétation est particulièrement fréquent chez les enfants qui ont peu confiance en eux sur le plan scolaire ou qui ont une faible estime d’eux-mêmes.
Dites plutôt
« Lorsque j’étais à l’école, je trouvais les mathématiques très difficiles, surtout l’algèbre. Mais je n’ai pas abandonné et j’ai réussi à suivre tous mes cours. »
Cette formulation accentue le fait que les défis ne sont que des occasions de réussir et que la détermination à surmonter ces défis est ce qui permet de réussir plus tard dans la vie. Il s’agit d’une perspective positive qui met également l’enfant dans l’état d’esprit de grandir. Soyez précis sur les défis que vous avez rencontrés. Cela rend votre histoire plus compréhensible pour les enfants.
« Les maths ? C’est trop dur ! »
Pourquoi nous le disons :
Nous exagérons souvent nos propos sans tenir compte du fait que les enfants les comprennent souvent au pied de la lettre. Nous pouvons vouloir dire que les mathématiques sont une matière difficile ou que ce n’est pas notre spécialité directe, ou peut-être même que nous n’avons pas le temps ou l’énergie mentale de nous concentrer sur des projets liés aux mathématiques pour le moment. Parfois, une telle affirmation est destinée à plaisanter ou à briser la glace.
Ce que les enfants entendent :
« Math ! Impossible ! »
Les enfants cherchent intuitivement des modèles chez les adultes qu’ils voient autour d’eux. Renforcer l’idée que « les mathématiques sont trop difficiles à faire » crée un stéréotype selon lequel tout ce qui est mathématique ne vaut même pas la peine d’être abordé.
Dites plutôt
« Math ?! Je suis prêt à relever un bon défi ! »
Cette déclaration crée un sentiment d’excitation et de curiosité au lieu de fermer complètement la porte aux mathématiques. Vous n’avez pas besoin de prétendre que les mathématiques sont faciles pour vous si ce n’est pas le cas. Vous devez simplement faire passer le message que même si une tâche est difficile, il n’y a aucune raison de l’éviter.
« Les maths, ce n’est pas mon truc. C’est réservé aux génies. »
Pourquoi nous le disons :
Il se peut qu’à un moment donné, nous ayons admiré une personne qui était douée pour les mathématiques ou que cette affirmation soit l’expression d’une certaine modestie. Cependant, cette affirmation crée une fausse illusion d' »élitisme » des mathématiques.
Ce que les enfants entendent :
« Je ne suis pas un génie. Les maths, ce n’est pas pour moi ».
On apprend aux enfants à être modestes et il est peu probable qu’ils s’associent au terme de « génie ». Ils en concluent simplement que les mathématiques ne sont censées être accessibles qu’à une « élite » intellectuelle inaccessible à laquelle ils n’appartiennent pas. Cela provoque un sentiment d’isolement qui entrave le développement social et scolaire.
Dites plutôt
« Je connaissais un monsieur qui vivait à côté de chez moi et qui s’est intéressé de près aux mathématiques lorsqu’il était étudiant. Aujourd’hui, c’est un architecte réputé ».
Se souvenir d’une histoire qui personnalise les mathématiques et les mathématiciens pour votre enfant. Faites référence à une personne que vous et votre enfant connaissez bien. Cela permet d’instiller l’idée que les mathématiques sont accessibles à toute personne prête à s’investir.