3 façons de faire briller l’écriture académique

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Points clés

  • La syntaxe est un défi majeur pour de nombreux écrivains.
  • Structurer correctement des paragraphes, en commençant par une phrase thème, est une compétence essentielle pour les écrivains.
  • La cohésion globale d’un texte permet de le faire briller.
Dr. Hal Swindall, used with permission
Dr. Hal Swindall
Source : Dr : Dr. Hal Swindall, utilisé avec permission

De même qu’un futur chirurgien peut étudier la médecine avec aplomb avant d’apprendre que les prouesses académiques ne se traduisent pas nécessairement par un succès avec un scalpel, les chercheurs apprennent souvent que leur succès dans la conduite d’une étude ne se traduit pas nécessairement par un compte rendu bien écrit de leurs résultats. Or, le fait de ne pas être en mesure de transmettre des connaissances importantes de manière efficace nuit à la valeur des résultats.

Heureusement, il y a de l’aide. J’ai fait la connaissance de Hal Swindall, Ph.D., lorsqu’il était le critique de livres officiel de Mensa World Journal. M. Swindall, professeur qui anime des ateliers d’écriture académique, a accepté de nous faire profiter de sa sagesse. J’ai eu le plaisir d’interviewer M. Swindall sur la manière dont nos lecteurs et rédacteurs universitaires peuvent produire les meilleurs comptes rendus de leurs recherches.

Jenny Rankin (JR) : Quel est le premier de vos meilleurs moyens de faire briller les écrits académiques ?

Hal Swindall (HS) : La syntaxe est le premier et le plus important moyen de faire briller n’importe quel type d’écrit. C’est le domaine dans lequel la plupart des locuteurs natifs et non natifs d’une langue sont confrontés au plus grand défi, car l’écriture est la dernière et la plus difficile des compétences que l’on apprend dans sa langue maternelle ou seconde. Ma solution consiste à s’entraîner avec des phrases composées et complexes de base tout en recevant un retour d’information de la part d’un instructeur qui sait ce qu’il fait.

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JR : L’impact de la place de l’écriture dans le développement du langage est très logique. Quelle est la deuxième voie ?

La deuxième façon de faire briller l’écriture est de rédiger des paragraphes. Il s’agit d’une autre compétence de base, mais trop peu d’étudiants la maîtrisent, même au niveau du diplôme supérieur. Rappelez-vous que la rhétorique occidentale procède d’un modèle général à un modèle spécifique, en ligne droite, jusqu’à une conclusion logique ; c’est le cas du paragraphe au niveau du livre. Par conséquent, commencez un paragraphe par une phrase d’introduction indiquant le sujet du paragraphe et probablement votre argumentation sur le sujet. Le milieu d’un paragraphe est le corps du texte, composé de phrases contenant des preuves à l’appui de la phrase sujet. Enfin, il peut y avoir une phrase de conclusion qui énonce les implications du paragraphe pour le lecteur et qui peut également servir d’introduction à la phrase thème du paragraphe suivant.

JR : J’apprécie que vous fournissiez une formule de paragraphe ; c’est une chose à laquelle les rédacteurs universitaires peuvent se référer lorsqu’ils planifient, écrivent et révisent. Qu’en est-il de votre troisième meilleur moyen de faire briller les écrits académiques ?

La troisième est la cohésion globale d’un article, d’un chapitre ou d’un livre, ce qui signifie qu’il existe un modèle linéaire et logique d’argumentation du début à la fin, avec des preuves présentées de manière systématique. Je sais que les cours d’anglais se déroulent généralement du niveau général à la syntaxe, mais je commence par la construction des phrases.

JR : J’aime beaucoup votre approche. Quel est le piège de l’écriture dans lequel vous voyez les universitaires tomber le plus souvent ?

HS : Le plus grand piège pour les écrivains, quels qu’ils soient, réside dans la syntaxe et la cohésion : chaque phrase ne doit pas seulement être grammaticalement correcte, elle doit aussi s’intégrer dans l’argumentation globale pour former un schéma logique avec les autres phrases. Je répète la règle de base de la première année d’anglais selon laquelle un paragraphe possède une unité et une cohésion, ce qui signifie que toutes ses phrases portent sur le même sujet énoncé dans la phrase principale et qu’elles s’intègrent toutes dans un schéma logique pour former une argumentation systématique. Une telle cohérence est plus difficile à obtenir dans les textes plus longs tels que les articles, alors demandez au moins à un ami compétent de lire votre texte ; mieux encore, payez un rédacteur académique professionnel.

JR : Cette règle est un excellent test décisif que les auteurs peuvent utiliser pour vérifier leur travail, et j’aime que vous souligniez la valeur qu’offrent les autres lecteurs. Quelle est la leçon la plus importante que vous ayez apprise sur la rédaction universitaire ?

HS : Au cours de toutes mes années d’enseignement de l’écriture académique et autre à tous, des étudiants de première année de collège aux étudiants diplômés des grandes universités de recherche, la principale leçon à retenir est la tendance naturelle de l’être humain à commettre des erreurs. En effet, les études montrent que les étudiants et les professionnels qui sont conscients du processus qu’ils suivent, de la conception du sujet à la rédaction et à la révision, en passant par la recherche, sont ceux qui obtiennent les meilleurs résultats. Par conscience consci ente, j’entends d’autres termes tels que les compétences métacognitives, l’autocontrôle et l’autorégulation; tous ces termes signifient que l’on contrôle ce que l’on fait pendant que l’on recherche et que l’on écrit. Le chercheur en sciences cognitives Steven Pinker a décrit l’écriture comme une forme d’artisanat, et tout artisanat exige de l’autodiscipline – c’est d’ailleurs le cas pour tout ce qui est bien fait ! Apprendre à réguler soi-même ce que l’on fait tout au long du processus d’écriture nécessite généralement des conseils et un retour d’information de la part d’un instructeur compétent dans un premier temps, et d’une personne telle qu’un éditeur professionnel par la suite ; j’espère croire que je suis les deux à la fois.

JR : La prise de conscience est essentielle à la réussite de l’écriture. En tant que formateur et rédacteur, vous apportez sans aucun doute des éléments clés. Merci pour tout ce que vous faites pour aider les auteurs universitaires à partager leurs connaissances d’une manière qui permette aux lecteurs de les comprendre et de les utiliser.